RÉPONSE DE M. DE MORNY
a Répondez en tirant par votre grille. »
LE PRÉFET DE POLICE AU MII>ilSTRE DE L^INTÉRIEUR.] |
< Jeudi, 4 décembre.
» Les banicades prennent' de groases profMrtiens dans le quartiei; Saint-Denis. Des maisons sont déjà occupées par rémeute. On tire des fenêtres. Les barricades vont jusqu'au deuxième étage. Nous n'avons eneore raen eu d'aussi sérieux.»
LE PRÉFET DE POLICE kV MINISTRE DE l'iNTÉRIEDR.
«Jeàdi, 4 décembre.
1» Je suis rassuré pour le quart d'heure : Témeute de la rue Saint-Martin est écrasée ; mais je ne le suis pas pour la préfecture de police^ sur laquelle se replièrent les insurgés après la défaite. »
LE PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DB l'iMTÉRIEUR,
c Jeudi. 4 décembre.
ce Ne considérez point la lutte comme terminée : elle Ta reconmiencer ce soir. Né faites donc point rentiipr vos troupes dans les casernes. La leçon a été sévère. U faut que ce soit la fin et ne ï)1us laisser reprendre l'offensive. Je persiste à> demander des secours. »
LE PRÉFET DE IH)LICE AU MINISTRE DE l'iNTÉRIEUR.
€ J^u(li, 4 décembre^ 5 heures et demie,
» Ne croyez pas la lutte terminée : elle recommence au faubourg Saint- Antoine.
» Les barricade? s'élèv^i^t fprmid^bles^ et s'il estviai
que Ton ait fait' retirer les troupes... 11 y aurait imprudence à le faire.
» Les émeutiers prennent et donnent courage en disant que les chemins de fer vont leur amener des ^nforts.»
LE PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DE l'iNTÉRIEUR.
< 6 heures SO minutes du matin.
rt Je désirerais beaucoup avoir votre avis au sujet d'une perquisition à faire chez M. Foucher^ conseiller à la cour de cassation, où paraît être caché M. Victor Hugo. »