‹ Mémoires d'archéologie et d'ethnographie américainesChapitre 5 sur 43 · LA PIPE DU KING S MOUND D ASHLAND · texte numérisé non relu

LA PIPE DU KING S MOUND D ASHLAND

les planches 7 à 9 du tome VII du grand ouvrage du lieutenant Wheeler. et qui proviennent des anciens cimetières indiens de la Paiera et de dos Pueblos, dans le comté de Santa-Barbara D’auti'es instruments tout pareils se sont rencontrés dans presque toutes les îles voisines '* et les Klamatlis comme les Utes se servaient hier encore de pipes tubulaires presque identiques à celles des Californiens disparus.

L’usage de ces pipes tubulaires ne se limite point d’ailleurs au versant occidental des montagnes Hocheuses. A une époque indéterminée, mais antérieure aux premiers voyages des Blancs, les pipes tubulaires oui été usitées jusqu’aux rivages de l’Allanlique. Le musée Peabody possède, par exemple, uu de ces inslruments recueilli dans le Massacbusells; Scboolcraft, Squier et Davis®, puis M. Andrews* en ont rencontré d’autres plus ou moins analogues dans les vallées du Mississipi et de l’Ohio. Le D' Abbott les signale comme de beaucoup les plus usitées au Nouveau -Jersey, où les pipes ne sont point d’ailleurs communes®. Enlin la ligure 22 ci-joinlc montre un de ces instruments, d’ailleurs fort curieusement sculpté, récemment exhumé d’un moimd du Ivenlucky.

Nous devons, nous l’avons déjà dit, la communicaliou de celle remarquable pièce à M. le D'' L.-N. Worthingloii qui la conserve dans son cabinet et vient d’en offrir un moulage peint au musée du Trocadéro. Suivant les renseignements qu’il a bien voulu nous communiquer, elle provient d’un Mound ou lumulus du village d’Ashland, Boyd County, Kentucky, connu des babilanls sous le nom de Kinrfs Mound, le lumulus du lloi. Elle gisait au

1) C.-C. Abbott, loc., c'a.

2) M. Schumacher en a notamment recueilli à San-Clemente et Santa-Calalina.

3) H.-R. Schoolcral't. Observations rcspectiiuj the Grave (Jreek Mound in \yeslern Virginia. {Transact. of the Amerk. Ethnolog. Soc., vol. I, p. -406.) — Squier et Davis, op. cit. p., 22-4-227. — Schoolcraft a décrit les tubes de Grave Creek Mound, dont il a méconnu l’usage, sous ce titre ; Antique Tube or Syphon : Telescopic Dcvice.

■4) E.-B. Andrews. Report of Explorations of Mounds in Southeastern Ohio. [Tcnth Annual Report of the Trustées of the Peabody .Muséum of American Arehæology and Ethnology, vol. 11, n® 1, p. 63 et 73. Cambridge, 1877.)

5) C.-C. Abbott. Htone Age in Neiv-Jersey. Washington, Governm. l^rint. OIT., 1877, in-8, p. 341-344 et flg. 179.

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centre de ce monument, à un peu moins de quatre mètres audessous de la surface.

Ainsi que l’on peut s’en assurer fort aisément, en comparant les deux figures 3 et 4, la pipe du King’s .Alound se compose essentiellement d’un tube tout à fait semblable à celui de la pipe californienne.

Ce tube, légèrement aplati dans le sens de la figure qui le surmonte, offre une section ovalaire. Son diamètre mesure quarante deux millim. sur quarante-sept à l’extrémité antérieure, trente-trois millim. sur trente-cinq à l’extrémité postérieure; le canal qui le traverse, percé successivement par l’un et l’autre bout, a trente mill. sur trente et un en avant, vingt mill. sur vingt et un en arrière, vers l’extrémité buccale. La forme générale est régulièrement conique; un cordon en relief de deux centimètres de large se dessine sur la surface externe à quarantecinq millim. de l’emboucbure. Deux centimètres plus loin commence la statuette, prise à même dans la pierre, haute de quatrevingt-dix millimètres, longue de cent trente-sept et qui représente un mâle d’aix [aix sponsa), fort ressemblant, la tète droite, la crête retombant gracieusement sur le dos, et les pattes reportées en arrière dans l’attitude de la nage'.

Celle pipe d’Ashland a son j)endant dans celle de Calawba Hiver, Chesler District, South Carolina, qui fait partie de la collection Van Cleve à Dayton (übio), et que Squier cl Davis ont représentée dans leur célèbre ouvrage*. Celle pièce, nous diseut les deux archéologues américains, est scul])tée dans une sléalite compacte, de couleur sombre, et mesure dix pouces de long (2.34 mill.) sur deux pouces de large (30 mill.) à l’extrémité la plus large cl un pouce un tiers (33 mill.) à l’extrémité la plus étroite. Le trou est proportionné au diainèlre et atteint respectivement un pouce un dixième (28 mill.) cl six dixièmes de pouce (13 mill.).

