CHAPITRE XIII
Le roi Jacques II repasse en IlaUe. — Le prince élrrtoral de Saxe ôponse une archiduchesse , Joséphine. — Bénédiction de Mme de Ciielles. — Mort de Marillac, doyen du conseil; de Mme de Croissy; son caractère.
— Mort de Courcillon ; de Lonvois , capitaine des Lent-Suisses. — Sa charge donnée à son flls à la mamelle. — Mort du comte de Reckem ; du duc de Bisaccia; sa famille. — Mort du marquis de Crussol ; de l'évèque d'Avrauclies, Coettenfao; d'Orry; de Mme de Bellcgarde, [luiscie son mari ; du duc de La Trcmoille. — Mort de Mme de Coigiiy ; «'xtrnction de son mari. — Mort de l'abbé de Moiitmorel. — Mo;l du président TamboniH;au.
— M. le comte de Charolois , comblé d'argent du roi , fait gouverneur de Touraine. — Comte d'Évreiix a.^bète le gouvernement de l'Ile-de-France et la capitainerie de Monceaux , où il désole le cardmal de Bissy. — Le nonce Benlivoglio, près d'èlre cardinal , pnnd congé et part. — Ses horreurs. — L'abbé de Lorraine et l'abbé de Castries obtiennent enfin leurs bulles de Bayeux et de Tou'-s , et soni sacrés par fe cardinal de Noaiiles. — Commissions de juges du conseil envoyée à Nantes. — Bretons arrêtés ; d'autres en fuite. — Berwick en Roussillon , prend la Ceu-d'Urgel ; y finit la campagne.
— Le Guerchois, gouverneur d'Urgel. — M. le duc d'Orléans se fait appeler mon oncle. — le feu roi n'apparentoilque lui , Monsieur et la vieille Mademoiselle. — Conseil de régence entièrement tombé.— Besons , archevêque de Rouen, puis l'abbé Dubois y entrent. —Je propose à M. le duc d'Orléans un conseil étroit, en laissant subsister celui de régence ; [chose] que I jbbé Dubois emiiôrha. — Davisard mis en liberté. — La Cbâpelle; quel ; exilé, aussitôt Vappelé, mort peu après. — Quatre millions pajés en Bavière ; trois en Suède. — Quatre-vingt mille livres données à Meuse , et huit cent mille francs à Mme de CLâteaulhiers , dame d'atours de Madame.
— Abbé Alary ; quel; obtient deux mille livres de pension. — Le marquis de Brancas obtient quatre mille livres de pension pour son jeune frère , et la survivance de sa lieutenance générale de Provence à son fils, à neuf ans.
— Maréchal de Matignon obtient six mille livres d'augmentation d'appointements de son gouvernement. — Fureur du Mississipi et de la rue Quincarapoix. — Diminution d'es|)èces ; refonte. — Prince de Conti relire Mercœur à Lassai. — Largesses aux officiers employés contre l'Espagne. — Affaires de cour à Vienne. — Prince d'Elbœuf ; quel ; obtient son abolition et revient en France. — Nomination d'évèchés où l'abbé d'Auvergne et le jésuite LaGleau sont compris. — Conduite de ce dernier.
Le roi Jacques, qui avoit été bien reçu en Espagne, et qui avoit tenté avec son secours de passer en Ecosse, essuya une tempête qui endommagea et sépara toute la flotte d'Espagne. La mort du roi de Suède et les affaires domestiques de Russie avoient fort déconcerté ses projets : ainsi il repassa en Italie, et s'en retourna à Rome achever son mariage, où la fille du prince Sobieski, qu'il avoit épousée par procureur, l'attendoit. C'étoit la crainte de cette tentative et de son succès qui avoit si fort pressé l'abbé Dubois de la déclaratioa de la guerre à l'Espagne.