CANONS
Dans ce tableau, que donne le Rapport officiel (Lamberti), ne Sont pas compris environ 140 hommes du quartier général (carabiniers, saptiés, ascaris de cavalerie démontés, etc.); ne sont pas compris non plus les hommes qui ne sont pas armés du fusil. Par Suite, en tenant compte approximativement des uns et des autres, On pourrait calculer que le corps d’opération comptait environ 16,700 combattants, non compris les officiers. À ces chiffres, 1l
faudrait ajouter environ 1,300 hommes, tant ascaris que bandes. faisant partie de la colonne Ameglio!.
Il restait à Sauria et à Entiscio une compagnie du 12° bataillon (infanterie d'Afrique, 120 hommes), 115 bersagliers, environ 1,400 conducteurs armés de fusils (moitié Italiens, moitié indigè= nes), 200 conducteurs italiens armés du revolver, plus une cinquantaine d'officiers. Neuf cents autres individus, la plupart non armés du fusil, étaient, pour divers services, attachés aux corps, et aux détachements. Ensemble 2,735 hommes.
Sur ces hommes laissés avec les convois, en dehors des départements et des services divers, appartenaient approximativement :
A la brigade Dabormida.., 260 hommes.
ee Arimondi .... 300 1
—— Éllena:; 552 400 —
Le Albertone .... 800 —
== GÉDIP 2, 00 420 —
Au quartier général. ...... 60 — TOTAL: 2 RE 2,290 —
Non compris les hommes désarmés.
Le soir précédent, 28 février, à l'heure correspondant à celle” prescrite pour mettre les colonnes en marche (9 heures), une tempête avait éclaté sur les hauteurs de Sauria et les combes avoisinantes. |
S'il en était arrivé autant dans la soirée du 29 (comme cela. n'avait rien d’improbable étant donné que les averses torrentielles se répètent aux mêmes heures de la journée, et ainsi que l’annonçaient de gros nuages), le mouvement en avant n’aurait pas pu avoir lieu, parce que le Mai Cherbara, — qui court trans versalement devant la position de Sauria, ainsi qu'un fossé,
1. D’après mes souvenirs, le nombre des combattants devrait s'élever à plus de 17,000 hommes. Mais je n’ai pas de documents pour le prouver.de m'en tiens, par conséquent, aux chiffres approximatifs de fusils donné par le Rapport, en y ajoutant les hommes non armés du fusil. Le chiffre officiel de l'effectif au camp était en tout de 20,170 hommes, et il fut télégraphié à, Rome le 29. Le nombre des combattants au 1° mars devrait s’obtenir en, retranchant de l'effectif présent à Sauria, le 29 février, le nombre d’ hommes | laissés avec le convoi. Par suite, 20,170 — 2,735 — 17,485. 170
LÈeE
Là
d’une place forte, — gonflé par les pluies, n'aurait pas permis le passage, durant toute la soirée, ni aux colonnes du centre ni à celle de droite.
Au lieu de cela, le ciel, après s'être couvert un peu avant la nuit, se rasséréna tout d’un coup, et une lune splendide illumina la route. Il était 9 heures. Sur l'horizon, à l’ouest, apparaissaient distinctement les montagnes connues dans le pays sous le nom générique de Gundapta, avec leurs formes caractéristiques de cornes, de pyramides et d’obélisques. Et du haut d’Adi Dichi, mes yeux, habitués à ce terrain, pouvaient voir les dépressions par lesquelles devaient passer les brigades pour se diriger sur les objectifs désignés.
Les avant-postes avaient fait bonne garde. Et il semble effectivement qu'une fois l’ordre donné, aucun espion ennemi n’en ait porté la nouvelle aux Abyssiniens.
En pointe, devant chaque colonne, marchait, comme le prescrivaient les directives, un détachement d'’indigènes avec les guides du pays et, naturellement, avec un officier; aussitôt après et à une faible distance venait l'avant-garde, précédant de peu le gros.
La préoccupation essentielle de tous devait être de maintenir la liaison des unités.
On n’entendait qu’un long bruit de pas amorti, accompagné du bruit des armes et des objets qui se heurtaient. On ne voyait rien, car il était interdit de fumer, et les ombres des colonnes se confondaient avec les ombres des hauteurs et des ondulations du terrain. La brigade indigène marchait à gauche, la brigade Arimondi au centre, et la brigade Dabormida à droite. Il fallut une heure et demie avant que les deux brigades blanches eussent fini de défiler.
J'abandonnai les tentes dès que j'appris que la queue de la colonne Dabormida était en marche par le col de Zala. En descendant de la position, j'observai que, selon les ordres donnés, on rassemblait, sur le versant opposé, les gardes, les malades, les hommes incapables de marcher et les convois.
Après avoir franchi le Mai Cherbara, je m’aperçus que le dernier bataillon de la colonne Dabormida, n'étant pas relié au gros qui marchait vers le col de Guldam, obliquait un peu à gauche et se mettait derrière la colonne Arimondi, au moment même où