CHAPITRE GGCXXUI
Obsèques pontificales à Home pour le Dauphin : époque et date de leur cessation à Rome et à Paris pour les papes et pour nos rois. — Etrange pensée de l'archevêque de Rheims sur le duc de Noailles : pourquoi mal avec les Noailles. — Embarras du père la Kue qui surprend étrangement le roi du changement de confesseur. — Appareil funèbre chez la Dauphine : prétentions desévêques refusées; règles de ces choses. — Carreau et goupillon à qui donnés et par qui présentés. — Annonce à haute voix pour qui. — Gardes par les dames et quelles : première garde, comment réglée parle roi entre les duchesses et la maison de Lorraine. — Eau bénite du sang royal et du comte de Toulouse et point d'autres. — Le corps du Dauphin porté sans cérémonie près de celui de la Dauphine. — Transport en cérémonie des deux cœurs au Val de Grâce. — Monseigneur le duc de Bretagne, dauphin. — Madame entre les soirs dans le cabinet du roi après le souper. — M. le duc d'Orléans seul de tous les princes donne en cérémonie l'eau bénite au Dauphin. — Convoi des deux corps à Saint-Denis en cérémonie.
La consternation fut vraie et générale. Elle pénétra les terres et les cours étrangères. Tandis que les peuples pleuraient celui qui ne pensait qu'à leur soulagement , et toute la France un prince qui ne voulait régner que pour la rendre heureuse et florissante, les souverains de l'Europe pleurèrent publiquement celui qu'ils regardaient déjà comme leur exemple , et que ses vertus allaient rendre leur arbitre , et le modérateur paisible et
révéré des nations. Le pape en fut si touché qu'il résolut de lui-même, et sans aucune sorte d'office, de passer par-dessus toutes les règles et les formalités de sa cour, et il en fut unanimement applaudi. Il tint exprès un consistoire , il y déplora la perte infinie que faisait l'église et toute la chrétienté ; il fit un éloge complet du prince qui causait leurs justes regrets et ceux de toute l'Europe. Il y déclara enfin que, passant, en faveur de ses extraordinaires vertus et de la douleur publique, par-dessus toute coutume, il en ferait lui-même dans sa chapelle les obsèques publiques et solennelles. Il en indiqua tout de suite le jour; le sacré collège et toute la cour romaine y assistèrent, et tous applaudirent à un honneur si insolite. Il avait toujours été rendu réciproquement aux papes en France et à nos rois à Rome, mais non à leurs enfants, jusqu a la mort de Henri III.
Sixte V, qui avait ouvert les yeux au célèbre duc de Nevers, qui l'était allé consulter sur la Ligue, et qui luimême ne l'avait favorisée que le moins qu'il avait pu, qui loua publiquement Henri III de s'être défait du duc de Guise, devint furieux deux jours après, lorsqu'il apprit que le cardinal de Guise avait eu le même sort. Il excommunia Henri III, et quoi que ce prince pût faire dans le peu de temps que les Guise le laissèrent vivre depuis, il demeura excommunié même après sa mort, quoique, dans le court espace qu'il vécut après avoir été frappé, il eût fait tout ce qui lui fut possible pour mourir en bon chrétien , qu'il eût été réconcilié à l'église, et qu'il eût reçu tous les sacrements. Tout ce que la reine sa veuve fit de démarches à Rome par le célèbre d'Ossat, depuis cardinal, toute l'adresse, l'éloquence, la force des raisons et des offices qu'il y employa, toute la considération personnelle que ce grand homme s'y était acquise , furent inutiles pour obtenir les obsèques accou-
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tumées pour nos rois. En revanche, on cessa en France de les faire pour les papes, et réciproquement il n'y en a pas eu depuis. C'est ce qui ajouta beaucoup à celles que Clément XT, et de lui-même, voulut faire pour ce sublime Dauphin, et auxquelles tout Rome applaudit contre ses plus opiniâtres maximes, qui la rendent si politiquement invariable pour tout ce qui est du cérémonial.
De douloureuses choses me ramènent sur mes pas. La Dauphine mourut, comme je l'ai dit, à Versailles, le vendredi \2 février, entre huit et neuf heures du soir. J'étais retiré dans ma chambre, pénétré de cette perte; l'archevêque de Rheims, qui entrait chez moi à toute heure, y arriva et me trouva seul. Il était affligé, comme il n'était personne qui pût s'en défendre ; il l'était de plus de la perte de la charge de la dame d'atours qu'avait la comtesse de Mailly, sa belle-sœur, avec laquelle il était intimement de tous temps. Il savait par elle l'aventure de la tabatière. Le roi ne faisait presque que de partir, et il s'était trouvé dans la chambre de la pauvre princesse, tout pendant que le roi y avait demeuré, et il y était longtemps auparavant. Il me conta d'entrée que le duc de Noailles, qui était en quartier de capitaine des gardes, y était venu avant le roi, qu'il lui avait vu un air embarrassé, le regard curieux, une décision fort nette et trop sereine que cela ne pouvait aller loin, un examen attentif et quelque chose de fort composé dans toute sa personne ; qu'il était demeuré assez longtemps, et s'en était allé pour y revenir fort peu après avec le roi, où, à travers son embarras qui subsistait, le contentement perçait ; enfin il m'en parla comme lui en attribuant tout le malheur, et me le dit nettement.
