‹ Mémoires d'un collégienChapitre 12 sur 83 · LYCÉE DE CHATILLON · texte numérisé non relu

LYCÉE DE CHATILLON

EXEAT L'élève N...

Sortie du 3 novembre 18...

Le maître répétiteur

de service^ Le Proviseur^

A. Ruette.

A dix heures sonnantes, l'appel commença. J'atten-

20 dais mon tour avec une impatience fébrile. Les deux

minutes qui s'écoulèrent avant qu'il arrivât, me parurent

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deux siècles. Enfin mon nom fut jeté aux échos du couloir!

Je dégringolai l'escalier quatre à quatre, et sous la voûte, à Tendroit même oli mon père m'avait quitté le jour de mon entrée, je le trouvai tout rose de plaisir et 5 souriant. Si je l'embrassai à l'étouffer, on peut l'imaginer! Il me le rendit bien.

Maman, toujours maladive, n'avait pu venir; tante Aubert était restée auprès d'elle ; — nous allions passer la journée tout seuls et faire les garçons. 10

Les formalités furent vite remplies, le visa obtenu, le père Barbotte dépassé, — et nous voilà dans la rue !

Quelle ivresse ! que l'air me semblait pur, la vie bonne et le pavé élastique! J'avais mon uniforme au grand complet, cette fois, et deux galons sur ma manche, par-dessus 15 le marché, en ma qualité de sergent de ma classe, et j'étais libre au bras de mon cher papa, et nous avions neuf heures devant nous! Je regrette d'avouer que je regardais avec un dédain absolu les galopins que nous rencontrions sur notre route et qui ne possédaient pas 20 ces divers avantages. Mais tous les raisonnements du monde ne m'eussent pas fait admettre qu'il y eût une situation comparable à celle d'élève interne au lycée de Châtillon. Faiblesse si l'on veut, c'était la mienne, mais bonne faiblesse. Heureux ceux qui savent être contents 25 de leur sort et l'envisager par son bon côté.

Nous fîmes un tour dans la ville sous les arcades, au musée. Puis nous nous dirigeâmes vers V Hôtel de France^ oîi je commençai par aller à l'écurie faire une visite d'amitié à la Grise, La brave bête m'accueillit par un 30 hennissement familier qui m'émut, mais je n'avais pas le

temps de m'abandonner à un seul sentiment. La cloche de rhôtel nous appelait à table, et mon estomac parlait aussi haut que la cloche.

Quel festin ! Jamais je ne l'oublierai. Une longue table

5 avec des verres dans lesquels des serviettes étaient disposées, des gâteaux monumentaux et des pyramides de fruits. Tout autour, vingt ou trente convives venus pour affaires à Châtillon, les jurés de la session d'assises qui allait s'ouvrir, des voyageurs de commerce, deux ou trois

10 touristes étrangers. Les garçons entrant affairés avec des plats énormes, le cliquetis des verres et des fourchettes, les questions du jour traitées à haute voix, l'air satisfait de tout ce monde, le bon appétit et la bonne humeur de mon père, et mon ravissement à moi, — tout

1$ cela m'est resté dans l'œil et dans l'esprit comme une de ces visions que le pinceau d'un grand peintre eût seul été digne de fixer sur la toile. ^

Ce que je bus, ce que je mangeai, je n'en sais trop rien;* mais je me levai enchanté du repas, enchanté des

20 plaisanteries d'un gros monsieur à breloques qui était notre voisin de table, et de la tasse de café que j'avais savourée après le dessert. Pensez que le garçon m'avait demandé gravement si je voulais un «petit verre!»* Je l'avais refusé, mais c'était une initiation définitive à la

a5 vie d'homme.

f Maintenant, mon garçon, nous*allons fumer un cigare sur la promenade, » dit mon père.

