SI R LE REO'EIL DES FRAGMENTS, ETC
Ensuite, pourquoi n'avoir pas, à l'exemple de M. Meineke, réimprimé quelque part, à côté des principaux fragments, les belles imitations latines de Grotius? Elles aident moins, je le sais, que les traductions do M. Bothe à interpréter la lettre mAmo des textes grecs, mais elles en expriment avec tant de bonheur le sens principal, la franche gaieté, l'heureuse originalité de langage! Le mot à mot a ses trahisons, et Tinfidélité apparente n'est quelquefois, chez des imitateurs comme fut Grotius, que l'habile hardiesse du génie. La photographie a beau calquer un chef-d'œuvre, elle ne le reproduit pas. N'en déplaise aux mânes de Daguerre, la meilleure copie d'un tableau do Raphaël sera toujours celle qu'aura signée un bon graveur ou un bon peintre. Les versions d'une exactitude étroitement classique ont leur mérite et leur utilité, mais qui no doit pas faire tort aux imitations « généreuses, » comme les eût appelées Mœe Dacier. Les unes instruisent, ce qui est beaucoup ; les autres forment io goût et elles inspirent, ce qui est mieux encore.
(Harlem, 1834), puis reproduits, comme documents du dialecte dorien, par M. L. Ahrcns à la suite de son traité, de Dialecto dorica (Goctingue, 1843), lea fragments d'Épicharme ont pris place (p. 131 etsuiv.). parmi les Fragmenta philosophorum grœcorum que M. Mullach publie dans la Bibliothèque grecque de Firmin Didot (1860); mais on se demande où figureront les fragments de Mimes de Sophron qui ne peuvent, a aucun titre, être rangés parmi les restes de la philosophie grecque, et qui ont été exclus, comme ceux d'Épicharme, du Recueil ouvert pour les comiques. — Au sujet d'Épicharme, nous sommes heureux de pouvoir signaler aujourd'hui l'important Mémoire contenu dans le livre posthume du regrettable M. Artaud, qui a pour titre : Fragments pour servir à l'histoire de la Comédie antique (Paris, 1863).