‹ Mémoires d'anthropologieChapitre 16 sur 86 · NOUVEAU PROCÉDÉ D’ANTHROPOMÉTRIE · texte numérisé non relu

NOUVEAU PROCÉDÉ D’ANTHROPOMÉTRIE

de repère du tronc et des membres au-dessus du sol. Ces hauteurs ont été prises jusqu’ici avec le fil à plomb, procédé défectueux, parce que la saillie des chairs dévie souvent le fil, procédé très-long, parce que le fil, n’étant pas gradué et ne pouvant pas l’être, doit être reporté sur une grande règle graduée longue de deux mètres et difficile à manier, et parce qu’il faut beaucoup d’attention pour déterminer ainsi sans erreur la longueur d’un fil terminé par une boule de plomb. Avec l’équerre et la planche graduée, la mesure d’une hauteur n’exige pas plus de deux ou trois secondes : le temps de lire un chiffre sur l’échelle et de le dicter.

Ainsi, la mensuration directe des longueurs avec le ruban métrique ne dispenserait pas de mesurer ensuite les hauteurs ; tandis que la mensuration des hauteurs dispense de prendre les longueurs, celles-ci étant obtenues ensuite par de simples soustractions. Le procédé de l’équerre permet donc de simplifier beaucoup la feuille d’observation, de réduire de près de moitié le nombre des cases à remplir, et d’abréger considérablement l’observation, qu’on rendra en même temps plus précise, plus uniforme et plus facile.

Le ruban métrique me paraît devoir être réservé pour la mesure des courbes, des circonférences et de certaines lignes obliques, qui sont d’ailleurs en très-petit nombre (1).

(I) Le procédé de la douI>le équerre, adopté par la Société d’anthropologie, a été expliqué avec plus de détails dans les hifitritciions (jéwh’ales pour les recherches anthropologiques (Mémoires lie la Société d’anthropologie, t. II, p. 130-160. Paris, 1863, gr. in-8,'.

Page 1