‹ Mémoires d'un journaliste (volume 3)Chapitre 10 sur 20 · EXTRAIT DES STATUTS · texte numérisé non relu

EXTRAIT DES STATUTS

« Art. XXIX. — Le costume est ad libitum ; nous nous en rapportons à la magnificence ou à l'originalité des convives.

«c Art. XXX. — Chacun se place à sa guise et choisit son voism de table.

« !>5, rue Vivienne. > «

Gomme je Tai dit déjà, Tindépendance des allures de Figaro lui avait valu de petites haines ; la vérité c*est que les esprits médiocres avaient seuls gardé le souvenir d'attaques légères, qu'ils eussent peut-être sollicitées à genoux comme réclames, si on ne les leur avait données pour rien. Nous savions à quoi nous en tenir sûr ces sortes de rancunes qui ne germaient que dans des cerveaux où le talent n'avait pas place.

Aussi quel ne fut pas notre étonnement quand nous reçûmes de Scribe, le maître du théâtre moderne, rhomme d'esprit par excellence, la lettre suivante :

« Paris, 25 novembre 1857.

« Messieurs,

<£ Je ne dtne que chez mes amis, et ayant le malheur de ne pas être des vôtres, je ne me reconnais aucun titre à Tinvitation que vous me faites Tbom^ur de m'adresser.

« Veuillez bien, messieurs, croire aux vifs regrets que j'éprouve pour le plaisir auquel je renonce et surtout pour le motif qui me force d'y renoncer.

c Je vous prie d*agréer, Messieurs, l'expression de ma considération distinguée,

« Eugène Scribe, i

La surprise causée par cette lettre fut si grande qu'on pensa d'abord ne pas devoir y répondre. En réQé* chissant on trouva qu*il fallait toujours répondre à Scribe ; ce fut Hector Grémieux qui se chargea de la réponse qui fut insérée au Figaro^ la voici :

Page 1