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« Quoi qu'il arrive, le Figaro tirera toujours plus à lui seul que tous les journaux du gouvernement réunis. »
Conune on le pense bien, ces aménités n'étaient pas faites pour me concilier l'indulgence des tribunaux; lés amendes pleuvaient sur le Figaro; on espérait m'irriter, me pousser à quelque acte irréfléchi ; je restai de bonne humeur et je publiai mes amendes et condamnations comme on publierait un feuilleton, avec la suite à demain; j'emprunte quelques feuillets au Figaro de ce temps-là :
La série de nos amendes est ouverte.
On nous a priés, fort galamment, du reste, de payer celle qui nous a été imposée pour offenses commises envers la majorité de la Chambre, par notre collaborateur Richard. Comme cela paraît moins dur de payer en deux fois cet argent, nous avons versé le 25, au Trésor, la somme de 1,176 fr. 30 c.
Demain, nous aurons le plaisir d'offrir au gouvernement la somme de 5,766 fr. 75 c, complément de cette petite facture.
30 aoât, 68.
Le Figaro a payé hier la somme de 5,766 fr. 75 c, montant des condamnations prononcées contre H. Jules Richard.
En revanche, par l'entremise de son avoué, M. Best, M. Albert Wolff a fait un recouvrement important et donné quittance de la somme de 3 francs à lui due, à titre de dommages-intérêts, par M. Madré, éditeur. M. Best n'a pas encore vu la couleur de l'argent de MM. Stamir et Bussy. Il va leur réclamer la somme de 2 francs par ministère d*huissier.
Nous venons de faire acquitter une nouvelle amende de...
(La suite au prochain numéro.)
La vente du Figaro a monté hier de quatre mille numéros.