‹ Mémoires d'un imbécile: écrits par lui-mêmeChapitre 89 sur 98 · QUATRIÈME PARTIE. 25t · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. 25t

futur pauvre, où chacun déposera son offrande, ne sachant pas si . pour l'aTenir, il ne se vient pas en aide à lui-même.

— Bien ! ma chère enfant ! m'écriai-je.

Et savez-vous quelle sonnne fut pour cette première fois réunie?... Deux raille cent quatrevingt-dix-sept francs I

Amédée, tout ému, répétait :

— C'est pariait, ma cousine; gràcfi à vous , grâce à votre bonne idée . nous pourrons éviter même la peur de la pauvreté.

— En cinq années, fit Désir, nous aurons, en continuant comme aujourd'hui , plus de vingt mille francs.

— Ne voilà-t-il pas , reprenait Froment, une chose admirable de voir que, parmi nous, le futur pauvre puisse être le futur riche !

— Bravo! cent fois bravo! s'écriait Graindorge, c'est une banque de famille! et nous voilii préservés de cette vilenie de la thésaurisation personnelle !

— Oui , disait Amédée , nous formons une société de secours mutuels. Ah! quelle heureuse

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252 uÉuoiRES d'dn imbécile.

Et moi . je repris :

— Ah! quel heureux instinct de femme !

— Idée ou instinct, disait tranquillement Désir, qu'est-ce que ça fait , quand la chose est si bonne?

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