‹ Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la régence (volume 4)Chapitre 316 sur 319 · Tbid · texte numérisé non relu

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-• « . Voy. Duboulay, Hist. de r Université de Paris, t. IV, p. 1 5 ; P. du Puy, Différend de Philippe le Bel et de Boni/ace FIII, p. 214; Preuves des libertés de l'Église gallicane^ t. I, p. 4 08.

« A vous , très-noble prince notre sire , par la grâce de Dieu roi de France , supplie et requiert le peuple de votre royaume , pour ce qu'il lui appartient que ce soit fait, que vous gardiez la souveraine franchise de votre royaume , qui est telle que vous ne reconnoissiez de votre temporel souverain en terre hors Dieu , et que vous fassiez déclarer, si (de telle sorte) que tout le monde le sache que le pape Boniface erra manifestement et fit péché mortel notoirement, en vous mandant par lettres huilées quil étoit souverain de votre temporel , et que vous ne pouvez prébendes donner ni les fruits des églises cathédrales vacants retenir, et que tous ceux qui croient le contraire il les tient pour héréges (^hérétiques) : item, que vous fassiez déclarer que l'on doit tenir ledit pape pour hérége, pour ce qu'il ne veut cette erreur rappeler (abandonner) . etc. Ce fut grande abomination à ouïr que ce Boniface , pour ce que Dieu dit à saint Pierre : « Ce que tu lieras en terre sera «lié au ciel,» cette parole, dite spirituellement, entendit mallement quant au temporel.

Et pour que aucun autre ne prenne exemple à faire ainsi , et pour ce que la peine de lui fasse peur aux autres , vous , noble roi sur tous autres princes , défenseur de la foi , pouvez et devez , et êtes tenu requérir et procurer que ledit Boniface soit tenu et jugé pour hérége, et puni en la manière que l'on le pourra et devra , si (de telle sorte) que votre souveraine franchise soit gardée. »

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