‹ Mémoires d'un bourgeois de Paris (volume 3)Chapitre 18 sur 28 · I . j TÉlysée, du prince Louis-Napoléon, des félicit · texte numérisé non relu

I . j TÉlysée, du prince Louis-Napoléon, des félicit

l [ \ des remercîments.

Vivant surtout dans l'étude et pour l'étude, J ^ rieu, bien peu au courant de ce qui se passait, s(

^ le 2 décembre au matin, à la bibliothèque de

f bre, quand l'entrée lui en fut interdite. Il s'î

{ comme tout le monde, à un coup d'État, et il

^ joie que le coup d'État était fait. Après le 2 d(

' il fut appelé au conseil d'État et nommé présid

section des finances ^

wV;

l • Dans plus d'une séance au Corps législatif.

* : ' ■■ . ému, captivé par cet orateur puissant du consc

i- . J |j^' à la physionomie grave et austère, à la parc

l ~ r \ d'autorité, donnant à toutes les questions de 1'

et de la grandeur, ne cédant rien aux entraîne

aux passions du moment, et ne souffrant pas qu

la moindre atteinte aux doctrines et aux princi;

par les légistes et par rexpérience. M. de Parit

de ces hommes d'élite que la faveur populaire et

des cours n'appelleront peut-être pas souven

faims, mais mii. dans lo.s do.liho rations au rnnc

dans les discussioos du Corps législatif;, défendront iijours dignement le pouvoir, la justice et la raison. Le cabinet du 3 décembre n'eut pas une longue durée. 3 23 janvier 1852, M. Rouher, ministre de la justice; . de Morny, ministre de Tintérieur ; M. Fould, ministre ;s finances, furent i^emplacés par MM. Abbatucci, Fian de Persigny et Bincau. Deux ministères nouveaux rcnt alors créés : le ministère d'État, auquel fut ap- 'lé M. de Casa-Bianca; le ministère de la police généile, auquel fut appelé M. de Maupas.

Les plus respectables susceptibilités décidèrent MM. de 01 ny, Fould et Rouher à déposer leurs portefeuilles : ; se retirèrent devant le décret relatif aux biens de la mille d'Orléans, et aussi devant le décret qui créaR un inistère de la police générale. Us estimaient qu'un mi* stre de la police, travaillant directement avec le chef ; l'État, devait exercer sur lui une influence personne de chaque jour, influence trop décisive et peut-êti*e .ngereuse. Ce ministre, s'appuyant sur des rapports do •lice, ne pouvait-il pas, par l'exagération de ses craintes de sa responsabilité, présenter un tableau peu iidèie i*ct:tt des esprits, de l'attitude, des sentiments des pulations, et entraîner ainsi le pouvoir à des mesures i contradiction avec les appréciations plus vraies et plus ges de l'opinion publique ?

Trois faits importants sont à constater aujourd'hui :

10 Le ministère de la police a été supprimé et remacé par une direction générale de la police.

2° MM. de Casa-Biaiica, de Maupas e\. YX^Vvcv ^«^ V^^-

signy, qui firent partie du nouTeau cabinet du

vier 1852, ne sont plus au pouvoir.

3° M. le comte de Momy^ M. Fould et M. Roui missionnaires au 23 janvier 1852^ ont été depui tous trois à de hautes dignités dans le gouvemi M. Fould^ comme ministre d'État; M. le co Morny^ comme président du Corps législatif; M. 1 comme ministre des travaux publics.

Selon nous^ ces changements de position ne s un simple déplacement de faveur personnelle, i pas en avant sur le terrain de la modération^ de ciliation des esprits et des idées.

Le prince Louis-Napoléon Bonaparte^ né à ] 20 avril 1808, élu président de la république fi le 10 décembre 4848, proclamé le 20 décembr même année, fut prorogé pour dix ans dans ses { par le plébiscite du 20 décembre 1851 .

Le 7 novembre 1852, par décret du prësiden république, le peuple français est convoqué d comices les 21 et 22 novembre, pour accepter oi le projet de plébiscite suivant :

Le peuple français \eut le rétablissement de la dig-n rialc dans la peraonne de Louis-Napolcou Bonaparte, a dite dîins sa descendance directe, légitime ou adopliv donne le droit de régler l'ordre de succession au tronc famille Bonaparte.

Le même jour, un décret convoqua le Corps 1 pour le 23 novembre, à l'effet de constater la ré des votes, d'en faire le recensement et d'en décl résultaL

^ Le 1" décembre 1852, le recensement général des

votes émis sur le projet de plébiscite présenté le 21 et

.le 22 novembre 1852 à racceptation du peuple français

.donnait les résultats suivants :

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