‹ Mémoires complets et authentiques du duc de SaintSimon sur le siècle de Louis XIV et la RégenceChapitre 8 sur 27 · CHAPITRE CCCX · texte numérisé non relu

CHAPITRE CCCX

Mémoire des pertes de la dignité de duc et pair , etc. — Tête-àtête du Dauphin avec moi. — Affaire du cardinal de Noailles remise par le roi au Dauphin. — Causes de ce renvoi. — Discussion entre le duc de Beauvillier et moi sur un prélat à proposer au Dauphin pour travailler sans lui à l'affaire du cardinal de Noailles. — Voyage de Fontainebleau par Petit-Bourg. —Dureté du roi dans sa famille. — Le comte de Toulouse attaque de la pierre.— Musique du roi à la messe de la Dauphiue.

Parmi tous ces soins et ces affaires, il fallait travailler au mémoire de nos pertes tel que le Dauphin me l'avait demandé. De tout temps je les avais rassemblées avec les occasions qui les avaient causées autant que j'avais pu. J'avais eu cette curiosité dès ma première jeunesse ; je l'avais toujours suivie depuis; je m'étais continuellement appliqué à m'en instruire des vieux ducs et duchesses les plus de la cour en leur temps et les mieux informés ; à constater par d'autres ce que j'en apprenais; et surtout à m'en donner à moi-même la dernière certitude par des gens non titrés, anciens, instruits, versés dans les usages de la cour et du monde , qui y avaient été beaucoup , qui avaient vu par eux-mêmes , et par d'anciens valets principaux. Je mettais les uns et les autres sur les voies, et par conversation je les enfilais doucement à raconter ce que je m'étais proposé de tirer

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d'eux. J'avais écrit à mesure ; ainsi j'avais tous mes matériaux , où j'avais ajouté à mesure aussi les pertes depuis mon temps , et dont j'avais été témoin avec toute la cour. Sans une telle avance , le recueil m'eût été impossible, et les recherches m'en auraient mené trop loin. Mais l'arrangement tel que le Dauphin le voulut fut encore un travail long et pénible. Je n'y pouvais être aidé de personne. M. de Chevreuse encore une fois n'était pointa Marly , M. de Beau vil lier était trop occupé; je n'osai même me servir de secrétaire ; néanmoins j'en vins à bout vers la fin du voyage. M. de Beauvillier ne put repasser ce travail que superficiellement. M. de Chevreuse, à qui je l'envoyai, l'examina à fond. J'allai le trouver après à Dampierre de Marly, où je couchai une nuit. Il m'en parut content et n'y corrigea rien. J'y fis une courte préface adressée au Dauphin. Il s'en peut faire depuis qu'il fut achevé un étrange supplément.

J'ajoutai un mémoire qui eût pu être bien meilleur s'il n'eût pas été fait si rapidement, mais que je crus devoir présenter au Dauphin dans tout son naturel , en lui en expliquant l'occasion. Ce fut lors de la sortie du cardinal de Bouillon du royaume , et de son impudente lettre au roi , que le maréchal de Boufflers me le demanda sur les maisons de Lorraine, de Bouillon et de Uohan, et avec tant de précipitation que je le fis en deux fois dans la même journée. Il croyait pouvoir en faire usage dans un moment critique; il n'en fit aucun, c'est toujours le sort de ce qui regarde la dignité. J'avertis le Dauphin que l'état des changements arrivés à notre dignité pendant ce règne était prêt à lui être porté. J'y avais joint en faveur de la haute noblesse , la lettre que le roi écrivit à ses ambassadeurs et autres ministres dans les cours étrangères, du 19 septembre 1670, sur la

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rupture du mariage de Mademoiselle avec M. de Lausun, parce que mon dessein, comme on Ta pu déjà voir, n'était pas moins de la relever que les chutes de notre dignité.

Quelque occupé que fût le Dauphin de l'affaire qui enfanta depuis la fameuse bulle unigenitus que le roi lui avait renvoyée en partie, il me donna heure dans son cabinet. J'eus peine à cacher dans mes poches , sans en laisser remarquer l'enflure, tout ce que j'avais à lui porter. Il en serra plusieurs papiers parmi les siens les plus importants , et les autres avec d'autres qui ne l'étaient pas moins , et j'admirai cependant Tordre net et correct dont il les tenait tous, malgré les changements de lieu si ordinaires de la cour, qui n'étaient pas une de ses moindres peines. Avant de les mettre sous la clef, il voulut passer les yeux sur notre décadence , et fut épouvanté du nombre des articles. Son étonnement augmenta bien davantage, lorsque je lui fis entendre en peu de mots le contenu du dernier article , qui comprenait une infinité de choses qui auraient pu faire autant d'autres articles, mais que j'avais ramassés ensemble pour le fatiguer moins, et n'avoir pas l'air d'un juste volume. Je lui lus la préface, et je lui expliquai les sources d'où j'avais puisé ce qui a précédé mon temps. Il admira la grandeur du travail , l'ordre et la commodité des deux différentes tables; il me remercia de la peine que j'y avais prise, comme si je n'y eusse pas été intéressé; il me répéta que, puisque je l'avais bien voulu, il ne pouvait regretter la peine que m'avait donnée l'ordre chronologique qu'il m'avait demandé, auquel j'avais si nettement suppléé par l'arrangement des tables , que je ne lui dissimulai pas avoir été ce qui m'avait le plus coûté. Je lui dis qu'avec un prince superficiel et moins désireux d'approfondir et de savoir à fond , je me serais

