RÉCEMMENT TROUVAS
SUR DES PAPYRUS QUI PROVIENNENT DE L'tëGYPTE.
g 4. Observations préliminaires1.
Depuis que l'imprimerie est venue seconder la renaissance des lettres grecques et latines, l'Europe savante a longtemps regretté de ne plus posséder que des copies relativement assez modernes, sur parchemin ou sur papier, des ouvrages de littérature ancienne. Les rares pièces sur papyrus qui s'étaient conservées dans les collections étaient presque toutes des diplômes du Bas-Empire a. On citait à peine, à côté de ces diplômes, quelques livres en papyrus, tels que sont la traduction latine de l'historien Josèphe, par Rufin, et quelques ser-
1 La première et la seconde partie de ce septième morceau reproduisent avec quelques changements une lecture faite à la réunion trimestrielle des cinq Acjdémies, le 7 octobre 1857, et publiée alors dans le Journal général de l'instruction publique, puis tirée à part in-8°. En imprimant ici des textes grecs dont je n'avais d'abord livré au public que la traduction française, je dois avouer qu'une édition en minuscules ne saurait satisfaire, en ces matières délicates, à toutes les exigences de la critique. Mais il ne pouvait entrer dans le plan de ce volume de joindre aux transcriptions cursives le fac-similé des textes originaux.
« Marini, / Papiri diplomatici, Roma, i805, in-folio.
mons de saint Augustin *. C'est à la fin du dix-huitième siècle seulement que la découverte d'une bibliothèque parmi les ruines d'UcrcuIanum combla, pour les antiquaires, cette lacune de l'érudition, fit comprendre enfin, sur des échantillons assez bien conservés, ce que les anciens appelaient un volume , noluiru-n , enfin commenta d'une façon aussi claire qu'imprévue beaucoup d'allusions ou de descriptions demeurées obscures dans les écrits des auteurs classiques \ Ce qui valait plus encore, elle nous rendit, fort à fimproviste, de nombreux fragments de la philosophie épicurienne, et nous permit d'apprécier dans leur innocente et [date monotonie les écrivains originaux d'une école trop recommandée par le génie de Lucrèce et trop décriée par les vices de ses obscurs sectateurs. Quelque temps après3, et quand les académiciens de Naples préparaient la publication de leurs nouveaux trésors1, l'Egypte, plus curieusement explorée, commençait à nous rendro de précieux débris de ses bibliothèques et de ses archives publiques ou particulières. On admirait déjà que de frêles papyrus n'eussent pas péri sous les feux du Vésuve; on dut s étonner plus encore que les révolutions qui
» Voir B. de Montfjucon, dans les Mémoires de ÏAcad. des Inscriptions, l. VI, p. G01 et suiv., et 1 >\ bec m il des Ulùarcs de Léonard IJauhcrc (Gon vi\ 1857;, t. 1, p. 73.
5 Voir surtout rinlm.ss.uit résumé dos travaux sur ce sujet dans l'opuscule intitulé : Tcsoro Ullemrkt di lircolano, ossia la rcal» officina dei papiri ercolancsi indien !a per G. Castrucci, éd., Napoli, 18"5, in-4.
J Un érudit danois, N Schow, publiait en 1788 le premier papyrus grec apporté en Europe : Charla y.apyrarca grâce teripta musei Rorgiani Vditris. Mais il s'ecoula ensuite plus de trente ans avant que d'autres matériaux de ce fenre fussent retrouvés cl livrés à la curiosité des philologues.
4 Le premier tome des Vvlnmina liercuUmnisia parut en 1703; le deuxième ne parut qu'en 1809. C'est avec la même lenteur que les autres volumes se sont succédé jusqu'à ce jour. Voir, sur les dernier* volumes, les articles de M. F. Dubner dans Je Journal général de l'instruction publique du H juin et du r>0 septembre 1862.
ont bouleversé l'Egypte depuis deux mille ans n'eussent pas détruit tant de pièces confiées à l'obscurité do ses tombeaux. D'ailleurs,, les découvertes d'Herculanum ne nous reportent guère qu'au premier siècle de l'ère chrétienne ; celles de l'Egypte, à ne considérer même que les documents grecs, nous reportent jusqu'aux premiers successeurs d'Alexandre et au temps de la fameuse bibliothèque d'Alexandrie. Quétait-co donc, si Ton considérait les textes égyptiens, dont quelquesuns remontent, de l'avis des connaisseurs, jusqu'à Moïse ot au delà? .