Il va sans dire que c'était lui seul qui fumait. Mais il avait certes bien raison de dire nous, car je m'associais

30 de cœur à cette opération. Le temps était clair et beau; il y avait de la musique," du monde et des toilettes sur

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la promenade. Il me semblait que toute la ville avait les yeux fixés sur mes galons.

Un cirque ambulant appelait les amateurs^ à sa représentation de jour, à grand fracas de cymbales et de tambours. Nous y entrâmes et nous vîmes les chevaux 5 dressés, les chiens savants, les clowns, le bouvreuil qui tirait le canon, et les demoiselles qui passaient dans des cerceaux. Nous vîmes quelqu'un de bien plus intéressant encore : Parmentier, assis, en chair et en os, presque en face de nous, avec deux dames! C'était à mes yeux 10 le personnage le plus important qu'il y eût au monde, et je m'empressai de le montrer à mon père qui le regarda avec quelque intérêt.

On sortit. Un tir ouvrait sa porte tout auprès du cirque. Mon père y entra avec moi. ^^^ 15

C'était un long couloir au bout duquel des cibles, des pipes de terre, des poupées de plâtre et des figures de tôle s'offraient aux balles des tireurs. Sur le devant, une barrière à hauteur d'appui marquait leur place, et un homme leur remettait les pistolets tout chargés. 20

Mon père en essa3ra une douzaine et eut bientôt fait un carton^ digne d'être accroché parmi les plus beaux de la collection.

Quant à moi, j'obtins aussi la permission d'éprouver mon adresse. 25

J'étais profondément ému quand j'abaissai mon arme en visant au cœur un bonhomme de fer-blanc habillé en général étranger. Au moment où je pressai la détente, ce fut plus fort que moi,* je fermai les yeux.

Pafl le coup partit en me secouant terriblement le 30 bras.

8o MÉMOIRES d'un COLLÉGIEN

Aussitôt, en regardant devant moi, je vis une autre poupée de tôle placée à plus d'un mètre du général, et qui représentait un simple sapeur, me faire un salut respectueux. C'est elle que j'avais touchée en visant le

5 général!

Je n'en dis rien à personne et je me gardai bien de

risquer un autre coup qui aurait pu nuire à mon prestige.

De là nous allâmes au café, — oui, au Café du Cotn^

merce^ le plus beau de la ville, avec ses murs dorés, ses

10 tables de marbre, son comptoir gigantesque et son lustre monumental. £t qui pensez-vous que j'aperçus dans un coin, tout de suite en entrant ? — Le capitaine Biradent en personne, qui lisait son journal en fumant une énorme pipe, comme un simple mortel. Il ne fit seulement pas

15 attention à moi.

Nous nous levions pour sortir quand un mouvement assez vif, dans le fond du café, attira notre attention. Nous eûmes la curiosité d'aller voir de quoi il s'agissait. J'étais certes loin de m'attendre au spectacle dont nous

20 fûmes témoins.

Deux lycéens de la division des moyens venaient d'être accostés par le capitaine Biradent qui prenait leurs noms et les notait sur son calepin. Leur mine humiliée, les cigares qu'ils cachaient maladroitement derrière eux, les

25 verres d'absinthe qui se trouvaient sur la table oîi ils s'étaient assis tout seuls, disaient assez de quel délit les malheureux s'étaient rendus coupables. Le capitaine Biradent, qui avait reçu, paraît-il, mandat du proviseur pour réprimer ce genre d'incartades, ne manquait pas,

30 les jours de sortie, de faire le tour des estaminets de la ville.

JE ME BROUILLE AVEC BAUDOUIN 8l

Les deux coupables durent quitter immédiatement le café pour rentrer 'au lycée sans délai, à peine d'expulsion. Si cette retraite fut flatteuse pour leur amour-propre, on peut aisément l'imaginer.

Au roulement de huit heures j'étais rentré au collège, 5 et je me demandais dans mon lit si je ne rêvais pas et s'il était possible qu'une journée passât aussi vite.