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bien gardé de présenter les deux ouvrages ensemble, de peur qu'il ne se contentât des tables et de leurs extraits; mais que ce que j'avais fait pour son soulagement et pour la satisfaction subite d'une première curiosité, j'espérais qu'il ne deviendrait pas obstacle à la lecture des articles entiers, où il trouverait encore toute autre chose que les extraits ne pouvaient renfermer. Il me donna parole de lire le tout à Fontainebleau d'un bout à l'autre, de le lire pour s'en meubler la tête, et de m'en entretenir après. Il ajouta qu'il ne remettait cela à Fontainebleau, où on allait bientôt, que parce qu'il était accablé, outre le courant, d'une affaire que le roi lui avait renvoyée presque tout entière, et qui l'occupait d'autant plus que la religion y était intéressée.

Je ne jugeai pas à propos de prolonger une audience en laquelle je n'avais rien à ajouter à la matière qui me la procurait, et où je ne le voyais pas disposé à me parler d'autre chose. Comme il ne s'ouvrit pas davantage, sur l'affaire qui l'occupait tant, et en effet beaucoup trop, je me contentai de le louer du temps qu'il y voulait bien douner, et de lui représenter en gros combien il était désirable qu'elle finît promptement, et combien dangereuses les passions et les altercations qui l'allongeraient en l'obscurcissant. Il me répondit là- dessus avec son humilité ordinaire sur lui-même, et avec bonté pour moi, sur quoi je me retirai. J'allai aussitôt après rendre compte de cette courte audience au duc de Beauvillier ; il fut ravi de la manière dont elle s'était passée ; mais, ainsi que le Dauphin , il était tout absorbé de l'affaire dont ce prince me venait de légèrement parler.

On entend bien que c'était celle du cardinal de Noailles, qui enfanta depuis la fameuse constitution Unigenitus, sur laquelle on se souviendra ici de ce qui en est ci-devant dit et expliqué dans ces Mémoires. Les noir»

inventeurs de cette profonde trame, contents au dernier point de l'avoir si bien conduite, et réduit le cardinal de Noailles à une défensive de laquelle mèrrte ils lui faisaient un crime auprès du roi , ne laissaient pas d'être ei\ peine d'avoir vu ce cardinal revenir à la cour, et y avoir une audience du roi passablement favorable, après en avoir obtenu une défense de s'y présenter , qui fut ainsi de courte durée. Le roi , tiraillé par les prestiges de son confesseur appuyés de madame de Maintenon par ceux de i'évèque de Meaux, et l'ineptie irritée de la Chétardie, curé de Saint-Sulpice, ne résistait qu'à peine à son ancien goût pour le cardinal de Noailles, et à l'estime qui allait jusqu'à la vénération qu'il avait conçue pour lui. Ils s'aperçurent que, quelques progrès qu'ils fissent, la présence du cardinal , ou les déconcertait, ou du moins mettait le roi dans un malaise qui les tenait en échec. Le remède qu'ils y trouvèrent fut de faire renvoyer l'affaire au Dauphin, puisque le roi lui en renvoyait tant d'autres , qu'il se mêlait de toutes avec autorité par la volonté et pour le soulagement du roi , et que tous les ministres travaillaient chez ce prince. Le roi , fatigué de cette affaire, prit aisément à cette ouverture. Il ordonna donc au Dauphin de travailler à la finir, de lui en épargner les détails et de ne lui en rendre compte qu'en gros, et seulement lorsqu'il serait nécessaire.