1) Ce bel oiseau est désigné aux États-Unis sous le nom (\' American Summer- Duck; c’est l’aû; de la Caroline qui habite tous les États-Unis. « On le trouve en hiver, dit Brelim, dans les Etats du Centre. 11 n’émigre que des contrées d'où la rigueur de la saison le chasse et il demeure toute l'année dans les endroits où les eaux restent libres. » (Brehm, La vie des animaux illustrée; éd. franç. de Gerbe, Oiseaux, t. II, p. 76i et lig. 183.)

2) E.-G. Squier and E.-H. Davis, Ancient Monuments, etc., fig. 123, p. 225.

LA PIPE DU KING’s MOUXD d'ASÎILAND

« Sur un des côtés, servant tout à la fois de manche et d’ornement, est sculptée en haut relief la figure d’une chouette, adhérente au tube par le dos. Cette sculpture est remarquablement hardie et animée ; elle représente l’oiseau les griffes contractées et tendues, la tète soulevée dans une attitude défensive. L’action est bien comprise, mais imparfaitement rendue parle sculpteur '. »

L’aix du King’s ^lound d’Ashland, le hibou de Catawha River, avaient probablement le caractère de totems; c’étaient les emblèmes des chefs ou plutôt des sorciers, près des restes desquels on inhuma jadis les pipes qu’ils surmontent. Les pipes tubulaires sont, en effet, chez les Indiens du versant occidental qui en ont conservé l’usagejusqu’à ces derniers temps, des engins de sorcellerie et de médecine. Elles servent àsonffler une fumée consacrée, dans certaines cérémonies religieuses, oA\o mcdicinc-man sait, suivant les besoins, les transformer soit en tubes à ventouse, soit en porte-moxa.

C’est au premier de ces' usages que l’im des personnages représentés sur le chambranle de droite du sanctuaire du soleil h Palenqué emploie la pipe qu’il supporte des deux mains dans une attitude hiératique. Vêtu d’une peau d’ocelot, et d’un court maxtli, coiffé d’un haut bonnet que surchargent des ornements bizarres, tête d’oiseau, plumes, feuillages, etc., le pontife souffle, en l'honneur du Dieu dont l’image est sculptée au fond de la chapelle une large bouffée de tabac, et la pipe dont il se sert pour produire ce nuage de fumée est une pipe tubulaire, en forme de cône allongé, mesurant vingt centimètres, striée dans sa longueur et cerclée de trois gros anneaux.

Ce n’est certes point la moins intéressante des comparaisons suggérées par les découvertes dont nous donnons le commentaire, que celle qui nous montre la pipe sacrée Palenquéenne analogue à celles de certains Mounds Riiilders ou des Californiens. Le Chiapas, si éloignéqu’il soitdu Mississipi supérieur ou delallaute-

1) Deux tubes de terre cuite figurés par M. Abbott dans le journal anglais Nature (Chas. C. Abbott. American Imlian Stone Tubes and Tobacco Pipes. Nature. Vol. XIV, p. I5i, june 15, 1876) montrent aussi des restes des statuettes qui les ont jadis surmontés.

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Californie, ne marque pourtant point encore la limite méridionale de la distribution géographique des pipes tubulaires.

Posada Arango a signalé en effet parmi les débris les plus remarquables découverts dans l’état d’Antioquia (Colombie), [un tube en tumbaga', qu’ornentdes entrelacs délicatements ajourés. Il rapproche ce bel objet « de certaines pipes » en assurant pourtant, mais sans en donner aucune preuve, quelesanciens Muizcas ne fumaient pointé Cette assertion de l’archéologue colombien est d’ailleurs démentie par les résultats de douilles pratiquées dans l’état deBoyaca.Le Musée d’Ethuographie du Trocadéro possède, par exemple, trois pipes tubulaires de Tunja, dont deux intacteset une troisième fracturée, vers son extrémité la plus large. Les deux premières de ces pipes sont exactements coniques, lejtroisième a la forme d’un cylindre terminé par une courte embouchure en manière de cône. Voici leur description sommaire.

Le n° 2206 est en argile fort bien cuite, sa longueur est de neuf centimètres, sa largeur maxima atteint vingt-trois à vingt-quatre mill., mais l’orifice du tube dépasse à peine un centimètre. Celte pipe est ornée à son extrémité antérieure de trois anneaux en creu.\ dont les intervalles, espacés de un centimètre, sont remplis par deux lignes de petites cavités ovalaires, étalées eu travers, qui circonscrivent une bande de chevrons cantonnés eux-mèmes de petits points.