Il faut remarquer que tous ces Mailly ne pouvaient souffrir les Noailles; la jalousie les rongeait de la préférence qu'ils avaient sur eux chez madame de Mainte-
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non, et leur manie était de trouver fort mauvais que la comtesse de Mailly, fille de son cousin germain, n'en eût pas été traitée en parfaite égalité de fortune, comme la fille unique de son propre frère. A cette émulation qui formait leur haine, l'archevêque enjoignait une particulière. Avant son épiscopat, il avait été député du second ordre à une assemblée du clergé. Il voulait parvenir, et il s'était livré aux jésuites. Il arriva une affaire où il s'opposa fièrement au cardinal de Noailles, qui présidait à l'assemblée, et qui était alors dans sa grande faveur. Surpris de se voir résister en face par un abbé, il voulut s'expliquer, et lui faire honnêtement entendre raison. L'abbé n'en poussa que plus vertement sa pointe, et même avec peu de mesure. Alors le cardinal piqué le malmena de façon que l'autre ne le lui pardonna jamais. Lui-même autrefois m'avait conté la querelle, et souvent depuis témoigné qu'il ne l'oublierait jamais. Je l'en fis souvenir alors pour le rendre suspect à lui-même ; mais, voyant qu'il s'animait de plus en plus à me vouloir persuader, je lui dis que personne ne le pouvait jamais être que le duc de Noailles pût être capable d'une horreur aussi abominable; aussi peu qu'il eût aucun intérêt en la mort de la Dauphine , lui qui toute sa vie en avait été si bien traité ; qui avait trois sœurs, dames du palais , ses favorites; qui avait tant d'intérêt en la vie de madame de Maintenon qui , à son âge, soutiendrait difficilement cette perte; enfin, outre ces raisons démonstratives, toutes celles dont je pus m'aviser. Je n'y gagnai rien ; la cause du rappel du duc de Noailles commençait à percer. Il me soutint qu'il voulait gouverner le Dauphin sans partage , à qui il ne pouvait proposer une maîtresse , comme si en ce genre d'affaire , et de confiance, les ducs de Beauvillier et de Chevreuse n'eussent pas été des obstacles plus fâcheux que la Dau-
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phine. J'eus beau dire, l'archevêque demeura ferme sur la tabatière, dont l'événement est en effet demeuré inintelligible. Je l'exhortai du moins à condamner au plus profond silence, et le plus sans réserve, une si horrible pensée ; et en effet il l'y contint. Mais il est mort plusieurs années depuis dans sa persuasion, qui ne pût me faire aucune impression. Ceux qui surent à la fin l'histoire de la boîte, en assez grand nombre, ne furent pas plus susceptibles que moi de ce soupçon, en personne ne s'avisa de jeter rien sur le duc de Noailles. Pour moi , je le crus si peu que notre liaison demeura la même. Quelque intime qu'elle ait été jusqu'à la mort du roi, je ne sais comment il est arrivé que nous ne nous sommes jamais parlé de cette fatale tabatière.
Dans le moment que le père la Rue sortit de chez la Dauphine , instruit de son intention , il fut au cabinet du roi , à qui il fit dire qu'il avait à lui parler au moment même. Le roi le fit entrer. Il vainquit son embarras comme il put, et apprit au roi ce qui l'amenait. On ne peut jamais être plus frappé que le roi le fut. Mille idées fâcheuses lui entrèrent dans la tête. J'ignore si les scrupules y trouvèrent leur place; ils devaient être grands. L'extrémité retint l'indignation , mais laissa court au dépit. La Rue se servit avantageusement de ce qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour abréger une si fâcheuse conversation.
