‹ Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocese, continues jusqu'a nos jours avec addition de nouvelles preuves et annotationsChapitre 70 sur 122 · M. DE NOÉ · texte numérisé non relu

M. DE NOÉ

im. îïvail fort k faire pour restaurer le culte dans son diocèse et notamment dans l'arrondissement d'Âuxerre. Les églises étaient tombées en ruines par défaut de soin et par les atteintes brutales dont elles avaient été Tobjet pendant les dix années qui venaient de s'écouler. Le personnel du clergé avait éprouvé de grandes vicissitudes.

M. de Noé publia tout d'abord, aux mois de prairial et de messidor an X (mai et juin 1802), des ordonnances sur la réduction des fêtes, sur la sonnerie des cloches et les cérémonies extérieures du culte, découlant des nouveaux principes posés dans le concordat. Le préfet de TYonne autorisa la publication de ces actes dans son département (I).

La première ordonnance est basée sur un induit du légat. L'évêqoe la fait précéder de celte pieuse déclaration : « Que si certaines fêtes n sont célébrées d'une manière moins obligatoire pour tous les fidèles, » il ne sera cependant rien changé aux offices et aux rites observés » jusqu'à ce jour pour leur célébration ; les églises seront témoins

> des mêmes solennités, les voûtes sacrées retentiront des mêmes » chants , vos prêtres offriront les mêmes sacrifices, la piété qui ne » sera point retenue par des obligations et des devoirs domestiques

> retrouvera dans nos églises tout ce qui lui est cher, etc. > Il fixe ensuite le mode de célébration des fêtes.

Le règlement pour la sonnerie des cloches n'était pas alors une chose indifférente. Il n'y avait pas longtemps encore que cet usage était proscrit par la loi de l'an m. Il fallait donc fixer les circonstances religieuses dans lesquelles la sonnerie serait pratiquée.

M. de Noé établit par un autre décret du 27 thermidor an x (15 août 1802), un certain nombre de cures dont le ressort était aussi étendu que celui des justices de paix. On trouvait dans l'ancien diocèse d'Auxerre , les cures de Saint-Etienne de la même ville, de Coûlangesla-Vineuse, Coulanges-sur- Yonne, Courson, Saint-Sauveur, Toucj, Vermanton, Bléneau et Saint-Fargeau. Le premier consul ratifia cet acte le IG fructidor suivant. Ce fut la base du nouvel ordre de choses. Les succursales furent établies ultérieurement.

(1) Le fait peut paraître singulier aujourd'ljui, mais il n'en est pas moins exact.

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