‹ Mémoires d'un petit garçonChapitre 33 sur 33 · CHAPITRE XXVin QUI EST LE DERNIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVin QUI EST LE DERNIER

Nous voici donc en Dauphinë ! Décidément je préfère beaucoup l'arrivée au départ.

Je ne m'étais pas trompé: nos fermiers, nos domestiques nous ont reçus comme s'il y avait un an que nous eussions quitté la campagne. Je ne sais pas si c'est un effet de mon imagination, mais il me semblait que les raisins eux-mêmes n'étaient pas fâchés de la perspective d'être cueillis et mangés par nous.

Je n'aurais pas été plus heureux, aussi moi, de revoir les montagnes, notre terrasse et nos animaux, si j'étais arrivé de Calcutta avec Cyrille. Notre chien sautait, aboyait, nous léchait. Pauvre ami t Ah I c'est que nous avons fait de bonnes parties ensemble, et jamais nous ne nous sommes mordus !

M. Hersant m'a dit que le temps lui avait paru très-long. Je n'en crois rien : car moi j'ai trouvé le temps très-court ; ça doit être la même chose pour M. Hersajit.

Je m'attendais à reprendre mes études et je trouvais cela très-juste. Aussi je fus bien étonné de voir les vacances se prolonger. Chaque jour c'était une nouvelle promenade.

Le temps où papa me prenait sur son cheval était passé ; j'avais un petit cheval à moi ; je montais très-bien, et nous sortions tous les jours. Je suis obligé d'avouer que cet exercice si salutaire à ma santé ne l'était pas autant à ma modestie. Je me croyais un véritable personnage quand nous arrivions dans la cour d'un château, et que tout le monde me voyait galoper à côté de mon père. