CHAPITRE XIII
Cora Pearl. — Blanche d'Antigny. — Les débuls do Charles Lecocq. — Virginie Déjazet. — Di'jazot en prison. — lin commissaire de police dilettante. — Déjazet et Rachel. — Victorien Sardou. — Vanderbuch. — Le bénéfice de Déjazet. — Histoire d'im autographe. — Déjazet et Dickens. — Frederick Lomaitre. — Erncsto Rossi. — Mort de Frederick. — Un discours do Victor Hugo. — Le testament do Jean Frédéric Lissering. — La peau de Frederick Lomaitre. — La peau de Virginie Déjazet.
Lor.s (lo mon séjour ù Ermononville, séjour auquel j'ai déjà fait allusion, je vis certain matin une voiture, attelée de quatre chevaux, dégringoler à toute vitesse la rue qui conduit de la ferme au château, tourner sans ralentir le coin de cette rue pour s'engager dans une ruelle, puis tourner encore, toujours avec la même vitesse, en (in s'arrêter dans la cour de Vffôtel de la Croix d'Or. Il fallait que le cocher tenant en main ces quatre coursiers dont Ilippolyto eût été jaloux, fût un remarquable conducteur. Seulement à l'arrêt je m'aperçus que ce cocher était une femme, et cette femme Cora Pearl.*
Plus tard ses ennemis se plaisant à la vieillir, Cora
Pearl prolesta en faisant circuler dans Paris une reproduction photographique de son acte de naissance dont je pris copie. Elle est couchée sur le registre du district de East Stonehouse comme née le 23 février 1842, de Frederick, William, Nicholls Grouch, professeur de musique, et de Lydia Grouch formely Pearson. Elle comptait donc vingt-sept ans à cette époque. Plus tard elle raconta sa vie; comment elle avait été flétrie à quatorze ans par un passant ; comment elle lit la connaissance d'un jeune homme, Villiaras Bluckel, propriétaire, qui lui conseilla de prendre le nom de Cora Pearl. Elle a énuméré ses liaisons à Paris. Mais au temps où je la vis entrer dans Ermenonville au galop de quatre bêtes couvertes d'écume, il planait encore une sorte de mystère sur elle, surtout pour ceux qui, comme moi, ne fréquentaient pas son milieu. Elle déjeuna dans la salle commune en compagnie de quatre messieurs, lesquels me voyant seul à table, dans un coin, m'invitèrent très gracieusement à prendre place à côté d'eux. L'offre était tentante, je la déclinai, craignant, à juste titre, de ne pas être à la hauteur d'une conversation dont les sujets divers m'échappaient totalement. Le <léjeuner vite terminé, car rien ne rappelait à Ermenonville les menus du Café anglais, Cora Pearl se leva, mit ses gants de cocher et, détachant une rose épinglée à son corsage, me la tendit en disant, avec cet accent anglais dont elle ne se débarrassa jamais (surtout le soir de ses débuts dans le rôle de Kioupidonne d'Orphée aux Enfers) :
— De la part de Gora Pearl.
Puis elle disparut.
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Quatre, ans après je courais prendre des nouvelles d'un jeune homme qui avait essayé de se tuer pour elle. Le concierge me montra deux bulletins, l'un daté du 30 décembre et ainsi rédigé :
(( Des accidents graves étant survenus cette nuit, une intervention chirurgicale devient indispensable pour aujourd'hui. Deux heures. Docteur E. Lepère. »
L'autre du 31 :
« Nuit meilleure. État toujours fort grave. Repos absolu. Défense au malade de i)arler. Docteur E. Lepère. »
J'allai chez Cora Pearl, espérant en tirer quelques détails sur le drame. Comme elle refusait de me recevoir, je me recommandai de la rose d'Ermenonville. Enlin introduit, je lui expliquai le but de ma visite, cherchant une émotion sous la peau fardée de la courtisane. Elle me raconta ce qu'elle voulut et termina par ce trait :
— Croyez-vous (iu(^ c'est embêtant, hein?