Si j'avais des motifs de satisfaction dans mes études, je n'avais pas été moins favorisé sous d'autres rapports. Mon lézard prospérait dans la niche que je lui avais faite 10 au fond de mon pupitre avec du coton.

Mon amitié avec Baudouin avait jusqu'à ce jour été sans nuage, et j'étais suffisamment populaire dans la cour des petits. J'avais donc lieu d'être aussi heureux que possible, et je l'étais en eiïet, quand un incident douloureux 15 vint tout à coup jeter sur ma vie un voile de tristesse.

Un soir, en rentrant au quartier après la récréation de cinq heures, je vis du premier coup d'œil que mon pupitre avait été ouvert et mes livres dérangés. Je me hâtai de regarder derrière le dictionnaire grec-français 20 qui servait de mur protecteur à mon lézard.

Il ne me fut pas difficile de constater que la pauvre bête était très souffrante. Sa petite mâchoire appuyée sur une grammaire française, et ses beaux yeux noirs fermés, il respirait plus fréquemment qu'à l'ordinaire. 25 Je le pris dans ma main, et c'est à peine si le pauvre

petit souleva un coin de sa paupière pour me regarder tristement.

Plus^ de doute! mon lézard était malade.

Sur le premier moment, je ne songeai qu'à caresser

5 mon lézard et à lui donner sur mon cœur sa place de

prédilection. Mais bientôt l'idée me vint que les secours

de l'art médical pourraient peut-être ne pas être inutiles.

Car enfin, si le docteur savait soigner les enfants et les

grandes personnes, à plus forte raison devait-il savoir

10 soigner les lézards. Je pris la résolution de m'adresser à

lui à cet effet.

J'emportai mon lézard avec moi, d'abord au réfectoire,

puis au lit. Il passa une très mauvaise nuit, et je ne la

\, passai guère meilleure.

15 Enfin le jour revint, et à peine le garçon de salle fut-il

arrivé au quartier pour prendre la liste des élèves qui

demandaient à voir le médecin, que je me fis inscrire.

A sept heures je fus appelé avec les autres c malades i, et nous fûmes conduits à l'infirmerie.

20 Le docteur était là, assis dans un vaste fauteuil, devant une petite table, et nous défilions un à un devant lui.

Quand mon tour approcha, je compris tout à coup l'énormité de ma démarche, mais il était trop tard pour reculer.

25 Mon nom fut appelé. Je fis deux pas en chancelant et je me trouvai en présence du docteur.

«Eh bien, mon enfant, qu'y a-t-il donc?» me demandat-il avec bonté, en voyant que je restais tout interdit et silencieux.

30 Cet accent de bienveillance me rendit un peu de courage.

«Ce n'est pas pour moi, Monsieur le docteur, c'est pour mon lézard que je suis venu, murmurai-je en tirant la pauvre bête des profondeurs de ma poche. Je ne sais pas ce qu'il a, mais il me semble très malade.»

«Votre lézard est malade, mon enfant? me dit-il. Eh 5 bien! il faut le soigner. Le lézard est un animal qui a droit à toute notre sympathie, puis-qu'il est l'ami de l'homme. Voyons un ppu cela, »

Il prit gravement dans sa main gauche ma petite Émeraude^ la caressa du bout du doigt, la palpa douce- 10 ment, puis, ouvrant les mâchoires de la bestiole, il lui regarda le fond de la bouche.

Sans doute il y vit quelque chose d'insolite, car, après avoir déposé mon lézard sur sa table et avoir choisi dans sa trousse une toute petite pince d'acier, il se mit en de- 15 voir de porter cet instrument dans la gorge de mon favori.

Comment dire mon angoisse? J'aurais certainement plus volontiers subi moi-même cette opération que de la voir infligée à ma petite Émeraude,

Enfin, cette horrible pince, après être allé jusque dans ao les profondeurs du larynx de mon lézard, revint en arrière. . . Elle sortit de sa petite bouche bleue et ramena avec elle ... un énorme tortillon de papier, à l'extrémité duquel on apercevait encore une mouche.

