‹ Mémoires authentiquesChapitre 77 sur 146 · INTRODUCTION. LXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXXIX

dragonnades, — toutes ces pièces capitales ont été empruntées aux dossiers du maréchal. Leur authenticité ne doit-elle pas entraîner celle des pièces voisines, alors même qu'on n'en connaît point précisément l'origine, comme ces trois lettres de Voltaire au maréchal ' qui cependant n'ont point été reproduites dans sa Correspondance générale ?

Le morceau principal du troisième volume de la Vie privée a eu les honneurs de la reproduction : Fr. Barrière, après avoir intercalé dans son texte de Soulavie « tous les faits intéressants et neufs » des deux premiers volumes, a fait un appendice spécial pour les « Détails des premières aventures de M. le maréchal de Richelieu, faits et écrits par lui-même, pendant son séjour au Languedoc, à M"*" la marquise de M***, etc. » Barrière ajoute : « Ce très curieux et fort original morceau passe, avec assez de vraisemblance, pour être écrit, sinon de la main, du moins sous la dictée du duc de Richelieu. Il règne dans le récit de ces désordres, qu'on pourrait signaler par un mot plus sévère, un air d'aisance, un amour-propre d'auteur, et surtout une perversité de bon ton, qui ne pouvaient appartenir à nul autre qu'au maréchal. »

Nous n'avons aucune raison pour confirmer cette appréciation, ni pour la combattre ; mais les bibliographes modernes attribuent à Faur toute l'invention du morceau dont il s'agit. Quoique le public le connaisse beaucoup mieux que les parties plus sérieuses de la Vie privée, il n'intéresse aucunement l'histoire ; laissons-le donc aux romanciers ou aux dramaturges, si tant est que leurs prédécesseurs n'aient pas fait table rase.

Mais ce dernier volume se termine par une série de pièces plus intéressantes les unes que les autres. Là se trouvent des lettres de Louis XV si reconnaissables à leur style lourd, même

1. Elles sont datées : Lyon, 29 novembre ; Monrion, 26 mai 1757, et le 2 décembre 1775.

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