G COPIE DU TRAITÉ ORIGINAL
quant ce dernier article , s'il arrive sur le sujet de l'atfaire dont il s'agit , et pour lequel nous sommes assemblés, qu'aucun de ceux qui se seront unis , soit par mauvais offices ou autrement , tombe dans le malheur d'être attaqué en sa personne , sa liberté et ses biens , tous les autres s'obligent sous peine d'une honte publique et perte de leur réputation , de faire toutes les choses nécessaires pour le tirer de l'état auquel il se seroit mis pour l'intérêt de leur cause commune, jusqu'à périr plutôt qu'il restât opprimé.
S'engagent non-seulement, sous les mêmes conditions de leur honneur, de s'opposer dans l'occasion présente pour empêcher que nul obtienne les privilèges des princes qui n'aura pas cet avantage par sa naissance , mais promettent de former pour l'avenir les mêmes oppositions , afin qu'aucun , de quelque qualité et soUs quelque prétexte que ce puisse être , n'étant pas né prince , ne parvienne à une semblable prérogative , qui seroit une distinction injurieuse à la noblesse , principalement entre personnes dont les conditions ont toujours été égales , et de qui les prédécesseurs ont tenu le même rang et vécu sans se déférer les uns aux autres , ni dans la cour ni dans les provinces.
Promettent et s'engagent sur leurs mêmes paroles et sur leur hon^neur de ne point se retirer de la foi qu'ils se sont donnée les uns aux autres, de n'alléguer aucunes excuses, prétextes ni raisons qui les puissent directement ni indirectement séparer de l'association générale et particulière que porte cet écrit qu'ils ont signé pour le maintenir inviolablement dans tous les articles qu'il contient, et courir tous la même fortune.
Promettent pareillement de ne se point désister de la poursuite qu'ils ont entreprise , qu'ils n'aient reçu la satisfaction qu'ils doivent légitimement espérer de la bonté et de la justice de Leurs Majestés ou que le parlement n'y ait apporté les règlements nécessaires suivant les lois , les exemples et les constitutions du royaume , ne s'excluant point de se pourvoir où ils jugeront bon être , et par les moyens que l'assemblée trouvera justes et raisonnables.
Et pour expliquer nettement l'intention de tous, les intéressés en cette affaire sont demeurés d'accord de former leur opposition conformément à ce que porte cet écrit sur ce qui a été concédé et prétendu de cette nature, depuis l'année 1643. Saint-Symon Vermandois , Halluyes-Schomberg', L'Hospital , le commandeur de Rochechouart , d'Aumont de Chappes, Yassé, Orval, Leuville, Frontenac, Saujon de Campet, Vardes, Brancas, Montrésor, Clermont-Tonnerre, comte de Vence, Charles-Léon de Fiesque, Louis de Mornay-Villarceaux, Sévigné, Montesson, Argenteuil, Boubet, Mallet, Moreuil-Caumesnil, Mauléon, de Clermont-Monglat, Congis, Canaples, H. de Béthune, Roussillon, Savignac, Fr. Gard, le chevalier de Caderousse, Montmorency, Sigoyer, Leiden, Rouville, Bourdonné, Humières, d'Aydie, Beauxoncles , Ligny , » , Cormes-Spinchal , Houdancourt , Villeroy .
•I. Voy. les notes à la fin du vohime. 2. Nom en blanc dans le manuscrit.
[1717] d'union de la noblesse en 1649. 157
L'Hospital-Sainte-Mesmes , Longueval , Hautefort , Gasnières , Chasteauvieux; de Vienne, Montrésor, d'Auteuil, de Crevant, G. Rouxel de Médavy, Maugiron, du Hamel, d'Alemonis, le chevalier de La Vieuville , de L'Hospital , Bar , de Lanion , Nantouillet , Froullay , Laigue , Gouffier. Maulevrier, Matha, Saint-Germain, du Perron, Montiniac d'Hautefort , le comte de La Chapelle , le comte de Saint-Georges . Thiboust de Boyvy, de Castres, Fr. de Montmorency, de Beringhen, Bruslart, Guenes, du Rouvray, Damigny de Meindrac, Lostellemans , Cl. Mohunt, du Monteil, Cl. Dendre de La Massardière. de Guervon de Dreux, Felleton-Lamechan , Roger de Longueval, Trésiguidy, Arcy. La Bourlie de Guiscard , de Grailly , Carnavalet , Saint-Abre , du Mont , Saint-Hilaire , Pascheray, le chevalier de Carnavalet, Jos, chevalier d'Ornano, J. de Lambert, le vicomte de Melun, Beaumont, de Lessins, Valernod , Termes , d'Amboise-Aubijoux . Lussan , Savignac de Gondrin , La Baulrae de Vallon, de Voisins-Dusseau , d'Estourmel, Cressay, Le Plessis d'Andigny, Chouppes, de Torson-Fors, Chaisenisse, Villiers, Verderonne, Crissé, de La Roque, La Rousselière, Guitaud, Pradel. Lurmont , Bussy-Rabutin , La Salle , Grammont de Vacher , le chevalier de Grammont, d'O, Crenan, Maseroles, de Besançon, de Rémond, Le Plessis-Besançon , Boyer, Montégu, le chevalier de Roquelaure, Barthélémy Quelen du Broutay , Chollet , chevalier Dailly , Saint-Remy , Annery, de Boyer, de Cominges de Guitaud, Thomas de Saint-André, de Melville, Guadagne, La Guerche, Saint- Georges, Pirraud, de Harlay- Chanvallon , de Monthas , Sabran , Droûe , Fontaine-Martel , Cussant de Veronil, Fr. de Rousselet de Châteaurenault , Henescors, Fontenailles , Saint-Étienne , Achy , Mayac , Morainvillier.
De ces cent soixante-sept noms , il y en a peu de grands , plusieurs moindres, force petits, assez d'inconnus, beaucoup pour faire nombre-, quelques-uns de surprenants, et presque aucun qui joigne à la grandeur ou même à la bonté du nom, la distinction personnelle. Cela ne peut être autrement, quand on veut du nombre, et qu'il n'y a point de barrière pour s'arrêter. Les deux premières signatures demandent explication. Mon oncle, frère aîné de mon père, signoit toujours Saint- Symon , et par un y , mon père par un ■?', et n'a jamais signé nulle part que le duc de Saint-Simon , depuis qu'il l'a été. Cette première signature est constamment de mon oncle, peu endurant sur les faux princes, encore moins par sou alliance , qui de plus le lioit à la maison de Condé, avec qui il éloit fort bien , et laquelle cherchoit à embarrasser la cour. La seconde paroît d'une autre main, et n'est pas en ligne, mais audessous de la dernière. Je ne connois personne de ma maison qui ait jamais signé Vermandois seul ou joint au nom de Saint-Simon, et cela me feroit croire que cette signature seroit du héraut d'armes Vermandois au lieu de notaire. Il faut remarquer que la plupart de ces signatures sont très-difficiles à déchiffrer. J'en ai laissé une en blanc qui paroît Villeroy. La même se retrouve trois signatures après. Il n'y en pouvoit avoir deux, car il n'y a pas eu deux branches. M. d'Alincourt, qui de plus n'a jamais porté le nom de la terre de Villeroy . étoit mort