Rien n'accommodait mieux les ennemis du cardinal de Noailles. Il était resté le seul en vie des trois prélats qui avaient lutté contre l'archevêque de Cambrai lors de l'orage du quiétisme , et qui l'avaient culbuté à la cour et fait condamner à Rome. Ce mot seul explique toute la convenance de la remise de l'affaire présente au Dauphin, livré absolument au duc de Reauvillier, beaucoup aussi au duc de Chevreuse , toujours également

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passionné pour son ancien précepteur, élevé dans tous leurs principes sur la doctrine, et qu'ils espéraient bien rendre pareils à eux sur Rome, et sur les immenses terreurs du jansénisme et des jansénistes. Le Dauphin avait pourtant montré plus d'une fois en plein conseil et avec éclat, sur des affaires très-principales que les jésuites y avaient en leur nom, que la justice et ses lumières prévalaient à toute affection, mais ils comptèrent gagner l'une et l'autre en celle-ci avec les deux ducs si puissamment en croupe et si unis au père Tel lier.

Raisonnant peu de jours après avec le duc de Beauvillier, allant avec lui de Marly à Saint-Germain, du renvoi de cette affaire au Dauphin, nous convînmes aisément de la nécessité de lui proposer un évéque pour y travailler sous lui et y exécuter ses ordres à l'égard des parties, et nous agitâmes les prélats qui pouvaient y être propres. Je lui nommai l'ancien évôque de Troyes. Plusieurs raisons me Orent penser à lui. C'était un homme d'esprit et de savoir, qui avait de plus la science et le langage du monde auquel il était fort rompu; il avait brillé dans toutes les assemblées du clergé, où il avait souvent réuni les esprits ; il s'était trouvé à la cour dans des liaisons importantes et fort opposées, sans soupçon sur sa probité. Dans les affaires de l'église, il s'était maintenu bien avec tous et avec les jésuites ; il était neuf sur celle-ci, puisqu'il était démis et retiré à Troyes depuis nombre d'années ; enfin sa droiture et sa piété ne pouvaient être suspectes à la vie toute pénitente qu'il avait choisie très-volontairement , et dans laquelle il persévérait depuis si longtemps. Toutes ces qualités , jointes à un esprit poli, doux, facile, liant, insinuant, qui était proprement le sien , me paraissaient faites exprès pour remplir les vues de l'emploi dont il s'agissait. J'expliquai ces raisons à M. de Beau vil lier, qui n'eut

rien à m 'opposer, sinon que M. de Troyes était ami du cardinal de Noailles ; et de cela je ne l'en pus tirer, quoi que je lui pusse représenter. Je vins donc à un autre , et lui parlai deBesons, archevêque de Bordeaux, liant aussi , fort instruit, estimé , transféré d'Aire à Bordeaux par le père de la Chaise , enfin ami des Jésuites et qui ne pouvait être suspect.

Le duc ne rejeta pas la proposition , mais il me parla de Bissy , évêque de Meaux , comme du plus propre à travailler sous le Dauphin. Celui-ci n'avait pas encore levé le masque ; il s'entretenait respectueusement bien avec le cardinal de Noailles , tandis que , de concert en tout avec le père Tellier , il l'égorgeait en secret auprès de madame de Maintenon. Je m'élevai donc contre ce choix , et lui dis ce que je savais de l'ambition et des menées de ce prélat à Rome, étant évêque de Toul, des causes de son refus opiniâtre de l'archevêché de Bordeaux, qui le dépaysait, et beaucoup d'autres choses que je ne répéterai pas. Alors M. de Beauvillier m'avoua qu'il en avait déjà parlé au Dauphin, et, sur ce que je m écriai encore davantage, et que je lui reprochai ensuite plus doucement une dissertation inutile, puisque le choix était fait , je rébranlai et je vis jour à joindre le Bordeaux au Meaux, dans ce travail sous le Dauphin. Il n'est pas temps maintenant d'en dire davantage sur cette affaire.

Le roi était à Marly depuis la mort de Monseigneur , c'est-à-dire qu'il y était arrivé de Meudon la nuit du 14 au 15 d'avril , et il y avait été retenu , comme je l'ai remarqué, à cause du mauvais air, que Versailles était plein de petites-véroles, et par la considération des princes ses petits-fils. Il fut trois mois pleins à Marly, et il en partit le mercredi 15 juillet, après y avoir tenu conseil et diné, passa à Versailles, où il monta un moment dans son appartement, et alla coucher à Petit- Bourg, chez d'An-

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tin , et le lendemain à Fontainebleau, où il demeura jusqu'au -14 septembre. Je supprimerais cette bagatelle, arrivée à l'occasion de ce voyage, si elle ne servait de plus en plus à caractériser le roi. Madame la duchesse deBerry était grosse, pour la première fois, de près de trois mois, fort incommodée et avait la fièvre assez forte. M. Fagon trouva beaucoup d'inconvénients à ne lui pas faire différer le voyage de quelques jours. Ni elle ni M . le duc d'Orléans n'osèrent en parler. M. le duc de Berry en hasarda timidement un mot, et fut mal reçu. Madame la duchesse d'Orléans, plus timide encore , s'adressa à Madame et à madame de Maintenon , qui , toutes peu tendres qu'elles fussent pour madame la duchesse de Berry, trouvèrent si hasardeux de la faire partir que , appuyées de Fagon, elles en parlèrent au roi. Ce fut inutilement. Elles ne se rebutèrent pas, et cette dispute dura trois ou quatre jours. La fin en fut que le roi se fâcha tout de bon, et que, par capitulation, le voyage se fit en bateau au lieu du carrosse du roi.

