MAIS SUIVANT LE TEMPS ET LES CONJONCTQRES
être prévus, ni l'effet de la combinaison de ceux qu'on aperçoit, le cérémonial , le danger de l'autorité royale ; la nécessité du soulagement tiectif . le précipice de promettre sans tenir . le péril d'accorder plus qu'il ^ est possible: le hasard des propositions que les états pourroient faire as moyens de les en empêcher qui ne soient pernicieux , les apparences identes d'y trouver des maux et des embarras nouveaux pour tout . mède à ceux dont on se trouve déjà chargé ; la faculté qui résulteroit lie cette aî'semblée pour qui voudroit cabaler et troubler le royaume, la manifestation également inutile et dangereuse au dedans et au dehors d'un état d'impuissance , et par le bruit qui arriveroit nécessairement de division qui. bien connu des mauvais sujets et des étrangers, pourroit avoir de si grandes suites; la volonté sûre et suivie d'effet certain de juger ou rejuger les princes, volonté qui marqueroit la supériorité des 'its sur les rois, sont des inconvénients si naturels à la situation pré- -nte qu'on ne peut leur refuser toute l'attention qu'ils méritent par rapport aux états en général.
A l'égard des états par parties, le premier ordre présente ceux de sa division sur la constitution; le péril d'un concile national à souffrir ou à empêcher, celui de l'imitation du cardinal du Perron inévitable, et > ses suites en elles-mêmes, et à l'égard du parlement; enfin, ce qui îtroit par rapport à la juridiction ecclésiastique parmi les états et avec les parlements.
Le second ordre . qui voudra juger ou rejuger les princes , dont rien ne le fera départir , qui se commettra très-possiblement avec le troisième ordre en ne voulant pas l'admettre à ce jugement, et très-certainement sur le fond et la forme de son soulagement, et du rétablissement solide de ses privilèges anéantis . sans possibilité de compatir ensemble avec !!• s intérêts si grands et si opposés, malgré l'union qui paroît mainteit entre quelques membres de ces deux ordres . et qui n'embarrassera ! is moins à refuser qu'à accorder ce soulagement avec le mécontentement général de tous les gens de guerre.
Le troisième ordre en scission en soi-même . et commis avec les deux autres ordres, pour de ce dernier ordre en faire comme deux, avec toutes les difficultés et les contentions qui en naîtroient, et séparément sur les points qu'on vient de voir avec chacun des deux autres ordres et avec les parlements ; le danger de la banque du sieur Law ; enfin , les exemples des notables de Rouen sous Henri IV , roi d'effet alors comme de droit, et des états tenus sous la minorité de Louis XIII.
Voilà , Monseigneur , en peu de lignes une vaste et sérieuse matière à vos réflexions. J'ai essayé de la développer avec le moins de confusion et de choses inutiles ou étrangères que j'ai pu dans le tissu de ce mémoire. Je l'aurois bien désiré plus court, et le dégoût de sa matière ne m'y a que trop convié ; mais son étendue , plus propre à un volume qu'à un simple mémoire, ne me l'a pas permis; et je me suis souvenu que Votre Altesse Royale , chargée de tout le poids d'un gouvernement pénible , n'a pas le temps de faire toutes les réflexions nécessaires. J'ai donc cru y devoir suppléer en lui mettant sous les yeux celles qui me sont venues dans l'esprit. L'excellence du vôtre en fera un juste discerne-