Toutes ces acquisitions ouvraient à la critique tout un champ d'explorations nouvelles.
L'histoire des Plolémées nous est mal connue ; il n'en reste que des lambeaux chez les écrivains grecs ou latins et dans les inscriptions de l'Egypte1. Mais, eussions-nous môme les récits des anciens sur cette partie de l'histoire, on peut douter que ces récits nous apprissent le détail de l'administration demi-grecque et demi-égyptienne orgauisée parles Plolémées pour le gouvernement de l'Egypte conquise, et que devaient si facilement s'approprier les Romains. Rarement les historiens d'alors s'abaissent à décrire des choses aussi petites à leurs yeux. Polybc lui-même, qui, dans un do ses livres, a justement voulu expliquer la grandeur de Rome par le jeu séculaire do ses institutions, eût-il songé, à propos de l'Egypte, à nous expliquer le mécanisme et la hiérarchie des fonctions administratives, depuis les conseillers du roi jusqu'au moindre officier de finances 1 Eût-il voulu entrer dans ces temples do l'Egypte, où se rencontraient tant de superstitions d'origines diverses, étudier les rapports do ces religions
* On se fera une idée du peu que nous savions sur ce sujet avant les découvertes modernes, par le livre de l'abbé de Mascrier, intitulé : Idée du gouvernement anc tn ;t muitrne d" V Eyy/.r (Paris, 17-43), lr" partie, et par l' Histoire de Vlulêmëe Auléle, de Raudelol de Dairval (Paris. 1098), qui est pourtant l'ouvrage d'un érudil.
voisines et souvent rivales, les accidents de leurs luttes, les phases de leurs progrès et de leur décadence ? Il semble que, chez les anciens, la dignité du genre historique ait presque toujours exclu ces humbles recherches, dont nous sommes aujourd'hui si curieux. On demandait surtout à l'histoire (nous en trouvons quelque part l'aveu formel chez Tacite) de glorifier les grands événements1, en vue d'une postérité toute grecque ou toute romaine, si je puis m'exprimer ainsi. On ne songeait guère au temps où une postérité plus lointaine et plus étrangère serait jalouse d'apprendre, au sujet de nations détruites ou transformées, les petites choses comme les grandes, où. ce qu'un de nos philosophes appelle le tons les jours* d'un peuple serait aussi curieusement recherché que le désastre bruyant de ses révolutions et l'éclat passager de ses victoires. Si, par hasard, quelque observateur scrupuleux s'occupait au détail des institutions et des usages de Rome ou d'Athènes, ce n'étaient pas ces livres-là qui faisaient fortune : la faveur était aux récits dramatiques, aux descriptions solennelles, à la biographie des hommes d'élite. Or, qu'à cet effet des préjugés anciens on ajoute celui des ravages du temps, on comprendra que Pétat intérieur de l'Egypte, sous la domination grecque et sous la domination romaine, nous fût presque inconnu quand nous ne pouvions le chercher que dans les fragments des annalistes de profession ou dans le texte des abréviatours.
Aussi n'est-ce pas exagérer que d'appeler une véritable révélation la lumière que jetèrent subitement sur cette partio du monde antique plus de deux cents documents sur pa-
1 Tacite, Annales, XIII, 31 : « Nerone II et l'isoue consulibus, pauca raetnoria digna evenerc, nisi cui libcat laudaodis fandamcnlis et trabibus, quis molem atnphitbealri apud Campum Idarlium Caesar exstruxerat, volumioa implere, quum ex dignitate Populi Romani reperlum sit res tliustres annalibuSj talia diurnis urbis actis mandare »
* P. Charron, de la Sagesse
TROUVÉS SDR DES PAPYRl'S. § 1 . 145
pyrus retrouvés, après un si long oubli, au fond des nécropoles égyptiennes.
Dans ces documents, tout était nouveau ou presque nouveau pour nous : l'écriture, la langue et les faits.