Ce fut tout.
Treize après je me souvins de cette oraison presque funèbre, lorsque Cora Pearl, ayant cru devoir publier ses Mémoires, je lus les lignes suivantes :
(( Par une fâcheuse coïncidence, je faisais peu de temps après connaissance d'un jeune homme qui, inspiré peut-être par ce procédé d'un goût douteux, meltait à exécution, sans rime ni raison, sa funèbre Itlaisanterie. Le surlendemain du jour où celui-ci s'était blessé, un commissaire de police se présenta chez moi, me notifiant, avec la plus grande politesse du reste, l'ordre de quitter imméiliatement le territoire français. Je n'avais qu'à m'incliner. Je partis.
C'était payer cher la minute inouïe d'aberration d'un autre, que j'étais bien loin d'avoir poussé à cet acte. »
Je lui renvoyai le volume qu'elle avait cru devoir <lédicacer.
Parmi les nombreuses ennemies de Cora Pcail, s'agitait volontiers la belle et blonde Blanche d'Antigny, qui lit longtemps la joie du boulevard, grâce à l'appétissante rondeur avec laquelle elle interprétait ses rôles. Blanche d'Antigny en voulait à Cora de lui avoir soufllé un amant, tandis que Cora racontait à qui voulait l'entendre que ce dernier avait bel et bien quitté Blanche sous prétexte « que sa conversation n'était pas soutenable ». Ce fut en ces termes que Cora fit le récit de l'aventure dans un petit journal de théâtre.
Blanche n'inventa jamais la poudre. Elle répondait un jour à l'accompagnateur des Folies lui demandant si elle chantait à la clef de sol :
— Je ne peux pas vous dire, j'ai égaré mon trousseau.
Mais, en revanche, il lui échappait souvent de ces traits qui suffisent à l'amusement des entreteneurs désœuvrés. Comme de Jallais, alors directeur des Menus-Plaisirs, lui demandait un soir si ses débuts avaient été heureux :
— Mon petit Amédée, l'histoire en est bien simple. Maman ne voulant pas que j'entrasse au théâtre, j'ai pris la poudre d'escampette et me suis fait engager au Palais-Royal. A peine hors de scène, maman, qui m'attendait dans les coulisses, m'a giflé. J'avais réussi.
mais pour être juste, je dois ajouter que la claque était pour moi.
Quelques semaines après l'expulsion de Cora Pearl, Blanche d'Anligny revint d'Egypte, atteinte d'un mal résultant, paraissait-il, des contrariétés subies à Alexandrie, à propos d'une cabale montée contre elle et à laquelle Cora Pearl n'aurait pas été étrangère. Revenue en l'Yance, elle alla demeurer à l'hôtel du Louvre en attendant l'installation de son appartement boulevard Ilaussmann où elle s'alita bientôt, abandonnée de tous, sauf d'Henriette sa femme de chambre qui, jour et nuit, demeura à son chevet. Les soins furent inutiles. Blanche quitta bientôt le demimonde.
Elle débuta, comme je l'ai dit, au Palais-Royal. Tandis que l'on montait Cliilpéric aux Folies-Dramatiques, Hervé la remarqua dans les Mémoires de Mimi- Bamboche et en lit sa Frédégonde. Elle créa encore Marguerite du Petit Faust, la Boite à Pandore et Mazeppa, puis elle alla aux Menus-Plaisirs où, dans Bocambole aux Enfers et La Mariée de la rue Saint- Denis, elle obtint un succès un peu scandaleux. Pour se faire oublier elle partit en Egypte. On sait le reste.
A l'enterrement de lilanchc d'Antigny, j'appris le commencement de Lecoq, dont la Fille Angot faisait alors fureur.
Inconnu, malheureux, l'idée lui vint d'écrire un Noél pour les frères Lionnet, lequel, acheté cent francs par Villemessant, devait paraître la veille de la naissance du Christ dans le Figaro. Cent francs ! Une fortune ! Le manuscrit est confié à qui de droit et reproduit sur zinc. Au moment de mettre le journal
en forme, on s'aperçoit que la reproduction dépasse le cadre du journal de plusieurs millimètres ; on prévient Lecocq. Son aubaine de cinq louis menaçait de n'être plus qu'un songe. Un hasard providentiel amène un des frères Lionnet au Figaro. Il observe que la difficulté peut être tournée. La clef de la première partie avance de quelques millimètres, les répétitions de clef étant inutiles, il n'y a qu'à couper. Coupons! On coupe. Le A^o/'7 paraît, Lecoq touche ses cinq louis. Il est sauvé !
Tandis que les gommeux s'entretenaient de la disparition de Blanche d'Antigny, tout Paris s'inquiétait de la situation d'une grande artiste: Virginie Déjazet. Le bruit courait que son idole demeurait dans un état voisin de la gêne et que l'exquis oiseau chanteur après avoir roucoulé pendant plus de cinquante printemps, était menacé de laisser ses dernières plumes entre les mains de créanciers impitoyables. Ce bruit vérifié, s'élève un cri général : « Il faut sauver Déjazet, rendre à Frétillon sa gaieté d'autrefois, à Richelieu sa superbe insouciance, au Prince de Conti ses chansons fussent-elles impertinentes. » La presse ne demeure pas insensible. Je cours rue de la Fontenelle à Montmartre, chez Mme Alexandre où l'on disait habiter Déjazet. Mme Alexandre m'apprend que Déjazet demeure depuis une huitaine rue de Clignancourt.
Ceux qui n'ont pas connu Déjazet ne peuvent se rendre compte de l'admiration qu'elle soulevait autour d'elle ; je ne saurais la comparer qu'à celle qu'aujoud'hui Sarah Bernhardt provoque encore. Elle attei-
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giiait sa soixante-seizième année, incarnait tout un passé de gloire qui se dressait devant moi. Je voyais Lisette entrant chez Béranger :
— Monsieur Béranger, je suis artiste et je voudrais vous emijrasser.
Il la prend dans ses bras, la rassure, la fait asseoir au coin du feu, lui parle du présent, de l'avenir ; et pour le remercier de l'accueil, Déjazet lui chante la Lisette de Frédéric Bérat.
Je la voyais aussi débutor au Théâtre dos Capucines do la place Vendôme, dans Fanchon toute seule ; passer au théâtre de la rue de Bondy où elle joua l'Amour dans les Sirènes de M. llapoté ; puis à celui des Jeunes-Elèves remplacé aujourd'hui par la maison qui porte le n° 21, en face la rue du Pont-de- Lodi ; puis au Vaudeville où elle se rencontrera avec Vertpré, Galy, Sevestre, Minette et Jcnny depuis Mme Carmouche ; puis aux Variétés dirigé alors par le célèbre Brunet ; puis, à Bordeaux, et l'anecdote suivante me revenait à la mémoire.
Un soir que Déjazet assistait dans la coulisse à une représentation de La Princesse de Babylone, la chanteuse qui tenait le rôle l'impressionne tellement qu'elle se précipite sur la scène et prend les mains de la cantatrice en criant :
— Bravo, madame !
Le lendemain, elle reçoit une invitation à descendre immédiatement chez le commissaire général de la police.
— Oh ! c'est vous? fait ce dernier.
— Moi-même.
— Virginie Déjazet?
— Oui, monsieur.
— Vous savez quelle peine vous avez encourue hier soir ?
— Non.
— Vingt-quatre heures de prison.
Et il lui montre un certain article 13, ainsi rédigé: « Tout acteur ou actrice, jouant ou ne jouant pas, qui se fera voir des coulisses de son théâtre aux spectateurs, pendant le cours d'un ouvrage en représentations, sera passible d'une amende de vingt-cinq francs au bénélice des pauvres et de mn<jlhquatve heures de prison.
