AVEC LE DAUPHIN
pour lui plaire. U aimoit une vie appliquée, égale, unie, il estimoit ? union dans les familles, Il cônsiaérôît les amitié* t*ui fefcdfent hén* neur; et de celles-là , on a vu que j'y fus toujours heureux. Ma jeunesse n'avoit rien eu de ce qui èût pu rétratigèt Ou l'arrêter. Toutes mes liaisons particulières s'ètôient trouvées avec des personnes qui presque toutes lui étoient agréables ou directem ent où par quelque recoin ; mes inimitiés ou mes éloigneménts , avec celles qui pour la plupart étofent en opposition avec lui, ét très- ordinairement directe, ce qui étoit arrivé naturellement et sans aucun âf t. J'êtoîs bien de toute ma vie aveu les jésuites, quoique sans liaison dtt*à*lç un seul à la fois, mais liaison unique jusqu'à la mort au dernier qui stirvécut lé fèn fui; ils me comptoient parmi leurs amis , comme on l'â vu du P. Tellier , et comme on le verra davantage. Je Tavois été intime, tomme on l'a vu aussi , de l'évéque de Chartres , Godet. C'étoient là des boucliers sûrs contre le dangereux soupçoh de jansénisme ; èt ce que j'ai rapporté tie cette con* versation avec le Dauphin et l'abbé de Polignac en tiers, dans les jardins de Marly , mit le sceau à l'assurance. Ma façon d'être à cet égard reviendra trop souvent dans les sultès pou* né mériter pas d'être expliquée , puisque l'occasion s k en présente Si naturellement.
Le célèbre abbé de la trappe a été ma boussole là-dessus , comme sur bien d'autres choses dont je dèsireroiâ infiniment avoir eu la pratique comme la théorie.
Je tiens tout parti détestable dânS l'Église et âa&s rStfct. Il n'y a dt parti que celui de Jésus-Christ. Je tiens aussi pour hérétiques les einq fameuses propositions directes et indirectes, èt pouf tel tout livre sans exception qui les contient. Je croiè âusâl cju'il y a des personnes qui les tiennent bonnes et vraies, qui sont tintes entre elles èt qui font un parti. Ainsi de tous les côtés , je né suis pas janséniste;
D'autre part, je suis attaché intimement, et plus encore par «enscience que par la plus saine politique , à ce tyué très-mal â propos on oonnoît sous le nom de libertés de l'Église gallicane , puisque ces libertés ne sont ni privilèges , ni concessions , ni usurpations , ni libertés même d'usage et de tolérance, mais la pratique constante* dé l'Eglise univer* selle , que celle de France a jalousement conservée et défendue Contra les entreprises et les usurpations de la cour de Rome , qui ont inondé et asservi toutes les autres et tait pâr ses prétentions un mai infini à te religion. Je dis la cour de ftomé, par respect pour l'éréquë de Rome, à qui seul le nom de pape est demeuré , qui est dè foi le Chef dé l'Église , le successeur de sajnt Pierre, le premier étèqtië, âVec supériorité ét je* ridiction de droit divin sur tous les autres quels qu'ils soient, et à qui appartient seul la sollicitude et la surveillance sur toutes les Eglises dis monde comme étant le vicaire de Jésus-Christ pat ëxcellenee , c'e&M* dire le premier de tous ses vicaires qui sont lëà évoques. À qttoi J'ajouté que je tiens l'Église de Rome pour la mère et la maîtresse de toutes les autres, avec laquelle il faut être en communion; maîtresse , magistra , et non pas domina ; ni le pape , le seul évêque , ni l'évéque universel , ordinaire et diocésain de tous les diocèses , ni ayant seul lô pouvoir épiscopal duquel il émane dans les autres évêques , comme l'inquisition ,