DU TOME DEUXIÈME
Note a , page 35. Nous n'avons pu nous procurer sur le comte de Modène , dont il est ici question, les renseignemens que nous aurions désirés. Il nous est impossible , conséquemment , de confirmer ou d'infirmer le jugement qu'en porte M. le prince de Montbarey. Nous n'avons point trouvé son nom dans les biographies nouvellement publiées. Mais , puisqu'il faisait partie de la maison de Monsieur, et qu'il y occupait un certain rang , il est difficile de croire qu'il fût dune naissance aussi obscure que veut le faire entendre l'auteur de ces Mémoires ; et tout nous porte à croire qu'il était un des descendans de ce comte de Modène, d'une des meilleures familles du comtat Venaissin, qui fut page dans la maison de Monsieur , frère de Louis XIII , et qui , plus tard, suivit le duc de Guise, lorsque ce prince aventurier alla s'emparer de la couronne de Naples.
Note b , page 3y. M. de Montesquiou fut député de la noblesse de Paris aux Etats-généraux de 1789, et fit partie de la minorité de la noblesse qui se réunit au tiers-état. Pendant la longue session de l'assemblée constituante, M. de Montesquiou fut constamment dévoué au parti populaire , et se distingua par un grand nombre de rapports sur les matières de finances, Lors-
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que les puissances de l'Europe s'armèrent .contre la France , en 1792 , il fut nommé général de l'armée d'Italie , à la tête de laquelle il fit, en peu de jours, la conquête de la Savoie. Frappé d'un décret d'accusation par le comité de salut public , M. de Montesquiou se vit forcé de quitter la France , et , pour sauver sa tête 7 de passer à l'étranger. Il ne rentra dans sa patrie qu'après le règne de la terreur. La ligne politique qu'il a suivie pendant la révolution explique le jugement qu'en a porté M. le prince de Montbarey.