Et d'abord l'écriture. Nous devinions bien que les Grecs n'avaient pas écrit sur le papyrus comme ils gravaient sur le bronze ou sur le marbre. Les brouillons d'Hérodote et les lettres familières de Périclès ne devaient pas ressembler à ces belles inscriptions où Athènes nous montre encore avec orgueil les actes authentiques de son histoire. Mais c'était tout ce qu'on pouvait savoir ou plutôt conjecturer à cet égard ; il fallut apprendre à neuf, et sans autre maître que les modèles mêmes, l'alphabet de l'écriture qui servait chaque jour aux mille relations de la vie politique et civile ; je dis l'alphabet, je devrais dire les alphubete, car cette écriture, si justement appelée cursive, varie selon les siècles, selon les caprices du goût, selon les divers degrés d'éducation de ceux qui l'emploient.
La langue n'offrait pas moins de difficultés; on devait croire que la prose des relations journalières n'était pas précisément celle des écrivains de métier. Mais on était mal préparé à toutes les variétés d'une langue sans cesse modiGée pour satisfaire à des besoins nouveaux, sans cesse corrompue par l'ignorance, au milieu de cette société où se mêlaient tant de peuples grecs et barbares. Cette langue, indécise et souvent grossière, il fallait la ressaisir dans la mobilité de ses formes, et cela souvent à travers les embarras d'une écriture indéchiffrable ; il fallait, pour la comprendre, en rapprocher le style des traducteurs alexandrins de la Bible, tous les idiotismes que les grammairiens classiques relèvent et qu'ils rassemblent, sous le nom un peu vague de dialecte co//<muu \ dialecte sans dictionnaire et surtout sans grammaire
t Voir surtout le lexique du grammairien Mœris, le traité moderne de
spéciale, qui ne représente guère que l'insouciance de tant de milliers d'hommes trop préoccupés de leurs intérêts matériels pour s'inquiéter du beau langage, l'inexpérience de tant de commerçants et de soldats étrangers, forcés par leur devoir, ou séduits par l'attrait puissant do la civilisation hellénique à parler un autre idiome que celui de leur enfance.
Bien plus, on rencontra dans quelques pièces l'emploi simultané du grec et de la langue égyptienne, précieux secours pour l'explication de cette dernière, nouvelle occasion de recherches difficiles, mais fécondes en résultats.
Enfin, les faits, et des faits nombreux et divers, surprenaient comme au dépourvu les érudits les plus consommés dans la science de l'antiquité : c'était le système des impôts directs et des impôts indirects, le droit des ventes et de l'enregistrement, la procédure civile et la procédure criminelle, le service des nécropoles et celui des temples, la condition des ministres du culte, mille secrets d'intérieur qu'on n'avait pas soupçonnés jusqu'ici ; pour citer un exemple, entre beaucoup d'autres, l'usage d'une réclusion religieuse, analogue, sous bien des rapports, à notre réclusion monastique, mais qui, en rapprochant dans le même sanctuaire des Grecs et des indigènes de l'Egypte, faisait naître parmi eux d'étranges conflits d'intérêt et jusqu'à des collisions violentes1.
Tels sont les laborieux sujets d'étude dont s'empara le zèle d'éminents philologues à Turin, à Berlin, à Leyde, à Paris-. Peut-être, n'a -t- on pas, en général, une assez haute
Stura, de Uiah-cto M<tcc<ionica et AUwawlrina (Lipsto, 1808), les lexiques spéciaux de la grécitû îles Septante d du Nouveau Testament, par exemple, celui de S« hleusner.
» Voir Bern. PVyron, dans l'ouvrage cil*'- ri-dessous (p. 147), p. 11 et suiv.: mon eau d'hislniro qui devra être complété :'• l aide des renseignements contenus dans nos papyrus du Louvre.
- Ain. Peyron, Va^yri gnvci reyii fuurâi -irus mu-i tegyptii, 1826 1827. — Payiri Greco-Egisi di Zoide deW Impériale museo di Vienna, 1828.
