SANS OUVRIR LE CRANE
{Bullelins de la Société' d’anthropologie, t. VI série), 186Î5, p. 56i).
Vamjle sphénoïdal ^ désigné aussi sous le nom à! angle de la selle turciqiie^ angle de Véphippium^ est l’angle qu’interceptent, sur une coupe médiane du crâne, deux lignes qui, partant du bord antérieur de la selle turcique ou point sphénoïdal , vont aboutir l’une à la suture fronto-nasale, ou point nasal ^ l’autre au bord antérieur du trou occipital, ou basilaire. C’est l’angle NSB de la figure ci-après.
Signalé pour la première fois par M. Virchow, cet angle a été étudié surtout par M. Welcker, qui en a tiré des indications fort intéressantes. Plus l’angle sphénoïdal est grand, et plus la face [test projetée en avant; ce rapport, comme on le voit, est préciséraentl’inverse de celui qui existe entre l’angle facial de Gamperet lia direction delà face; on sait, en effet, que l’angle facial croît à me- ‘ sure que la face se rapproche de la direction verticale, de sorte que I Paccroissement de cet angle constitue un caractère de supériorité,
I tandis que celui de l’angle sphénoïdal constitue un caractère d’in- I fériorité.
On a reproché h l’angle facial de fournir souvent des indi- 1 cations trompeuses. On lui a reproché surtout de présenter aux 1 divers âges des variations qui ne sont pas en rapport avec le dévet loppement de l’intelligence. Cet angle, en effet, est à son maxi- 'mum au moment delà naissance, et va ensuite eu diminuant .jusqu’au jour où la croissance de la tête est terminée. Or, s’il est
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vrai que les jeunes singes soient plus intelligents queles singe» adultes, il est tout aussi certain que, chez l’homme, 1 intelligence se développe jusqu’à l’âge adulte, c’est-à-dire qu elle giandit
pendant que l’angle facial diminue.
L’angle sphénoïdal, d’après M. Welckcr, échapperait à cette objection. Il serait à son maximum chez l’enfant nouveau-né , il
drait ensuite en diminuant progressivement et descendrait à son minimum sur le crâne entièrement développé. «Si l'on classe les crânes d’après l’angle facial, dit M. Welcker über Wachsthum wid Bau des menschlichen ScUïdels, Leipzig 1862, gr. in-4% p. 142, n“ 59), le crâne du nouveau-né est placé au-dessus de l’adulte. D’après l’angle sphénoïdal, au contraire, -on obtient la série suivante: homme, femme, enfant, animal. » L’angle sphénoïdal, d’après le même auteur, aurait en outre 'l’avantage de fournir un caractère distinctif fort important entre l’homme et le singe. Il irait en diminuant chez l’homme à partir -de la naissance jusqu’à la fin de la croissance, tandis que chez