— Pas possible! s'écrie Déjazet.
— Tellement possible, mademoiselle, que j'ai le douloureux regret de vous annoncer que, dès ce moment, vous êtes ma prisonnière.
— Monsieur le commissaire plaisante ?
-- Jamais, mademoiselle. On va vous conduire, avec tous les égards possible, à la Cave.
— La Cave ?
— La maison d'arrêt.
— Mais, monsieur le commissaire, je ne me suis pas fait voir des coulisses aux spectateurs !
— Le rapport qu'on m'a fait le dit.
— Vous n'avez donc pas vu de vos propres yeux ?
— Non.
— On jouait La Princesse de Babylone.
^ Ah ! Comment a chanté Cécile ?
— La Princesse de Babylone?
— Oui.
— Gomme un ange !
— Evidemment ! Elle devrait être engagée à Paris.
232i MÉMOIRES d'un PARISIEN
— N'est-ce pas? Or donc, hier soir, cédant à un élan irrésistible, je suis entrée comme une folle sur la scène et me suis précipitée dans ses bras ! Voilà la justice !
— La justice est juste ! reprend le commissaire en cherchant à rendre à sa physionomie sa sévérité accoutumée. Relisons ensemble l'article 13: Toid acteur ou actrice jouant ou ne jouant pas, qui se fera voir dans les coulisses...
— Je n'étais pas dans les coulisses mais sur la scène.
— Il faut en convenir ! Dans les coulisses de son théâtre...
— De son théâtre! Or, j'appartiens au Théâtre- Français et non à celui de l'Opéra. Donc, l'Opéra n'étant pas mon théâtre, je récuse l'application de la peine. A moins que vous ne prétendiez que l'esprit de l'article...
— L'esprit de l'article ne saurait décidément lutter contre le vôtre. Je vous fais c^ràco de la peine.
— Et l'amende ?
— Je la maintiens, mais j'en modifie la nature. Pour seule amende je vous impose l'obligation de me permettre de vous rendre visite.
Et c'est ainsi que Déjazct risqua d'avoir un casier judiciaire.
A ceux qui pourraient s'étonner que la vie de Déjazet évoquât ciicz moi des souvenirs aussi lointains, je dois dire sans plus tarder que, depuis un mois, j'écrivais, presque sous sa dictée, sa biographie que j'ai pul)Iiéo depuis en un volume intitulé: Virginie Déjazel.
C'est pourquoi il m'était permis de la revoir encore au Gymnase, dans le Mariage Enfantin où Scribe travaillait pour elle ; aux Nouveautés de la place de la Bourse ; au Palais Royal, où elle débuta en 1831.
La veille, elle déjeunait avec M. Félix, qui voulait faire de sa fille une comédienne. On se mit à causer de l'enfant qui fut présentée à Déjazet.
— Quel âge avez-vous, mademoiselle ?
^ Onze ans.
— Et comment vous appelez-vous?
— Rachel.
— Un joli nom.
— Ma chère Déjazet, dit alors M. Félix, voulez-vous baptiser ma fille comédienne ?
Rachel se mit à genoux et Déjazet l'embrassa.
Son triomphe au Palais Royal durait depuis treize ans quand, la direction sentant le besoin de réaliser des économies, la laissa partir aux Variétés, d'où elle rentra au Vaudeville pour en sortir bientôt après.
Fatiguée do la lutte — car cette admirable artiste avait encore à lutter contre l'imbécillité des directeurs et la jalousie des camarades — elle vivait à Seine-Port dans une petite maison de plaisance lui appartenant, quand on lui présenta, un jour, un jeune homme paie et maigre, très pauvre, mais qui annonçait de grandes dispositions dramatiques : Victorien Sardou. H devint bientôt l'assidu des ombrages de la maison de campagne de Frétillon auprès de la- (|iielle il puisa ses premières inspirations, écrivit ses premières scènes, acheva les Prctnières armes de Fi- 'jaro^ dont le rôle principal lui était destine. Restait à trouver le théâtre qui les jouerait.
