VÉTÉRANS DE L'ORDRE
Henri III s'étoit proposé de pouvoir &ire. Ceet ce qui porta les Omse à faire comprendre en même temps dans le nombre des cent les huit cardinaux ou prélats et les chevaliers étrangers non regnicoles, qui n'y étoientpaa d'abord compris , ce qui ôtoit treize places de chevaliers au roi, sans compter les incertaines des chevaliers étrangers non regnicoles. n est resté josqfu'à présent une trace de cette innovation^ en ce que ces derniers ne sont point payés des mille écus de pension comme tous les autres chevaliers du Saint-Esprit regnicoles, et que les Guise qui firent après coup fixer un âge à leur avantage pour tous les chevaliers de Tordre, qui ne Tétoit point par les . premim statuts , comme il ne Test point encore dans aucun autre ordre de rSurope , n'en firent point fixer aux charges de Tordre.
Les deux charges de grands officiers de Tordre, de grand trésorier et de greffier, qui ne font point de preuves, furent données, la première à M. de Villeroy, secrétaire d'État, Tautre à M. de Yerderonne, lors en pays étranger pour les affiûres du roi. U étoit L'Aubépine, cousin gennain de la Ibnune de M. de Villeroy, et de son frère M. de L'Aubépine, que nous venons de voir troisième chancelier de Tordre. M. de Yerderonne étoit gendre de M. de Rhodes, qui fut en même temps premier prévôt et grand maître des cérémonies 4e l'ordre. M. de Villeroy n'a pas besoin d'être expliqué. C'est à lui et à ce Verderonne, son cousin germain, qu'a commencé Tabus de ce qu'on appelle vétérans, qui a donné lieu à un autre plus grand, connu sous le ridicule nom de râpés de Tordre, qui est ce que je me suis proposé d'expliquer ici.
M. de Villeroy maria son fils, M. d'Alincourt, en février 1588, à la fille unique de M. de Mandelot, chevalier de Tordre de 1588, et gouverneur de Lyon, Lyonnois et Beaujolois. La Ligue, dont ils étoient tous deux des plus avant et des membres les plus affidés, et chacun en leur genre des plus utiles et des plus considérés, fît cette alliance et arracha