Pour l'exécuter, ce fut une autre peine d'obtenir que madame la duchesse de Berry partirait de Marly le 43, pour aller coucher au Palais-Royal , s'y reposer le 14, et s'embarquer le 15 pour arriver à Petit-Bourg , où le roi devait coucher ce jour-là , et arriver comme lui le 46 à Fontainebleau , mais toujours par la rivière. M. le duc de Berry eut permission d'aller avec madame sa femme; mais le roi lui défendit avec colère de sortir du Palais- Royal pour aller nulle part, même l'Opéra à l'un et à l'autre, quoiqu'on y allât du Palais-Royal sans sortir, et de plain-pied des appartements dans les loges de M. le due d'Orléans. Le \ 4, le roi , sous prétexte d'envoyer savoir de leurs nouvelles, leur fit réitérer les mêmes défenses, et à M. et à madame la duchesse d'Orléans, à qui il les avait déjà faites à leur départ de Marly. Il les poussa

jusqu'à les faire à madame de Saint-Simon pour ce qui regardait madame la duchesse de Berry, et lui enjoignit de ne la pas perdre de vue, ce qui lui fut encore réitéré à Paris de sa part. On peut juger que ses ordres furent ponctuellement exécutés. Madame de Saint-Simon ne put se défendre de demeurer et de coucher au Palais- Royal, où on lui donna l'appartement de la reine-mère. Il y eut grand jeu tant qu'ils y furent pour consoler M. le duc de Berry de sa prison.

Le prévôt des marchands avait reçu ordre de faire préparer des bateaux pour le voyage; il eut si peu de temps qu'ils furent mal choisis. Madame la duchesse de Berry s'embarqua le 45, et arriva avec la lièvre , à dix heures du soir, à Petit-Bourg, où le roi parut épanoui d'une obéissance si exacte. Le lendemain madame la Dauphine la vit embarquer. Le pont de Melun pensa être funeste ; le bateau de madame la duchesse de Berry heurta, pensa tourner, et s'ouvrit à grand bruit , en sorte qu'ils furent en très-grand danger. Ils en furent quittes pour la peur et pour du retardement; ils débarquèrent en grand désordre à Yalvin , où leurs équipages les attendaient , et ils arrivèrent à Fontainebleau à deux heures après minuit. Le roi , content au possible , V ai la voir le lendemain matin , dans ce bel appartement de la reine-mère que le feu roi et la reine d'Angleterre, et après eux Monseigneur, avaient toujours occupé. Madame la duchesse de Berry, à qui on avait fait garder le lit depuis son arrivée, se blessa et accoucha, sur les six heures du matin du mardi 21 juillet, d'une fille. Madame de Saint-Simon l'alla dire au roi à son premier réveil , avant que les grandes entrées fussent appelées ; il n'en parut pas fort ému , et il avait été obéi. La duchesse de Beauvillier accompagnée de la maréchale de Châtillon nommée par le roi, Tune comme duchesse, l'autre comme dame de

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qualité , eurent la corvée de porter l'embryon à Saint- Denis. Comme ce n'était qu'une fille on s'en consola, et que la couche n'eût point de mauvaises suites.

M. le comte de Toulouse , attaqué de grandes douleurs de vessie depuis deux mois à Marly, n'y voyait sur les fins presque plus personne. Le roi l'alla voir plus d'une fois, mais il voulut aussi qu'il allât à Fontainebleau en même temps que lui. Quoiqu'il ne pût souffrir de voiture , et encore moins monter à cheval , il en fit le voyage en bateau , et ne put presque sortir de sa chambre pour aller seulement chez le roi, très-rarement, tant qu'on fut à Fontainebleau. C'est ainsi que rien ne pouvait dispenser des voyages , et que le roi faisait éprouver aux siens qu'il était au-dessus de tout. Il fit en arrivant la galanterie à la Dauphine d'envoyer à sa messe toute sa musique , comme elle était auparavant à celle de Monseigneur. Le Dauphin ne se soucia point de l'avoir à sa messe qu'il entendait d'ordinaire de bonne heure, et toujours dans un recueillement qui ne se serait guère accommodé de musique, d'autant plus qu'il l'aimait beaucoup. Ce fut une distinction que la Dauphine n'avait point demandée ; elle la toucha beaucoup et montra à la cour une grande considération.

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