d:; 1b1a., n°281, 3. Id., ibid., n
et en Érythrée on préparait, en surmontant les plus grandes difficultés, ce qu’il fallait pour les recevoir et les nourrir, tandis que le général Lamberti, vice-gouverneur à Massaoua, acquérait partout des bêtes de somme.
Le ministère me fit une nouvelle offre de 8,000 hommes, le 3 février. Tout naturellement, j'étais pressé de les accepter. Je répondis donc! que « 8,000 hommes constituaient toujours une précieuse réserve, mais en même temps que je voulais 2,520 mulets et 500 conducteurs hors cadres, ainsi que beaucoup de munitions et du matériel de toute nature ». Je demandais en outre : 100,000 boîtes de viande, 600 quintaux de biscuit, etc. » Je prévenais, par le même télégramme (6 février), que je réunissais un petit corps à Adi Ugri, car je ne pouvais pas, pour des raisons logistiques, et méme tactiques, opérer sur le haut plateau avec tous les bataillons. J'ajoutais que l’on prendrait les mesures nécessaires pour que les nouveaux renforts « arrivent avec des convois absolument complets, avec des animaux en surabondance. Le seul manque des bâts usités en Afrique a produit de graves inconvénients ».
Malgré ces difficultés, toujours mises en avant; malgré le nombre énorme d’ennemis signalé presque journellement; malgré la faiblesse du corps d'opération et le manque de convois déjà indiqué; malgré le théâtre de la guerre tant de fois décrit et connu, “à Rome, on voulait une action décisive. Traîner les choses en longueur, gagner du temps, semblait déshonorant, bien que l’on “tint en respect un ennemi si supérieur en forces et à une si grande distance des parties les plus vitales de la colonie.
On connaît les télégrammes du président du conseil quand nous étions encore à Adigrat, avec les seules forces de la colone, alors que l’on avait à peine commencé le mouvement en Italie. On ne s’inquiétait ni des distances, ni des nombres, ni des difficultés. Et quand on était si peu d’accord et si indécis au sein du conseil des ministres, où l’on faisait abstraction de tout, On voulait un plan précis d'opération avec des tendances offensives : et même on demandait l'offensive à fond, dans l'Érythrée, là où l’on devait affronter toutes les inconnues de la guerre contre lenvahisseur. C’est ainsi, et non autrement, qu’il faut expliquer