‹ Mémoires authentiquesChapitre 67 sur 146 · T. IX, p · texte numérisé non relu

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correspondance avec le grand Frédéric, à propos de la capitulation de Closter-Seven, par les deux mémoires justificatifs du maréchal et par quatre lettres de M. de Stainville *. Ces pièces sont bien connues, et leur authenticité n'est pas douteuse ; mais nous verrons que Soulavie, un peu plus loin, est en complet désaccord avec les souvenirs du maréchal lui-même, lorsqu'il l'accuse d'avoir organisé dans les moindres détails la présentation de M"'' du Barry, destinée à renverser M. de Choiseul ^.

Les Mémoires, achevés d'imprimer le 18 décembre 1792, eurent un grand débit ; l'époque était favorable pour un homme tel que Soulavie, et il sut en tirer parti. Toutefois les critiques ne manquèrent point. Je ne parle pas seulement de la rectification que deux commissaires de la Convention le forcèrent à insérer dans sa seconde édition, au nom du diocèse de Sens et de l'archevêque qu'il avait injustement attaqué, mais des protestations que la littérature et l'histoire eurent, une fois de plus, le courage de faire entendre contre l'ami et la créature des Jacobins. L'histoire a été vengée. Soulavie, par le concours des plus heureuses circonstances, avait rencontré une mine inépuisable dans ces archives et ces recueils de tout genre que le dix-huitième siècle avait fait éclore partout. Un écrivain consciencieux n'eût pas manqué, dans ce butin, de faire la part de l'esprit de parti et du libertinage historique : le biographe du maréchal de Richelieu, alliant résolument le vrai et le faux, cherchant de préférence l'imposture et le scandale, la diffama-

1. On doit signaler comme un spécimen de la perfidie des inventions de Soulavie la note de la page 240, où il met en scène l'infante de Parme et fait accuser, par une personne de probité, M. de Choiseul d'avoir 5upprw!e cette princesse. C'est d'ailleurs le prélude d'une suite de chapitres violents dirigés spécialement contre le ministre.

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