‹ Mémoires authentiquesChapitre 71 sur 146 · INTRODUCTION. LXXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXXV

« péchés, embellis du charme de votre style, deviendront « agréables au public. » — Labbé accepta cet emploi avec plaisir, et se rendit plusieurs fois chez M. de Richelieu, qui, toujours occupé de choses différentes, négligea de tenir sa promesse ^ »

Venu après Voisenon, mais plus habile que lui, B. de Laborde se fit communiquer les pièces mêmes, en conserva une partie entre ses mains ^, et continua, après la mort du maréchal, à jouir de ses entrées dans la bibliothèque. Ce fut ainsi qu'il put faire paraître en 1790, dans la collection des Mémoires historiques, un fascicule de 104 pages contenant un certain nombre de lettres du cardinal de Tencin et de sa sœur au duc de Richelieu, au maréchal deNoailles, au Roi, etc. ; lettres authentiques qui existent encore aujourd'hui dans les papiers de Richelieu, mais dont la publication reste incomplète puisqu'elle s'arrête brusquement au milieu d'une lettre du 20 juillet 1743, et que les originaux vont jusqu'à l'année 1757 ^. Une autre partie du dossier devait trouver place dans la Vie privée.

Ce nouveau travail semble réellement avoir eu pour but de rétablir la vérité trop odieusement altérée dans les premiers volumes des Mémoires que Soulavie venait de faire paraître à cette époque. Soulavie seul put voir dans cette publication une concurrence de librairie ; elle lui était d'autant plus sensible que son éditeur ordinaire, Buisson, la prenait sous son patro-

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