LE PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR
< Paris, le 3 dôcombre 1851, 4 heures un quart.
» On commence des barricades dans la inie Rambuteau, à la hauteur des rues Saint-Denis et Saint-Martin; des voitures ont été arrêtées.
)) On affirme que Madier de Montjau n'a pas été tué et qu'il est dans les groupes. Le cri : Aux armes! est poussé au coin de la rue Grenetat. Le point de rassemblement
général est en çti moment le quartier Saini-Martin. Il paraît certain qu'me troupe choisie dansiles hommes d'ac* tion est convoquée en armes vers cinq heures, au carré Saint-Martin, et que les meneurs de cette troupe ont annoncé qu'il serait question de se porter sur la présidence. On répand le bruit de la mort de MM. Gharras et Bedeau. On prétend aussi que les patriotes rouennais arrivent, et que Ledru*Rollin est dans les faubourgs.
» Pour le préfet de police, en ce moment au Il Conseil des ministres,
» Le commissaire du gouvernement délégué. »
LE PRÉFET DE POLICE AU HINISTRE DE L'iNTÉRlEUR.
« Lie jeudi 4.âéoembra 1851, 1 lieoxe 15 mtnnte»»
9 Les nouvelles deviennent tout à fait graves. Les insurgés occupent les maisons, les boutiquiers leur livrent leurs armes. La mairie du v* est occupée par les insurgés ; ils se fortifient sur ce point. Laisser grossir maintenant serait un acte de haute imprudence. Voilà le moment de frapper un coup décisif. Il faut le bruit et l'effet du canon, et il les faut tout de suite. Ne laissons pas répandre le bruit qu'il y a de l'indécision dans le pouvoir : ce serait donner une force morale inutile à nos
ennemis.
» Le j^fet de police^
D Signé : de Maopas. »
LE MINISTRE DE L'ilTTÉRlEtR AU PRÉFET DE POLICE.
}» Je Tiens de Yoir M, René de RQviço .* ^ a promis
D*nN BOURGEOIS DE PARIS 965
d'être tranquille. Je réponds de lui^ ne cherchez pas à l'arrêtet;
» De même.pom* M* Vidal.
, v Pour M. Hugo^ je le laisse à votre appréciation, n