‹ Mémoires d'un imbécile: écrits par lui-mêmeChapitre 58 sur 98 · CE QDE JE REPONDIS AU KEVEU AMEDEE · texte numérisé non relu

CE QDE JE REPONDIS AU KEVEU AMEDEE

— Il faut, mon neveu, rester ici jusqu'à nouvel ordre ; nulle maison ne sera moins que la nôtre soupçonnée de cacher des suspects. Il était impossible, d'ailleurs, que tu nous arrivasses plus à propos. Je me demandais depuis quelque temps d'où je ferais venir un homme de ta profession. Te voilà! sois donc le très bien venu !

— Mais quel besoin pouvez-vous avoir d'un monteur d'appareils électriques?

— Comment ! nous avons ici deux piles qui , l'une et l'autre , fonctionnent assez mal , et puis il y a dans notre laboratoire toutes sortes d'instruments qui , sans être des appareils électriques, n'en pourront pas moins être parfaitement réparés et rajustés par toi.

TROISIÈME PABTIE. 167

— Vous VOUS occupez donc ici de physique ?

, — Certainement ! et de chimie et de biologie.

— Je vous croyais, mon oncle, tout à l'agriculture.

— Tu croyais juste; mais si tu demeures un peu de temps avec nous , tu verras que toutes les sciences ont leur application dans l'agriculture , ce qui constitue en partie la supériorité de cette grande industrie. En effet , si la physique et la chimie suffisent aux autres industries , l'agriculture , comme la médecine, feit appel à toutes les branches du savoir humain. Aussi quand l'agriculture aura pris son véritable essor, le jour sera venu de la vraie philosophie, delà vraie politique et de..,, mais consens-tu à réparer nos machines ?

— Et vous, mon oncle, conaôntez-vous à vous laisser embrasser?

J'ouvris les bras...

— Eh bienl reprit-il , demain de bon matin , faites-moi conduire à votre laboratoire.

c..,Googlc

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