L'INGRAT PARFAIT
Un oiseau, non de ces oiseaux De noble instinct, de beau plumage, Qui savent mille chants nouveaux, Qui, le long d'un sombre bocage,
* Variakte.
Ainsi que Biaise, tous les hommes Se plaignent de leur sort, et forment des souhaits ; Songeons plutôt, songeons, imprudents que nous sommes, A bien user des dons que le Ciel nous a faits.
1 Ce conte n'a été publié jusqu'ici que dans les remarques critiques de Joly sur le Dictionnaire de Ray le. Il le trouva dans les Mémoires manuscrits de M. de La Mare, conseiller au parlement de Dijon. En voici l'origine : Boileau ayant été traité avec beaucoup de soin et d'amitié, dans une longue et dangereuse maladie, par son ami Claude Perrault (frère de Charles), médecin, qui avait aussi du goût pour l'architecture, fit contre lui, en tête du quatrième chant de ['Art Poétique, des vers qui commencent par celui-ci : Dans Florence jadis vhait un médecin, etc.
Claude Perrault s'en trouva offensé, et lui ou son frère Charles, ou peutêtre tous les deux, y répondirent par la fable qu'on vient de lire, à laquelle boileau répliqua par la première de ses épigrammes • Oui, J'ai dit dans mes vers qu'un célèbre assassin, etc.