EXIL DU COMTE DE MELFORD. [170 H
comte de Melford qu'on se fût fié d'un dessein de cette importance, dans ]a situation où il étoit avec sa propre cour et la nôtre; mais il n'en falloit pas tant au roi Guillaume pour faire bien du bruit . ni aux Anglois pour les animer contre nous dans la conjoncture des affaires présentes. Melford fut pour sa peine envoyé à Angers et fut fort soupçonné. Je ne sais si ce fut à tort ou non.
Peu de jours après, le roi Jacques se trouva fort mal et tomba e.i paralysie d'une partie du corps, sans que la tète fût attaquée. Le roi. et toute la cour à son exemple, lui rendit de grands devoirs. Fagon l'envoya à Bourbon. La reine d'Angleterre l'y accompagna. Le roi fournit magnifiquernent à tout, ckargea d'Urfé daller avec eux de sa part, et de leur faire rendre partout les mêmes ho;ineurs qu'à lui-même , quoiqu'ils voulussent être sans cérémonies.