Journal, fol. 188 recto
2. Charles de L'Aubépine, marquis de Châteauneuf, avait été nommé garde des sceaux en 1630; il fut disgracié et emprisonné en 1633. Il mourut en 1653. Voy , la note sur les chanceliers et gardes des sceaux.
3. Étienne d'Aligre, nommé chancelier en 1624, mourut le 11 décembre 1636.
4. Michel Le Tellier était secrétaire d'État depuis 1643; il devint chancelier en 1677 , et mourut en 1685.
5. Le premier président était alora Guillaume de Lamoignon, né en 1617, premier président en 1658, mort en 1677.
6. Étienne d'Aligre, fils du précédent, fut successivement conseiller au
NOTES
ayant résolu de retenir les sceaux , elle fait savoir ses intentions sur ce qu'elle entend être observé jusqu'à ce qu'elle en ait autrement disposé : qu'elle donnera sceau un jour chaque semaine; qu'elle a fait choix des sieurs Migre , de Sève, Poncet , Boucherat, Pussort et Voysin, conseillers d'État, pour y avoir séance et voix délibérative, avec six maîtres des requêtes, dont elle fera choix au commencement de chacun quartier 1 , et le conseiller du grand conseil grand rapporteur en semestre; et choisit pour le présent quartier les sieurs Barenlin , Boulanger d'Hacqueville , Le Pelletier, de Faucon, de Lamoignon, Pellisson.
c Les conseillers d'État [seront] assis selon leur rang , et les maîtres des requêtes debout autour de la chaise du roi. Le grand audiencier 2 et garde des rôles * seront debout après le dernier conseiller d'État, et le chauffe-cire* ensuite, et le contrôleur au bout, les gardequittances et autres officiers derrière les chaires des conseillers d'État. Les lettres de justice seront rapportées les premières, remplies du nom de celui qui en aura fait le rapport et par lui signées en queue. Le grand audiencier présentera ensuite les lettres dont il sera chargé; le garde des rôles, les provisions des offices, et les secrétaires du roi feront lecture des lettres de grâce qui seront délibérées par les conseillers d'État et les maîtres des requêtes présents et résolus par Sa Majesté. Les procureurs et les syndics des cinq collèges des secrétaires du roi 8 auront entrée, et en sera choisi dans chacun collège, savoir huit de l'ancien, quatre des cinquante-quatre, autant des soixante-six , deux des trente-six et un des vingt de Navarre. Le procureur du roi des requêtes de l'hôtel 8 , et [procureur] général des grande et petites chancelleries', aura entrée et place derrière les
grand conseil, conseiller d'État et chancelier en 1674 ; il mourut à quatrevingt-cinq ans , le 25 octobre 1677. Olivier d'Ormesson écrit Âligre tantôt avec H, tantôt sans H. Comme il écrivait, en 1672, au moment même des événements qu'il raconte, il faut reconnaître que l'orthographe de ce nom était déjà incertaine. Nous en faisons la remarque , parce que Saint-Simon insiste sur ce point (p. 73).
1. Les maîtres des requêtes servaient à tour de rôle pendant trois mois ou un quartier.
2. Officier de la grande chancellerie chargé de faire rapport des lettres de grâce , de noblesse , etc.
3. Le garde des rôles ou garde-rôle conservait le rôle des officiers royaux, en tenait registre et faisait sceller leurs provisions.
4. Officier de chancellerie qui préparait la cire pour sceller les actes.
5. Il y avait, d'après l'édit de mars 1704, trois cent quarante secrétaires du roi , qui étaient chargés d'expédier les actes royaux que l'on présentait au sceau.
6. Les requêtes de l'hôtel formaient un tribunal chargé de connaître des causes des officiers de la maison du roi et de plusieurs autres privilégiés.
7. La grande chancellerie était celle où s'expédiaient les actes émanés
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maîtres des requêtes. Voilà ce que contient ce règlement en neuf articles dont j'ai copie, fait à Saint-Germain en Laye le 4 février 1672, signé LOUIS, et plus bas Colbert 1 .
« Ce règlement fait raisonner ; on ne l'approuve pas ne pouvant pas durer longtemps ni les affaires s'expédier. L'on dit que la raison de ce règlement est pour avoir le temps de réformer tous les abus que l'on prétend être dans la chancellerie, et diminuer l'autorité et la fonction de cette charge de chancelier. Car, comme on a pris pour maxime de supprimer les grandes charges, celles de connétable, d'amiral *, l'on veut aussi sinon supprimer, au moins anéantir celle de chancelier, et donner toute Pautorité aux ministres; et sur cela l'on m'a dit que M. le Prince 5 avoit observé que l'on n'avoit supprimé ces deux grandes charges que pour faire M. Colbert amiral et M. de Louvois connétable, et comme M. Colbert fait depuis dix ans la principale partie de la charge de chancelier en distribuant tous les emplois aux maîtres des requêtes, en proposant seul au roi les personnes propres pour remplir les charges qui viennent à vaquer, les donnant toutes à ses parents 4 , comme celle de premier président de la cour des aides et de lieutenant civil à M. Le Camus , et celle de procureur général de la cour des aides à M. Dubois, fils du premier commis de l'épargne, son parent; de premier président à Rouen à M. Pellot qui a épousé une Camus. Étant le maître de l'agrément pour toutes les charges de la robe , dont on ne peut être pourvu d'une seule que par son ministère à cause de la consignation du prix, M. Colbert qui a usurpé tout cet emploi sur la charge de chancelier, par la foiblesse du défunt , ne veut pas le perdre par l'établissement d'un nouveau chancelier qui voudra faire sa charge.
c Le lundi 8 février, le roi tint le premier sceau où le règlement fut observé exactement : les maîtres des requêtes rapportèrent, et le roi écouta toutes choses avec une attention et une connoissance surprenante.
c M. Haligre tint le lendemain le conseil dans le château , et fit les
du roi et scellés du grand sceau par le chancelier ou le garde des sceaux. Les petites chancelleries étaient annexées aux parlements et aux tribunaux pour sceller les actes d'émancipation et autres qui étaient revêtus du petit sceau.
1. Ce règlement se trouve dans un manuscrit de la Bibl. Imp. f. de Sorbonne , n° 1080. L'analyse d'OUv. d'Onnesson en reproduit toutes les dispositions.
2. Les charges de connétable et d'amiral avaient été supprimées sous le règne de Louis XIII, en 1626.