‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 48 sur 156 · TROUPES · texte numérisé non relu

TROUPES

CRPICEREN SE ARS INDIGÈNES 3 bataillons d'infanterie d'Afrique . 60 1.310 » 1 bataillon de chasseurs d'Afrique, 18 574 »

6 bataillons d'infanterie indigène . 108 60 6.6501 2 batteries de montagne,......... 8 22 326 Escadrons de cavalerie....... 2 Are 6) 9 145

On ne pouvait diminuer ni les carabiniers, ni les artilleurs, ni le génie, ni le train, ni les télégraphistes, ni les autres services, ni le personnel de bureau, car — d’un commun accord entre moi et le général Arimondi, commandant des troupes — ce personnel de bureau avait été réduit à l'extrême limite des besoins. La dépense pour l'effectif indiqué plus haut était de 13 millions. Pour la réduire à 9 millions, ainsi que le prouve un calcul détaillé que j'avais fait moi-même, l'effectif des combattants, en Érythrée, aurait dû être ramené au bataillon de chasseurs blancs et à quatre bataillons indigènes. Peut-être même aurait-on été contraint de supprimer l’escadron.

« En guerre, on n'est pas le maître de s'arrêter où l’on veut, et moins que partout ailleurs en Afrique. Fata trahunt. »

Il était impossible de laisser la frontière ouverte sans s’entendre avec Mangascia, ou sans détruire dans une bataille les nouvelles forces qu’il venait de rassembler.

Il était impossible de s'entendre avec lui sans courir le risque

1, Non compris 275 ascaris enrôlés en sus des effectifs organiques.

d’une reprise subite des hostilités contre le centre de la colonie. Par suite, l'occupation d'Adigrat et l’organisation du Tigré étaient indispensables à la défense ; or cela exigeait une occupation militaire d’au moins quelques mois.

« Je dois construire des fortifications, rappeler la milice, organiser des bandes dans les nouvelles garnisons, dépenser énormément pour les transports, tenir en éveil et contenter les Dancalis et les Gallas, étendre le service d'informations, établir de nouvelles lignes télégraphiques, etc.{. »

Du reste, tout cela était conforme aux ordres et aux intentions du ministère. Il fallait au moins deux bataillons indigènes avec une batterie pour occuper les positions d’Adigrat et d'Adoua. Un bataillon et une demi-batterie étaient nécessaires pour tenir Cassala. Il restait quatre bataillons indigènes pour tout le reste de la colonie. Comment pouvait-on diminuer et rapatrier les bataillons italiens ou licencier les bandes, alors que nous avions trois lignes d'opération (Massaoua, Chéren, Cassala; — Massaoua, Adi Ugri, Adoua; — Massaoua, Sénafé, Adigrat) ?

Aussi, voyant la position intenable, aussitôt après avoir reçu le télégramme du 23 avril de Crispi et Blanc : « Le gouvernement du roi ne peut certes pas vouloir que ras Mangascia s'empare d'Adoua... Notre désir est d’avoir dans le Tigré une position, … » télégramme cité plus haut, — j’écrivais, à la date du 23 avril 1895 : « Je comprends que l'opinion publique soit alarmée et que le gouvernement doive chercher à la calmer au moment suprême

des élections... Je crois que la meilleure manière de calmer les.

esprits est de me rappeler. Un autre gouverneur, qui ne se serait pas autant engagé que moi, pourrait tenter, en Afrique, de s’entendre avec Mangascia et avec Ménélick de façon à réduire notablement les dépenses. Il pourrait peut-être abandonner quelques parcelles du territoire. J’aiderais le gouvernement par mes déclarations et je me préparerais à passer Le service?. »

Deux jours après, je télégraphiais que, d’après des nouvelles du Choa, « ras Alula, en partant le 24 avril, serait à la frontière au milieu de mai, avec 12,000 hommes, pour envahir la colonie. Ménélick le suivrait avec des forces convenables. L'idée

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