C'était là la cause unique de l'indisposition d'Éme- 25 raude! . . .

Un scélérat, abusant de son innocence et de sa voracité, lui avait donné à manger une mouche ainsi accommodée 1 . . .

Pour le moment, toutefois, j'étais comblé de joie de 30 voir mon lézard rouvrir les yeux et témoigner sa satis-

faction en nous tirant sa petite langue, selon la coutume de sa race.

c Maintenant le bonhomme se tirera d'affaire tout seul ! me dit le docteur. Mais ne vous avisez plus de lui faire 5 manger du papier!... Un lézard n'a pas un estomac d'élève de huitième,^ et, même pour les élèves de huitième, il n'y a rien de plus mauvais que les indigestions de papier, » ajouta-t-il en se tournant vers le censeur qui se mit à rire.

10 Je partis sans mot dire, mais non sans avoir pris des mains du docteur la pièce de conviction^ en même temps que mon lézard.

A peine rentré au quartier, je m'empressai de dérouler le tortillon pour en voir les dimensions.

15 Je fus douloureusement surpris de trouver que c'était un morceau de copie au nom de Baudouin, et de son écriture ! . . . Jamais je ne faurais cru capable d'une action si noire. . . .

Quand le tambour nous appela dans la cour, je descen- 20 dis, frémissant d'indignation, et à peine me trouvai-je en présence de Baudouin, que je le saluai comme suit:

«C'est toi, grand lâche, qui as fait manger du papier à mon lézard?»

Baudouin ouvrit ses grands yeux francs, pâlit un peu 25 et me regarda tout ébahi.

«Oh! ne le nie pas! repris-je en écumant de rage. Le docteur a retiré le tortillon du gosier de la pauvre bête, et le papier porte ton nom écrit tout au long, de ta propre main. . .»

30 En parlant ainsi, je le jetais au nez de Baudouin. Sans s'émouvoir, il le ramassa, l'examina attentivement et dit:

c En effet, c'est mon écriture.

— Ah ! tu vois bien que tu ne peux pas seulement nier ?» Baudouin me regarda d'un air tout attristé, haussa les

épaules et me tourna le dos. Mais je ne le tins pas quitte à si bon marché.^ 5

c Quand on est capable de faire des plaisanteries pareilles, on devrait au moins avoir le courage de les avouer en face, repris-je en courant après lui.

— Est-ce que tu ne vas pas me laisser en paix ? fit-il, visiblement impatienté cette fois. Je veux bien te dé- 10 clarer que ce n'est pas moi qui ai joué ce tour à ton lézard. »

De ce jour, je devins très malheureux. Baudouin et moi nous avions cessé de nous parler, et, quand nous passions l'un près de l'autre, nous feignions de ne pas 15 nous voir. Après avoir été pendant deux mois absolument inséparables, et avoir cru notre amitié consolidée pour la vie, nous étions tout à coup devenus étrangers l'un à l'autre. Nous poussions même cette affectation de froideur jusqu'à éviter de prendre part à la même partie 20 de barres ou de balle, et à raser les murailles dans les couloirs, plutôt que de nous effleurer en passant. On aurait dit que nous nous considérions mutuellement comme des pestiférés, et, s'il arrivait par hasard à l'un de nous de toucher un livre appartenant à l'autre, il le lâchait 25 aussitôt en apercevant le nom détesté, comme si cette pauvre grammaire innocente l'eût brûlé.

Au fond, nous étions désolés de cette brouillerie. Pour mon compte, je n'avais pas tardé à reconnaître au-dedans de moi l'absurdité de mon accusation, et à me dire qu'en 30 somme le hasard seul pouvait fort bien avoir causé la

coïncidence fatale. Je ne doute pas que, de son côté, il ne regrettât vivement d'avoir rompu avec moi. Nous perdions tous deux trop de plaisir et de bonheur à ce nouvel état de choses pour ne pas le déplorer amèrement.

