RAPPORT PRINCIPAL SUR LA MISSION DE PARIS
des deux puissances résistera le plus longtemps et vaincra l'autre; mais ce qui est positif, c'est que les sacrifices pécuniaires qui s'imposeront à l'Angleterre lors de la première guerre qui éclatera sur le continent, seront forcément limités. Tl faut ici tenir sérieusement compte de l'impossibilité presque absolue d'envoyer les subsides.
La Russie, placée, par la déplorable politique qu'elle a suivie en dernier lieu, dans une situation qui la rend dangereuse pour tous ses voisins et impuissante contre la France , cette puissance qui n'a pas d'argent, qui n'a pas de cobésion intérieure, se voit dans le cas d'invoquer du secours sans pouvoir en retour prêter à d'autres un secours effectif.
La Prusse ne peut plus être comptée au nombre des puissances.
Après ces observations générales, je crois pouvoir me rapprocher du but du rapport que j'ai l'honneur de soumettre à Votre Majesté, et examiner les deux grandes questions suivantes :
1. Quels sont les playis que Napoléon médite en ce moment, et quels sont les moyens qu'il a de les exécuter?