‹ Mémoires complets et authentiques, sur le sièvle de Louis XIV et la Régence; (volume 3)Chapitre 78 sur 298 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

L'ciipereur accepte le projet de paix. — Les Anglois haïssent, se plaignent, licmandent le rappel de Cliûteauneuf de Hollande. — Leur impudence à l'égard du régent. — Guidés par Dubois, ils presse nt et menacent l'Espagne. — L'empereur méiïQge enfin les HoUandois. — Erreur de Monleléon. — Difficulté et conduite de la négociation du roi de Sicile à Vienne. — Énormité contre M. le duc d'Orléans des agents du roi de Sicile à Vienne, qui échouent en tout. — Sage conduite el avis de Monleléon. — La Hollande, pressée d'accéder au traité, recule. — Beretti, par ordre d'Albéroni , qui voudroit jeter le Prétendant en Angleterre, tâche à lier l'Espagne avec la Suède et le czar prêts à faire leur paix ensemble. — Sages réflexions de Ceilamare. — Son adresse à donner de bons avis pacifiques en Espagne. — Dangereuses propositions pour la France du roi de Sicile à l'empereur. — Provane les traite d'impostures; proteste contre l'abandon de la Sicile, et menace la France dans Paris. — Nouvelles scélératesses du nonce Benlivoglio. — Fortes démarches du pape pour obliger le roi d'Espagne de cesser ses préparatifs de guerre contre l'empereur. — Autres griefs du pape contre le roi d'Espagne. — Menaces de l'Espagne au pape. — Souplesses et lettres de Sa Sainteté en Espagne. — Fortes démarches de l'Espagne sur les bulles de Séville. — Manège d'Aldovrandi.

Enfin les incertitudes de la cour de Vienne cessèrent , et on apprit par un courrier qu'en reçut Penterrieder à Londres que l'empereur acceptoit un projet que toute l'Europe regardoit comme très-avantageux à la maison d'Autriche. Toutefois il s'éloit fait prier longtemps pour y consentir, et ce u'étoit qu'avec des peines infinies, au moins en appa-

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