Le 11*2207 est en pierre très régulièrement conique, et son ornementation,placée également vers le bord antérieur, se compose de deux anneaux que séparent [des ligues de gros points gravés en creux. La pièce mesure neuf centimètres,

Le 11*2217, fabriqué d’une argile mal cuite et peu résistante, porte dans sa portion cylindri(|ue, immédiatement en avant du cône qui en forme rextrémité buccale, des anneaux paralèles (jui séparent des [rangées de points ou de lignes obliques. La longueur maxima de ce qui reste de l’instrument, brisé, nous

1) La tumh(uja est un alliage de cuivre et d'or à un litre très bas.

2) A. Posada-Arango, ¥.ssai ellmoyniphique sur tes aboritjenes de l’Klat d’Anli'iquia en Colombie. (.Mcm. Soc. d’Anlhrop. dcl’uris, 1875, 2' sér., l. I,p. 230.)

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l'avons dit vers son extrémité antérieure, atteint un peu moins de huit centimètres.

Il existait au xviii' siècle sous le nom de pâmé chez certaines trihus de la (luyane Hollandaise des pipes tout à fait analogues à celles du Condinamarca dont il vient d’èire question. Le Musée d’Etlmographiedu Tmcadéro possède un de ces pmné recueilli par Stedmann'. Cette pipe, régulièrement conique, longue de quinze centimètres, large de seize millim. à son emhouchure, est formée de deux valves égales taillées dans une racine et ajustées avec beaucoup de soin ; une spirale en tresse de coton relie les deux pièces, qu’une queue de sauricn, rétractée sur le tout, maintient parfaitement adhérentes.

Nous ne connaissons point d’ohjets similaires rencontrés plus loin dans le Sud. Nous arrêterons, par conséquent, les comparaisons que la découverte d’Ahsland est venu nous suggérer. Lhi’il nous soit permis toutefois on terminant ce petit mémoire, d’insister sur ce qu’offre do véritahlement remarquable l’aire de dispersion de X^pipe tubulaire dans les deu.x Amériques.

Ce n’est point assurément le hasard qui a placé entre les mains de tant de peuples disséminés .sur d’immenses étendues un eiu/in aussi spécial. Il n’est donc point interdit de supposer, sinon une communauté d’origine pour toutes les trihus qui ont employé ou emploient cet instrument ( nous ne nous croyons point autorisés à aller jusque-là), du moins des relations assidues, éta'blies entre ces divers groupes, à une époque antérieure au.x migrations qui ont transporté dans les contrées où nous rencontrons leurs traces, les fondateurs de Tunja ou de Paleuqué, les constructeurs des mounds du Mississipi et de l’Ohio, etc.

1) Celte pipe porte len® 22 de la collection de Stedmann qui est tout entière au Trocadéro.

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UNE TERRE-CUITE DES ANTILLES, DÉCOUVERTE SUR LES RIVES DU GOVARERO, HAUT ORÉNOgUE.

Crovaiix raconte, dans le second chapitre de son voyage à travers la Nouvelle-Grenade et le Venezuela^ qu’examinant, le 1 1 décembre 1881, par 3“ 40' lat., le contenu du sac d’un de ses pagayeurs, il y trouva, avec du tabac et quelques menus objets « une petite statuette en terre figurant assez bien une tète de singe avec une partie de son buste ».

« Maminaïmi ! » répondit l’Indien, interrogé à propos do la terrecuite dont il était le possesseur.

Il avait trouvé cotte statuette sur une plage voisine fréquentée par les « .Alaminaïmis ». « Los ^laminaïmis, ajoute Crovaux, sont les diables d'eau. Ils ont la taille d’un petit enfant et le type de la race nègre. Ils vivent le jour au fond de l’eau; la nuit, ils SC promènent, poussant des cris de jeunes enfants. Nos Indiens les ont entendus et en ont éprouvé une belle pour. Tous les Indiens Piapocos croient aux Maminaïmis ^ »

Acquise par Crevaux de l’Iudien qui l’avait découverte, la terrecuite du Goyabero, fabriquée par un diable de F eau, est maintenant au Musée d’Ethnograpbie sous le n“ 3037.

L’étude que nous venons d’en faire justifie tout l’intérêt que le regretté voyageur attachait à sa possession.

Décrivons d’abord la pièce. Ce n’est point une statuette, comme ('.revaux l’avait pensé, mais bien une applique en haut relief, haute de deux centimètres et demi, large de près de quatre, qui décorait jadis le hord d’une assiette en terre cuite. Une tête de singe assez fidèlement reproduite dans ses caractères essentiels, surmonte une portion de buste grossièrement modelée; les membres

1) J. Crevaux. A travers lu Xouvelle-Grenade et le Venezuela. {Voyages dans V Amérique du Sud.) Paris, Hachelle, 1883, in-i, p. .'iS.o.