TROUVÉS Sl'R DES PAPYRUS. § \. i\~
idée du talent et dos efforts que tous ces savants ont déployés pour nous faire jouir pleinement de tant de richesses. L'Institut de France peut être fier de la part qu'ont prise à celte œuvre soit ses membres français, soit les associés dont il s'honore à l'étranger. Grâce à eux, ces voies nouvelles de l'érudition ont été aplanies, et la critique y marche avec méthode à la recherche de vérités, qui, sanscisso, agrandissent et complètent pour nous la connaissance du monde ancien. Chaque jour aussi les musées s'enrichissent de pièces encore inédites. A peine était classée et préparée pour l'impression la collection des papyrus du Louvre, que l'Académie des belles-lettres a confiée, après la mort de M. Letronne, au zèle de notre confrère M. Brunet de Presle, et déjà M. Mariette, l'habile et infatigable explorateur du Sérapéum, rapportait d'Egypte la matière d'un supplément à ce beau recueil. Tout récemment, la vento d'une collection d'anti-
— Boni. IVyron, l'apiri grec» del \nua>o h tnnuko di tondra e delta l,ibiioteca Vaiieana, 1841. — Forsh.il, Ihtcript cm of Ihr gveek yapyri m the British muséum, Londoo, 1859. — A. Boeckh, «Uns tes Mémoires de l'Académie de Berlin, 1820 1821. — t»h. Buttmano, Krklaerung der griechischen Beischrift auf cinem œgyplischni l apyrus, 1824. — Scbmidt, Die Bapyrusurkunden der koeniglu hen lULHulhek zu Berlin, Berlin, 1842.
— H. Brugsch, Lvtlrc à M. de Bougé au sujet de la découverte d'un manuscrit bilingue sur papyrus, Berlin, 18j0 — C. Beuvens, L itres à M. Letronne sur les papyrus bilingues et grecs et sur quelques autres monuments grecs-égyptiens du musée d'antiquités de rVniver&ité de Lcyde, 1850. — C. Leernans, / apyri grerci mu ci antiquurii pullhi tugduno- Batavi, 1813.— Saint-Martin, dans le Journal des savants (le 1822. — Jomard, Eclaircissements sur un contrat de tente égyptun, Taris, 1822. M. Letronne a réuni tes textes sur papyrus, qu'il avait sti<:re>sivement pul liés dans l'opuscule intitulé : Fragments inédits d'anciens profites grecs, suivis de deux papyrus grecs du mus e royal, 1858. — M Hase a contribué plus que personne en France au progrès de ces études, par l'explication qu'il a donnée de nombreux papyrus dans sou cours de grec et de paléographie à Y Ecole des langues orientales vivantes; mais il avait libéralement cédé à M. Letronne la tâche honorable de publier les documents de ce genre contenus dons nos collections nationales.
quités égyptiennes a fait connaître sept ou huit papyrus dont le plus important1, un véritable livre de philosophie gnostique, a été acquis par la Bibliothèque impériale ; une autre pièce Ta été par un de nos confrères. Plusieurs découvertes et acquisitions du môme genre sont prévues ou annoncées.
On a longtemps admis comme probable et quèlques personnes pensent encore que des chefs d'oeuvre de la littérature grecque se conservent dans h-s couvents de l'Atbos ou au sérail de Conslantinople. Il y a quinze ans, la découverte du fabuliste Babrius, qui nous rappelle ici, par un triste à-propos, le nom de son premier éditeur, M. Boissonade, naguère enlevé à notre vénération, la découverte de Babrius, ai-je dit, semblait autoriser cette confiance. Néanmoins, après les efforts inutiles de tant de voyageurs, et, tout récemment, après ceux d'un courageux Français de notre école d'Athènes, M. Le Barbier, je crains bien qu'il ne faille plus chercher dans ces dépôts de l'Orient ni l'épopée d'Antimaque, ni les odes de Sappho, ni les comédies de Ménandre. Mais ce que ne possèdent plus la Turquie ni la Grèce, l'Égypte, peut-être, le recèle encore dans quelqu'un de ses tombeaux inexplorés. A cet égard, tout encourage l'espérance. On va le voir par les communications suivantes, dont j'ai, pour deux raisons, offert la primeur à mes savants confrères de l'Institut. D'abord, ils avaient comme un droit particulier aux premières joies de telles découvertes. Ensuite, il est bien rare que des documents comme ceux dont je vais parler soient éclaircis parles lumières d'un seul interprète ; pour y réussir, il faut presque toujours l'accord de plusieurs. Aujourd'hui, on particulier, ce me sera un plaisir, autant qu'un devoir, de montrer comment l'érudition spéciale et toute obligeante d'un confrère m'a
» Catalogue d'une collection d'unliquités égyptiennes, par M. F. Lenorrnnnl, n° 1070.
permis de résoudre ou au moins d'éclaircir un problème assez obscur parmi çeux que soulève l'élude de tant do documents inédits.
