BIBLIOTHECA
AVIS AU LECTEUR
En livrant à la publicité la seconde partie de cet ouvrage, nous devons donner au lecteur quelques courtes explications préliminaires relativement à l'ordre et au classement des matières qu'elle contient. :> L'Autobiographie, intitulée : Matériaux pour servir
^ à l histoire de ma vie publique (composée de trois
^ fragments, dont parle la note de la page 216, tome I),
a , dans la première partie , conduit le lecteur jus- ^ qu'au «commencement de l'ère de paix», en 1815.
^ Ici le manuscrit s'arrête brusquement après quelques
^ réflexions sommaires qui ont trait au règlement et à
l'organisation des affaires intérieures de l'Empire d'Autriche pendant les années 1816 et 1817. Ce n'est que vers la fin de sa carrière que l'auteur a repris la plume pour retracer brièvement la dernière période de sa vie publique , en passant sous silence le long intervalle qui sépare ces deux moments de son existence. Cette grande
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lacune laissée dans l'Autobiographie nous a obligé à changer un peu, clans la seconde partie, l'ordre des matières et à remanier partiellement le Recueil des documents, que nous avons dû grouper d'une manière différente.
En effet, tandis que dans la première partie le Recueil des documents pouvait se rattacher au texte de l'Autobiographie de manière à l'expliquer et à le compléter, ce Recueil ne peut, dans la seconde partie, s'appuyer sur un texte principal. Il faut ici que le Recueil luimême remplace l'Autobiographie et forme le trait d'union destiné à relier la première partie de l'ouvrage au fragment final de l'Autobiographie, que, par suite, il doit précéder. Or, parmi les écrits divers laissés par le prince de Metternich, sa correspondance particulière était évidemment le mieux faite pour assurer la continuité du fil de sa biographie. Nous avons donc, il est vrai, divisé dans la seconde partie le contenu par périodes, afin de rester fidèle à l'ordonnance historique de l'ouvrage entier ; mais dans ces livres eux-mêmes , nous avons toujours mis en tête la correspondance particulière qui se rapporte aux différentes périodes, vu qu'elle est surtout intéressante au point de vue biographique , et nous avons fait figurer à la suite les documents relatifs à des questions spéciales, documents qui sont, pour la plupart, officiels.
C'est ainsi que nous avons procédé, particulièrement en ce qui concerne la correspondance privée de Metternich, comprenant des lettres qu'il a écrites de 1817 à 1829. C'est précisément à cette époque que le chancelier d'État a entretenu une correspondance très-
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suivie, soil avec (les menil)res de sa ianiille, soil avec (les ;iinis cl des connaissances qu'il honorait de sa coriliiiiice. Il s'entend de soi que des communications de ce {jenre, laites, pour ainsi dire, entre quatre yeux, ne se prêtent à la puMicité que dans une certaine mesure; mais il n'en est pas moins vrai que c'est précisément leur caractère de spontanéité, que c'est l'absence de tout projet de publication future qui donne un prix tout particulier à ces simples extraits. « Je trouve que les seules lettres qui aient de la valeur pour des amis sont celles qui indiquent la situation morale de l'écrivain, car elles appartiennent alors à l'histoire de la vie. » Ce passage, emprunté à une lettre particulière du chancelier d'État, sert à confirmer ce qui vient d'être dit, et à atténuer les scrupules que le fils du prince peut avoir eus à tirer du secret où ils étaient ensevelis et à livrer à la publicité des documents du caractère le plus intime. La deuxième partie de l'ouvrage, qui embrasse l'ère de paix, de 1816 à 1848, comprend les livres suivants, qui, sous le rapport de l'ordre numérique, se rattachent à ceux de la première partie, savoir :
Livre IV. — Règlement des affaires intérieures de l'Empire (1816 et 1817).