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A la place qu'occupe actuellement le iliéàlre Déjazet, s'élevaient les Folies Nouvelles, dirigées par Aitaroche et Huart et où se produisaient des noms comme ceux de Hervé, Kclm, Camille Michel, sans compter Lambert Thiboust qui, dans Le Saltarello, se lit un jour clown par amour, et le grand comédien Dupuis auquel Ilippolyte Cogniard ne trouvait alors aucun talent. Déjazet achète les l<"olies Nouvelles et la voilà directrice à soixante-cinq ans. Aux Premières armes de Fùjaro succédèrent ^f. (inval et Les Prés Saint-Gervais, toujours de Sardou, et bien d'autres (ouvres continuant le succès. Déjazet m'a souvent raconte que ses plus belles années s'écoulèrent do 1859 à l8Gi.
A cett(î (îeriiièri> date, une cruelle douleur lui était réservée. N'aiulcrbucb, ion.iilemps son soutien et son ami, mourait.
11 manifesta, le malin de sdu dernier jour, le désir de se lever, devant loucher une somme de mille francs que rEmjjereur lui faisait verser sur sa cassette particulière. 11 lui fallait un certificat de vie, signé du maire de P.uoil. 11 adresse à M. Marin, secrétaire de la mairie, le coui)Ict suivant :
Cher secrétaire, je vous prie, Avant que notre bon curé L'un de ces jours me sanctifie De son plus doux miserere, Et, bien que la patliologie, Jointe à sa S(i;ur la pharmacie M'aient presque aux trois quarts entei Attestez sur papier timbré Que j'assiste encore à la vie.
MÉMOIRES d'un PARISIEN 23o
Le couplet achevé, un craquement se fait entendre. Vanilerbuch mourait, le cœur déchiré.
Des relations existant entre Vanderbuch et Déjazct, naquit un fils que j'ai connu, à Asnières. Il était presque misérable, vivant de l'exploitation d'un guignol dont il dirigeait les marionnettes à (juelques pas de la gare. Comme je venais do lui rendre un léger service, se croyant obligé de me remercier, il m'envoya toute la correspontlance de Déjazet à son père, plus quelques papiers intimes. C'est dans ces derniers que je retrouvai le brouillon du couplet cidessus. J'ai dispersé la correspondance entre des admirateurs de Frétillon. Vanderbuch, son lils, existe-t-il toujours?
Déjazet ne s'enrichit pas dans son théâtre. J'en avais la triste preuve sous les yeux.
Lorsque je lui appris le sujet de ma visite, elle en fut touchée, mais manifesta le désir qu'aucun bénélice ne fût organisé avant qu'elle pût y prendre une part active. Quelques semaines après, le Gaulois, sur l'initiative de mon cher et vieil ami Emile Blavet, aidé du baron Taylor, président de VAssocialio7i de secours mutuels des artistes dramatiques, organisait lo bénéfice à l'Opéra (Salle Ventadour) le 29 septembre 1874. Voici quel en fut l'incomparable programme :
Premier acte de M. GARAT.
Comcdie-vaudevillc de M. Victorien Sardou.
GARAT M"« Dejazet.
VESTRiS MM. Calvin.
MAXIME PiEKRE Berton.
LEONIDAS Lhéritier.
CATILINA Grenier.
CINCINNATUS Grivot.
THEMISTOCLE Gil-Pérès.
POTIRON Desrieux.
PORTEUR D'EAU Domaine.
DEUX GARDES NATIONAUX ! Laferriere.
( Lm. Achard.
PETIT VIOLONEUX M°^^^ Paola Marié.
JLiLlE Legault.
AMARANTHE Crline Montaland.
FEMME DE LA HALLE .... Suzanne Lagikr.
ÎSiLLY.
Van-Ghell.