Le samedi 13 , le corps de la Dauphine fut laissé dans son lit à visage découvert, ouvert le même jour, à onze heures du soir, toute la faculté présente, la dame d'honneur et la dame d'atours; et le dimanche 14, rais dans le cercueil sur une estrade de trois marches , porté le lendemain lundi 15 dans son grand cabinet de même où il y avait des autels où les matins on disait continuellement des messes. Quatre évêques assis, en rochet et
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eamail, à la ruelle droite se relevaient comme les dames,
avertis par les agents du clergé. Ils prétendirent des chaises à dos , le carreau et le goupillon. Ils furent refusés des deux premiers , ils n'eurent que des sièges ployants et point de carreaux. Ils crièrent tant qu'ils attrapèrent le goupillon.
. Pour entendre ce cérémonial que je n'ai pas eu lieu encore d'expliquer, on ne doit avoir en présence du corps de ces princes que ce qu'on aurait devant eux vivants. On y est assis à l'église sur des ployants , et cela décide pour s'asseoir et pour l'espèce du siège; de carreaux personne n'en a devant eux à l'église que le sang royal, les bâtards, les ducs et les duchesses , et ceux et celles qui ont le rang de prince étranger ou le tabouret de grâce. Aussi n'y a-t-il que ces personnes-la à qui venant jeter de l'eau bénite en cérémonie, ou chacun à part , sous manteau , les hérauts , qui sont avec leurs cottes d'armes et leurs caducées au coin du pied du cercueil , présentent un carreau qu'ils tiennent relevé auprès d'eux pour faire leur courte prière, après avoir donné l'eau bénite, et quand on se levé les hérauts ôtent le carreau. Le goupillon est présenté par les hérauts aux mêmes personnes, à qui ils donnent le carreau, qui le leur rendent après avoir donné l'eau bénite; ils présentent aussi le goupillon aux officiers de la couronne et à leurs femmes, et pour les charges uniquement aux premiers gentilhommes de la chambre du roi qui ne seraient pas ducs, et à leurs femmes, à la dame d'honneur si elle n'était pas duchesse, à la dame d'atours et au chevalier d honneur et à sa femme qui tous se mettent à genoux sans carreau pour faire leur courte prière. Toutes autres personnes, hommes et femmes, quelles qu'elles soient, même en mante et en manteau , prennent elles-mêmes le goupillon dans le bénitier et l'y remettent après avoir
jeté de l'eau bénite, sans que les hérauts fassent le moindre mouvement. Ils sont avertis de tous ceux et celles qui doivent avoir un carreau par la proclamation de leurs noms que l'huissier fait de la porte à fort haute voix, à mesure qu'il en voit entrer, et n'en annonce aucun autre. Au sang royal , c'est l'aumônier de garde en rochet qui présente le goupillon et le reprend. Six dames en mante, assises, vis-à-vis des évêques, qui se relèvent toutes ensemble par six autres tout le jour, sont averties chacune de sa garde et de son heure , de la part du roi , par un billet du grand-maitre des cérémonies. De ces six dames, à chaque garde deux duchesses ou princesses, alternativement, qui trouvent deux carreaux devant leurs sièges aux deux premières places, les autres dames n'en ont poiut; deux dames du palais non duchesses qui s'accordent entre elles ; et deux dames aux deux autres places qui soient de qualité à avoir mangé avec la princesse, c'est-à-dire avec la reine et à être entrées dans son carrosse. Les femmes des maréchaux de France qui ne sont point ducs roulent avec celles-ci , et ont la première des deux places. S'il y avait d'autres officiers de la couronne non ducs, il en serait de même de leurs femmes.
Le roi nomma lui-même les deux titrées de la première garde. Il s'était fait un point de politique d'entretenir les disputes entre les ducs et les princes étrangers, c'est-à-dire Lorrains ; car, encore qu'il eût donné le même rang à MM. de Bouillon et de Rohan, il n'a jamais souffert que ceux-là soient entrés en aucune compétence avec les ducs, ni avec la maison de Lorraine. Il crut donc faire merveille de prendre les deux plus anciennes duchesses qui se trouvassent à la cour, et sous ce prétexte, la duchesse d'Elbœuf, veuve du second duc et pair et de l'aîné de la maison de Lorraine en France, et la duchesse de Sully, et de tenir ainsi sa balance
égale, donnant aux ducs madame d'Elbœuf pour duchesse, et si bien pour telle qu'il la doublait d'une autre duchesse ; aux Lorrains, que lafnée de leur maison avait gardé la première. En conséquence pourtant elles furent relevées par deux princesses, madame de Lambesc et sa tante mademoiselle d'Armagnac, qui ne le trouvèrent pas trop bon, parce que cela marquait que les duchesses avaient eu la première garde. Je continuerai les cérémonies de suite jusqu'au départ pour Saint-Denis, tant pour n'y plus revenir que pour d'autres raisons qui se verront dans la suite.