§ 8. Une pièce de comptabilité inédite.
Voici d'abord une lettre achetée par M. Chasles, de l'Académie des sciences, aux enchères de la collection d'Anastasi, et dont il a bien voulu me permettre le premier déchiffrement. C'est une feuille de papyrus qui a été pliée eu douze, et qui, sur le dos, porte poar adresse 'AzsXXwvttot, à Apollonius. Au recto, le nom de celui qui l'a écrite manque malheureusement sur la première ligne, mais le reste est à peu près intact, sinon fort lisible; je crois pouvoir le transcrire et le traduire ainsi :
1 'A-cXXwvîor. */atpstv.
2 Tz /.aV Ito; u7:sy.£{;jL£vov 1 SfêîsOxt]
3 d[z] tjvtxçiv tsO iv Ais^dXït tyji
4 [AîvaX-ïji ÎEpsS toj 'A^5vpassvQr(p *,
5 0îs5 lAfi^tsTSu, */.a\ tgjv Tjvvicov
6 Osûv, -/aXy.[o]0 -riXavrov (mot exprimé par une sigle)
êv, yùJ.x; 31x071.
7 Xpr(|i.âT'30v8 à-b Tfj; èv tt,» AcsjttîXs'.
« Papyrus de Londres, n» IX : Êv ^ 7?5ttf-rj twv rà t»« oirmuT» *îîcaÔai Ai%at;, etc.; n» VI : («c pour «îrei) cyv-pY^r, { ^iodct.tt,- rà %ioi tûv O-cxsifiLivwv ti; t« Upà Même emploi, d'ailleurs (ros-
correct, du verbe tnsexMitcu dans les Papyrus C du Vaticau et I) de Leyde.
* Nom du grand dieu de Thèbes, qu'on retrouve sur la célèbre stèle de Turin, Corpus inscr. grœc. , n<> 4717; puis sur le Papyrus Grey cité par M. H. Brugsch, Lettre à M. de Hougé, p. ô»), av.*c la môme addition
3 Xor.aaTtÇetv et ses dérivés s'appliquent à tout acte d'une autorité supérieure assurant l'exécution d'un ordre. Il serait trop long d en citer des exemples qui abondent, surtout dans les documents des temps ptolémaïques.
\oO VII. DE OI'ELQLES TEXTES GRECS
8 Tpazé^;, wvjwfpjrçsrrs; 1 "ll/.isîwps'j
11 ctj;j.::asv r.irpa: (.s/n, o>; y.xOr,y.îi.
12 "Rppwss, L (c'est-à-dire het) a',', çxp^yGt o
13 Au-dessous on distingue */p surmonté d'un signe qui
laisse deviner dans ce groupe l'ahréviation do /pr,- {jirr'.ssv, puis le chiffre de la somme et, au-dessous, la date comme plus haut, In mut d'une antre écriture.
14 *HA'ss[wps;î yj\rt\i.j'::UiV\ .... -px-zZlivr^] tôv Uptov.
Le tout d'une troisième main.
15 K Itsi K.... i'.o et le chiffra de la somme à payer,
comme ci-dessus.
16 De la môme main, à ce qu'il semble, qu'à la ligne 15 :
L (c'est-à-dire ï-:v.) et une sijçlo qui parait contenir les lettres 9a: (pour çap^sjf){) -/.y; A gauche de la lettre et au niveau des lignes o, 6 et 7 on distingue :
Iîïïtxac;. ..
/JaXy.cj] txaxvtîv sv, yùdx;
EÏy.5st, puis la mémo somme en lettres numériques, puis
[. (c'est-à-dire Itsi) a^ JxvEj '.xsu ?]....
Au niveau de la ligne 8, au-dessous de deux séries de traits que je ne puis déchiffrer :
L (c'est-à-dire Itsi) aIT, ^xpl [j.yM 1] Ây;
ce qui est la même date qu'à la ligne 1C ; à droite de la ligne 6 la somme! un fuient mille vingt drachmes est répétée en lettres numériques par une main qui parait être celle môme qui a écrit la lettre.
» Papyrus de Zoï<le, n» II : Xvvunofpxçorr',; toù «^Ti-ftaçttt; uij^èv
TROUVÉS SLR DES PAPYRLS. $ 2.