‹ Mémoires complets et authentiques du duc de SaintSimon sur le siècle de Louis XIV et la Régence 16911723 (volume 3)Chapitre 68 sur 209 · Louise de La Beraudière, demoiselle du Rouhet ou Rouit · texte numérisé non relu

Louise de La Beraudière, demoiselle du Rouhet ou Rouit

154 DISTINCTION UNiaUE DE L'ARCHEVÊQUE DE ROUEN.

culté comme «vdt fût son prédéceMysiir. Bn 1606, Henri IV

s*ayisa que cette charge étoit au-dessous de ce frère décoré de tout ce qu'ont les cardinaux , quoiqu'il fût dans ce même état deux ans avant qu'elle lui fût donnée (ce n'est pas ici le lieu de s'écarter sur les bâtards). Henri lY le déclara donc l'un des prélats associés à Tordre et donna sa charge de chancelier à L'Aubépine, père du garde des sceaux de Ghftteauneuf , de l'évéque d'Orléans qui ftit commandeur de l'ordre en 1619, et du père de ma mère. Il avoit été ambassadeur en Angleterre et étoit ministre d'État , beau-frère du (Hremier maréchal de La Châtre , et de M. de YiUeroy, le cél^re secrétaire d'État. Ses filles ayoient épousé MM. de Saint-Ghamond M de Yaucdas, ambassadeur en Espagne, et tous deux cheyaliers de Tordre , et son père étoit celui qui avoit mis les secrétaires d'État hors de page, signé le premier : le roi, et qui fut en si grande et longue considération sous Henri II, François II et Charles IX. Établi de la sorte, il obtint une ^ngularité pour sa charge de chancelier de Tordre, qui subsiste encore ai^ourd'hui, qui est d'entrer en carrosse dans la cour du logis du roi en son absence, même la reine y étant , ce que n'ont pas les chevahers de l'ordre, ni aucun autre , que longtemps depuis le chevalier d'honneur et les dames d'honneur et d'atours de la reine. "

Ces grands officiers de Tordre n'étoient pas compris dans le nombre de cent, dont Tordre du Saint-Esprit est composé, et les statuts premiers et originaux les en excluent. Les Guise qui les firent changer par deux différentes fois , toujours à leur avantage, à mesure que leur puissance augmenta , et qui voulurent toujours favoriser les ministres pour les mieux sceller dans leur dépendance, pour leurs vues sur les projets de la Ligue qui de jour en jour les ap- •prochoient du succès de leur dessein sur la couronne, les firent comprendre dans le nombre de cent. Outre ce motif de les assimiler de plus en plus aux chevaliers de l'ordre, ils eurent encore celui de diminuer le nombre de grâces que

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