CHAPITRE XI Mes nouveaux amis. — Une bonne farce
Cette déchéance devait avoir un épilogue plus douloureux encore.
15 Avec Verschuren, Tanguy et deux ou trois autres, nous passions maintenant tout le temps des récréations à imaginer de bons tours que nous pourrions jouer, soit à nos camarades, soit même à nos maîtres. Nous en étions même venus à fumer une cigarette régulièrement chaque
20 soir dans notre lit, en nous la passant de main en main, pour rendre une surprise impossible, ce qui avait attiré sur la tête de M. Pellerin une véritable réprimande du proviseur. Enfin, il n'était pas de sottes inventions que nous n'eussions déjà mises en pratique, quand le désir
25 de me distinguer au milieu de mes nouveaux amis, m'en inspira une plus diabolique encore.
J'ai déjà dit que le nez du tambour Garelou était la