CHAPITRE VI
Voyages des généraux d'armée. — Permangle bat et brûle un grand convoi.
— Duc de Noailles près du roi d'Espagne avec ses troupes sous Vendôme.
— La reine d'Espagne attaquée d'écruuelles. — Bonac relève Blécourt à la cour d'Espagne. — Marly en jeu et en sa forme ordinaire; cause de sa singulière prolongation. — Premier mariage de Belle-Ile. — Mariage de Montboissier avec Mlle de Maillé. — Mariage de Parabère avec Mlle de La Vieuville. — Course à Marly de l'électeur de Bavière. — Mort de Langeron, lieutenant général des armées navales. — Mort, caractère, descendance et titres du duc d'Albe, ambassadeur d'Espagne en France ; sa succession. — Fils d'Amelot président à mortier. — Digne souvenir du roi des services de Mole, premier président et garde des sceaux. — Bergheyck à Marly, mandé en Espagne. — Voyage du roi d'Angleterre par le royaume. — Grand prieur à Soleure. — Deuil de l'empereur suspendu, et sa cause. — Le roi d'Espagne donne ce qui lui reste aux Pays-Bas à l'électeur de Bavière, qui passe à Marly allant à Namur, et envoie le comte d'Albert en Espagne; comte de La Marck suit l'électeur, de la part du roi, sans caractère. — Gassion bat en Flandre douze bataillons et dix escadrons; son mérite et son extraction. — Clôture de l'assemblée extraordinaire du clergé; admirable et bardie harangue au roi de Nesmond, archevêque d'Alby. — Le Dauphin montré au clergé par le roi. — Services de Monseigneur à Saint- Denis et à Notre-Dame. — Merveilles du Dauphin à Paris. — Nul duc ne s'y trouve, quoique le roi l'eût désiré. — Création d'officiers gardes-côles.
— Pontchartrain en abuse et de mon amitié, me trompe, m'usurpe, et je me brouille avec lui. — Usurpation très-attentive des secrétaires d'Etat. — Sottise d'amitié. — Trahison noire de Pontchartrain. — Étrange procédé de Pontchartrain, qui me veut leurrer par Aubanton. — Impudence et embarras de Pontchartrain. — Le chancelier soutient le vol de son fils contre moi. — Peine et proposition des Pontchartrain. — Ma conduite avec eux.
Le maréchal de Villars étoit allé de bonne heure en Flandre , dans le dessein d'y faire le siège de Douai. Le maréchal de Montesquieu avoit fait pour cela les dispositions nécessaires , mais l'exécution ne put avoir lieu, Villars revint à la cour jusqu'au temps de l'ouverture de la campagne , qu'il s'en retourna prendre le commandement de l'armée. En attendant , Permangle , maréchal de camp , qui commandoit dans Condé , eut avis Saint-Simon vi 5