CHAPITRE XX
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Départ (le Grenade (10 septembre 1812). La retraite continue. Arrivée à Calasparra (1" octo])re). A travers les rizières. Yécla. — L;i fièvre jaune. Cordon sanitaire. Ordres sévères. Affreuse mort de plusieurs soldais pillards. L'épidémie dans la 4° division. — Mon intime ami et camar.de de ponton (i'Astugne meurt de la lièvre jaune par suite d'imprudence.
— Pas de châteaux en Espagne. — Atlaqne du fort de Chinchilla (12 oclohre). Violent orage. Le fort pris jtar le « bon Dieu ». — Arrivée à Aranjucz (29 octobre) dans la famille de mon ami D. Ramon Morrillejos. Deuil et tristesse. Dolorès enlevée par un ofllcier anglais. Regrets rétrospectifs de la famille. Flatteuse préférence. — Arrivée à Madrid (2 novembre). Toute l'armée en retraite. Triste aspect d'Aranjuez et de Madrid. Visite à D. Domingo Alonzo. ^a nmrt. Douleur de sa veuve. L'ennemi poursuivi à son tour. Temps détestable. Pluie et neige; roules défoncées. — A S.ilamanque (l(i novembre). Disette. .Je retrouve l)(dorès. Elb; retournera chez ses parent.». Départ de Salamamiuc. Nourris de glands.
— Boulanger. — Arrivée à Tolède (7 décembre) 225
Cil AI'rriîK XXI
181.3. — L'hiver à Tolède. Magniliiiues soirées du duc de Dalnialie. — Le Carnaval. — Le Collège des Demoiselles Nobles. El colegin de las Donccllas. La chasse aux maris. — Richesses du haut clergé espagnol. - Immenses revenus des principaux sièges épiscopaux. L'archevêque de Tolède j)rimat des Gaules. Les millions du trésor de la cathédrale de Tolède respectés pendant toute la durée de la guerre. — Arrivée à Tolède des nouvelles de la retraite de Russie. Ellet qu'elles produisent. Regrets de n'avoir pas fait cette campagne. « Que (ravancenu-nt là-bas! » — Le maréchal Soult, rappelé par rEm|)ereur, quitte l'armée d'Espagne. Le général Gazan prend le commandement. Départ de Tolède (20 mars). — Reli'aite définitive de l'armée à Burgos (11 juin). Le Tombeau du Cid et le général Thiébaull. — Notre infériorité numéricpie. Le corps du général Clauzel nous rejoint lrii|) tardivement. Matériel immense trouvé à notre suite. — ]\Ian(euvres des Anglais |)our nouscouper la roulede France. Bataille de^■iltoria (21 juin). Heureux (léhuts delà bataille. La cavalerie anglaise charge notre parc d'artillerie. Immense désordre dansleconvoi et les bagages. Panique. — Cent cinquante pièces de canon et deux mille voilures, fourgons, charrettes, tombent au [louvoir de reniii'mi. Soldais français et anglais
Pag^s emplissant leurs poches d'or sur le chiimp rie lialiiillu i»rès des caissons éventrés. — Retraite en désordre de l'année française. AJFreux épisodes. Rencontre de D. Cayelano. Sa profonde douleur. — Nourris de fèves. — Arrivée à Pampelune (2'i juin). — Rentrée en France. Vive émotion 2;{7
CIIARrrRE XXII
État lamentable des débris de l'armée françiiisc. A Sainl-.Iean- Pied-de-Port. — Cupidité punie de notre directeur général. • — A Orlhez. La bonne famille Lalanne. Renforts annoncés à l'armée d'Espagne. Le duc de Dalmatie revient prendre le commandement. Réorganisation. — Mutations successives. Départ pour Rayonne. — A l'hôpital militaire. — Je ramasse un fragment de lettre adressée « au grenadier Salmon du 24'^ de ligne ». A la recherche de mon iiienfaileur. Trop t;ird ! Douleur cruelle. — Au camp de la Baïonnette. — Relais à Orlhez. Encore les Lalanne. Touchante hospitalité! — Ma division rejoint la Grande Armée. A Langon. L'auberge des Trols-Rois. Rencontre de D. Cayetano en galante cumpagnie. Jalousie de l'ex-chanoine. La baronne. Dépit de 1). (;a\cl;ino. Nous nous quittons mal. — Les prisonniers espagnols très bien traités en France. — A travers la [irovince. — A Fontainebleau. Abdication de l'Empereur. — Anciennes connaissances de la Vieille-Caslille et de V Argonaute. Le capitaine de Montchoisy. — Placards invitant less(tldats à déserter. A Verneuil. — Brigands de la Loire. — Retour à Paris. Je rentre à Avignon. — Sedaine a tort 2i'>
IMPRIMEHIE E. FLAMMAKKIN, 2t>, RUE RACINE, PARIS.
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