2) C’esl aussi aux .Maininaïmis que les Piapocos attribuent les dessins gravés des rochers de Couïari (Id , Ibid., p. 529.)

TERRE-CllTE DU GOVABERO

supérieurs contournés en arc de cercle et séparés du tronc par un trou assez large, de manière à former deux petites anses en arrière et sur les côtés de la tête, sont terminés par des mains à peine indiquées, où trois rainures dessiueut vaguement les doigts de l’animal. La face a la forme d’un triangle équilatéral dont les angles seraient émoussés; les yeux sont formés do deux petites pastilles appliquées sur la pièce et percées d’un trou au centre ; le nez à peiue ébauché est perforé de deux trous, aussi largement espacés qu’il convient à un singe du type catarrhinien ; enfin, la bouche enlr’ouverle est fort largement fendue. Au-dessous du col que le Piapoco, possesseur de cette relique des anciens jours, avait entouré d’une ficelle tournée un grand nombre de fois, commence le bord de l’assiette auquel s’attachent les pattes du petit animal, et dont il n’existe du reste qu’un fragment de 12 mill. de haut sur 38 mill. de large. La cassure, ancienne et peut-être régularisée, après la trouvaille de l’objet, par son propriétaire indien, montre une terre d’un gris iioirAtre, bien cuite, homogène et résistante ; la surface on est rnugeAtre, tachée de noir par places et presque partout brillante.

On trouve des pièces analogues à celle que je viens de faire connaître dans quelques ancicunes stations de Haïti et de Porto- Uico On en a publié d’autres trouvées à l’île aux Crabes (Crab Island) ', à l’est de cette dernière terre. Les Petites Antilles en ont aussi fourni quelques exemples, mais on n’en a jamais découvert à l’ouest des Audes. Les terres-cuites, aujourd’hui bien connues, du Condinamarca, n’otfrent aucun trait commun avec celle du Goyabero, et nous nous trouvons forcément amenés à admettre l’origine anlillienne de la pièce recueillie par le regretté Crevaux.

1) Le .Musée d’Elhnographie du Trocadéro possède nolamment plusieurs poignées ou anses d'assiettes en terre cuiie, recueillies par .MM. Salet et Alph. Finart dans ces deu.x îles. L’une de ces pièces, plus grande, mieux exécutée et moins incomplète que cc-Ile du Goyabero, en reproduit presque exactement le type.

2) Verhnndl. dcr lierlitier Gexellsch. fur Anthrop. .lahrg. 1872, s. 41-16. taf. 1\L — Cf. Otis T. Mason, The Latimer Collection of Atitiqiiüies from Porto- Rico in thc Nutionnl Mumtm al Washington. (Smithson Rcp. for. 1876.)— Etc.

DÉCADES A5IÉRICATNES

Il est vrai que les Aturies du saut de l’( )rénoque enfermaient leurs morts dans de grandes urnes ovoïdes, dont les couvercles

étaient surmontés d’une figure de singe , marchant à quatre pattes, et que les Vichadas actuels exécutent des vases assez semblables à ceux des anciens Aturies Mais ou ne saurait comparer les ébauches informes de ces céramistes primitifs à la statuette relativement soignée du pays des Piapocos, dont il nous faut dès lors aller jusqu’à la mer chercher le point de départ.

L’Orénoque se montre, par suite, comme une grande route commerciale par laquelle les po- {Mus.d Eihn., Coll. Crevaux,a« 5021.) (jpg î|ps pouvaient pénétrer

aussi loin que Crevaux en a constaté la présence.

Le fait ethnographique dont nous devons la connaissance à ce regretté confrère est donc en tout semblable à ceux que l’on a depuis longtemps constatés sur le Maroni. Les Galibis de l’emhouchure de ce fleuve échangent, en elfet, les poteries variées qu’ils exécutent, non sans une véritable adresse, contre les rames, les bancs, les vases et autres objets, plus ou moins bien sculptés en calebasse ou en bois, que leur livrent les Aègres marrons, lionis, Polygoudoux, etc. *. L’existence de relations commerciales anciennes entre les habitants dos rivages de la mer des .\ntilles et ceux des hautes vallées de Colombie repose d’ailleurs sur d’autres observations que sur celle dont il vient d’être question. C’est évidemment à ces transactions commerciales qu’il faut attribuer la présence plusieurs fois constatée sur le haut Orénoque

Fijç. 5 et 6. La terre cuite (lu (ioyabero, vue de face et de protil.

1) Mus. d'Ethnogr. — Cf. Crevaux. Ed. cil., p. 561-563.

2) M. Fournereau a recueilli, dans son voyage à Colica, les renseignements les plus précis sur ce genre de transactions.

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