CHAPITRE XXVI
Mouvements du roi de Prusse à divers égards, — Son caractère et ses emliarras. — Tentatives pleines d'illi.sions de Cellaniare, qui découvre avec art la vraie disposiiion du régent sur les affaires présentes. — Mouvements en Bretagne. — Idées d'Alliéroni. — Il s'emporte contre les demandes de l'empereur au pape, surtout sur celle qui le regarde personnellement, —
^ Déclaration du roi d'Espagne sur la paix. — Propos, sentiments, conrinite d'Albéroni. — Ses préparatifs. — Son profond secret. — Sa toute-puissance en Espagne. — Monli à Madrid. — Le roi d'Espagne inaccessilde. — Souverain mépris d'Albéroni pour Romr. — Sa conduite sur le bref injurieux au roi d'Espagne. — Aldovrandi occupé de rapprocher les deux cours, et de se justifier à Rome sur ce qu'il avoit fait à l'égard de l'acceptation de la eonslilulion en Espagne. — Délicatesse de Rome étrangement erronée. — Anecdote importante sur la constitution enire l'arehevêque de Tolède et moi. — Son caractère. — La nonciaiure chassée de Naples. — Le pape, n'osant rien contre l'empereur, s'en prend à l'Espagne. — Rare expédient du pape sur la non-résidence d'Albéroni en son évéché de Malaga. — Réfiexion. — Délicatesse horril)le de Rome, — Fureurs de Bentivoglio qui dégoûtent de lui les siens mérncs. — 11 donne au pape des conseils extravagants sur les affair.s temporelles — D. Alexandre Albane passe pour vendu à l'Espacne. — Mauvais gouvernement du pape. — 11 refuse les bulles de Séville à Albéroni. — Frayeur du duc de Parme et ses conseils à l'Espagne. — Conduite et sentiments d'Albéroni. — Forces de l'Espagne diversement regardées. — Sage avis de del Maro au roi de Sicile. — Riperda, vendu à Albéroni, lui propose l'union du roi de Sicile au roi d'Espagne. — Singulière aventure d'argent entre Bubb, Riperda et Albéroni. — Triste état personnel du roi dEspagne et du futur [roi]. — Insolentes vanteries d'Albéroni.— Ses efforts auprès des Hollandois. — Son opinion de l'Angleterre.
— Ses bravades. — Riche arrivée des galions. — Haute déclaration des ambassadeurs d'Espai;ne en France, en Angleterre et ailleurs. — Propos d'Albéroni sur l'Angleterre et la Hollande. — Mesuies militaires d'Albéroni.
— 11 veut engager une guerre générale. — Les Anglois ne laissent pas de le ménager. — Triste état personnel du roi d'Espagne, quoique rétabli — Mesures d'Albéroni pour être seul et bien le maîti-e de sa personne. — Docteur Servi, médecin parmesan. — Proposition en l'air de marier le prince des Asturies à une fille du prince de Galles. — Roideur de l'empereur soutenu des Anglois. — Inquiétude du roi de Sicile. — Propos de son envoyé en Angleterre avec Stanhope , qui l'augmente. — La Pérouse est la dupe de Penterrieder sur la France. — Le czar prend la protection du duc de Mecklembourg, et rassure le roi de Prusse sur un traité particulier avec la Suède. — Mort de la maréchale de Duras. — Quatre gentilhommes de Bretagne mandés par lettre de cachet pour venir rendre compte de leur conduite.
M. le duc d'Orléans travailloit alors à réunir le roi de Prusse avec les États généraux. Il se faisoit un mérite auprès de Son Altesse Royale de presser la république, par déférence pour lui, de conclure l'alliance avec lui, où il auroit désiré d'attirer le roi d'Angleterre. Mais Georges