‹ Mémoires complets et authentiques, sur le sièvle de Louis XIV et la Régence; (volume 2)Chapitre 226 sur 335 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Débordement de pensions, et pensions fiiées au grade d'officier généril.

— M. le duc d'Orléans m'apprend le mariage du duc de Lorges avec la fille an premier président. — Ma conduite là-dessus. — Édil de réduction des intérêts des rentes. — Mouvements du parlement là-dessus. — Remontrances. — Retour de Rion à Paris, oii il tombe dans l'obscurité.

— Enlèvements pour peupler le pays dit Mississipi , et leur triste succès.

— La commission du conseil, de retour de Nantes, s'assemble encore à l'Arsenal : peu après , le maréchal de Montesquieu rappelé de son commandement de Bretagne. — Retour du comte de Charolois de ses voyages. — Bon mot de Turménies. — Quel étoit Turménies. — Retrait' de l'hôtel de Marsan. — Mariage de La Noue avec Mme de Chevry. — Quels gens c'étoient.

— Fruits amers du Mississipi. — Rare contrat de mariage du marquis d'Oyse. — Dreux obtient la survivance de sa charge de grand maître des cérémonies pour son fils, et le marie malheureusement. — Mort du prince Vaïni. — Mort et caractère du comte de Peyre. — Sa charge de lieutenant général de Languedoc donnée pour rien à Canillac. — Mort de la comtesse du Roure ; curiosités sur elles. — Mort et singularités de la marquise d'AUuye. — Mort de l'abbé Gautier. — Mort et détails du célèbre Valero y Losa, de curé de campagne devenu, sans s'en être douté, évêque, puis archevêque de Tolède. — Éloge du P. Robi.net, confesseur du roi d'Espagne, et ijon renvoi. — Division entre le roi d'Angleterre et le prince de Galles; sa cause ; leur apparent raccommodement. — Duc de La Force, choisi pour aller faire les compliments à Londres, n'y va point, parce que le roi d'Angleterre ne veut point de cet éclat. — Masse'i à Paris , depuis nonce en France; sa fortune, son caractère. — Les 'Vénitiens se raccommodent avec le roi et rétablissent les Ottobon. — Étal, intrigues, audace des bâtards du prince de Monlbéliard, qui veulent être ses héritiers et légitimes.

Malgré la situation des finances, il reprit à M. le duc d'Orléans un nouveau débordement de pensions. Il en donna une de six mille livrep , et une autre de quatre mille livres attachée au grade de lieutenant général et à celui de maréchal de camp, avec cette explication : qu'elles seroient incompatibles avec un gouvernement ou avec une autre pension ; mais que, si la pension étoit moindre, elle seroit portée jusqu'à cette fixation. Cela alloit bien loin au grand nombre et n'en obligeoit aucun en particulier. La vieille Montauban , dont il a été quelquefois parlé ici, en eut une de vingt mille livres , et M. de Montauban , cadet du prince de Guéraéné, une de six mille. La duchesse de Brissac, sœur de Vertamont, qui étoit fort pauvre, et que son frère, premier président du graul conseil, logeoit et nourrissoit, en eut une aussi de six mille

4. Action ea justice pour reprendre l'hôtel de Marsan qui avait été vendu.

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