5 Mais plus nous en étions fâchés intérieurement, plus nous nous faisions un point d'honneur de n'en rien laisser paraître et d'affecter l'indifférence.

Quant à faire le premier pas vers une réconciliation, je pense que nous aurions préféré l'un et l'autre nous

lo faire arracher une douzaine de dents molaires.

Le pis, c'est que nous ne perdions pas seulement du bonheur à nous tenir ainsi sottement rigueur.* Nous y perdions les avantages positifs que nous avions retirés de notre association. Si Baudouin m'avait donné le goût des

15 exercices du corps, je lui avais, dans une large mesure, communiqué celui de la lecture. La communauté et l'échange des impressions nous avait réciproquement soutenus dans ces voies nouvelles, et nous nous étions habitués à faire ensemble bien des choses qui devenaient

20 tout à fait insipides dans notre isolement.

Au gymnase, pour n'en donner qu'un exemple, autre chose était de passer un quart d'heure à faire tout seul des balancements sur le trapèze, autre chose de se livrer gaiement à ces ébats en collaboration comme jadis. Et

25 c'est toujours un grand avantage, pour un exercice quelconque, de le faire avec plaisir! x

Une autre conséquence plus' grave de cet absurde malentendu, fut qu'un peu par bravade et beaucoup par désœuvrement, nous nous laissâmes bientôt aller à for-

30 mer d'autres amitiés moins judicieuses que ne l'avait été la nôtre. Baudouin, chose étrange à dire, devint de plus

en plus intime avec Perroche, dont l'esprit frondeur lui avait toujours plu, et moi je me liai étroitement avec Verschuren et Tanguy, et je pris insensiblement un goût de plus en plus vif pour les niches ridicules que leur féconde cervelle ne manquait pas de leur suggérer. Jouer, 5 hypocritement et sans danger d'être soupçonné, un c bon tour» à un de nos maîtres ou de nos condisciples, devint très rapidement, à leur exemple, mon idéal de prédilection.

De son côté, Baudouin renonça à savoir ses leçons, se 10. mit, comme Perroche, à copier ses devoirs, et fit bientôt connaissance avec la retenue^ oli son ami avait, comme disait le censeur, une place réservée.

C'est ainsi que Taxe de notre vie et de notre conduite se trouva insensiblement changé en quelques jours. Les 15 conséquences de cette altération ne tardèrent pas à se manifester d'une façon sensible.

Et d'abord mon caractère s'altéra. Je pris l'habitude de répondre à haute voix, et d'une façon que j'essayais de rendre piquante, aux observations les plus légitimes 20 de M. Pellerin. Mes provisions ^exemptions me mirent quelque temps à l'abri. Mais ma tenue finit par devenir si inconvenante, qu'il fut indispensable de m'envoyer au censeur et de m'infliger une privation de promenade sans exemption! De telle sorte qu'au lieu d'aller respirer le 25 grand air et m'amuser en rase campagne (et c'était la saison des glissades et des boules de neige), je fus réduit à l'humiliante obligation de passer trois heures à écrire sous la dictée des clignes» quelconques.

Baudouin était de la fête,^ et nous faisions tous deux 30 une piètre figure dans cette réunion de cancres. Et mes

galons de sergent! Quelle honte pour ces insignes de rhonneur 1

Ces fameux galons, au surplus, je ne tardai pas à les perdre. Mécontent de moi-même et des autres, j'eus 5 moins de goût au travail, j'apportai moins d'application à mes compositions, et, pour tout dire, en un mot, j'eus: enfin, — le 1 2 décembre, — le dépit amer d'être classé le treizième en histoire et d'avoir par conséquent à quitter le banc d'honneur. A cette même composition, Parmen- 10 tier fut le premier, ce qui lui donna du coup dix points de plus que moi.

Le prix de Pâques était loin désormais I

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