Le mercredi 17, Madame, accompagnée de M. le duc d'Orléans, de madame la princesse de Conti et de ses deux filles, et de M. le comte de Toulouse, tous en mantes et en grands manteaux, ainsi que leur suite, alla donner de l'eau bénite. Elle fut reçue par le chevalier d'honneur à la tête de la maison de madame la Dauphine, au bout de la dernière pièce tendue de noir, et qui l'y re^ conduisit. La dame d'honneur ne traversa point dans la même pièce en la recevant et la conduisant, et s'arrêta à la porte intérieure. Il n'y eut d'eau bénite en cérémonie que du sang royal , contre tout usage jusqu'alors.
Le vendredi matin 19, le corps de monseigneur le Dauphin fut ouvert, un peu plus de vingt-quatre heures après sa mort, en présence de toute la faculté, de quelques menins et du duc d'Aumont, nommé comme duc par le roi. Son cœur fut porté tout de suite à Versailles auprès de celui de madame la Dauphine. Ce même jour, entre cinq et six heures , les deux cœurs furent portés au Val-de-Grâce de Paris. Chamillart, évêque de Senlis, premier aumônier de madame la Dauphine, ayant un pouvoir du cardinal de Janson, grand aumônier, était dans le premier carrosse à la droite au fond portant les deux cœurs; madame la Princesse au fond à sa gau-
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ehe; madame de Vendôme, sa fille, et mademoiselle de Conti au devant ; la duchesse de Lude à une portière, le duc du Maine à l'autre. Le duc d'Aumont, comme premier gentilhomme de la chambre, suivait à la première place du fond d'un carrosse de monseigneur le Dauphin, accompagné de quelques menins. Suivait le carrosse du corps de madame la Dauphine, rempli de ses dames du palais , dont deux étaient restées à la garde du corps. Ce cortège arriva après minuit au Val- de- Grâce, tout y fut fini avant deux heures ; il revint après sans cérémonie , et demeura à Paris qui voulut. Dès que ce convoi fut parti de Versailles , le corps de monseigneur le Dauphin, porté de Mari y sans cérémonie , fut placé à la droite de celui de madame la Dauphine sur la même estrade qui fut élargie.
Le samedi 20, le roi manda à la duchesse de Ventadon r qu'il voulait que désormais monseigneur le duc de Bretagne prit le nom et le rang de Dauphin ; et ce même soir il fit entrer Madame dans son cabinet après son souper avec les princes et princesses qui avaient coutume d'y entrer jusqu'au couche]* du roi, et elle y est depuis entrée tous les soirs.
Le lundi 21 février, M. le duc d'Orléans alla donner l'eau bénite au corps de monseigneur le Dauphin. Il y fut reçu et conduit , comme l'avait été Madame , par le duc d'Aumont comme premier gentilhomme de la chambre à la tête des menins , qui tour à tour gardaient le corps de monseigneur le Dauphin.
Le mardi 22 février, les deux corps furent portés de Versailles à Saint-Denis sur un même chariot. Le roi nomma M. le duc d'Orléans pour accompagner le corps de monseigneur le Dauphin , et quatre princesses pour celui de madame la Dauphine, qui furent madame la Duchesse, madame de Vendôme , et mesdemoiselles de
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Contî et de la Roche-sur- Yon. A la descente des corps , Je duc d'Aumont , comme premier gentilhomme de la chambre, portait la couronne de monseigneur le Dauphin ; Dangeau, chevalier d'honneur, celle de madame la Dauphine ; Souvré , maître de la garde-robe du roi , le collier de Tordre du Saint-Esprit. Dans la marche, qui commença sur les six heures du soir, des aumôniers en rochet et à cheval soutenaient les coins des poêles , deux du roi, deux de madame la Dauphine; de son côté étaient à cheval le chevalier d'honneur et le premier éeuyer; trois carrosses précédaient. Dans le second, était au fond M. le duc d'Orléans avec le duc d'Aumont; d'Antin sur le devant avec Souvré , comme maître de la garde-robe ; Mattignon à uue portière comme menin ; le capitaine des gardes de M. le duc d'Orléans, à l'autre; dans le troisième et le plus proche du chariot, quatre évêques en rochet et camail , un aumônier du roi en quartier en rochet , et le curé de Versailles en étole; trois carrosses derrière : les quatre princesses avec la duchesse du Lude dans le premier, qui était un carrosse du roi ; un de madame la Dauphine, rempli de ses dames ; et celui de madame la Duchesse après, où étaient les dames d'honneur des princesses. Le convoi commença à entrer à Paris par la porte Saint- Honoré à deux heures après minuit, sortit de la porte Saint-Denis à quatre heures du matin , et arriva entre sept et huit heures du matin à Saint-Denis. Il y eut un grand ordre dans Paris et aucun embarras.
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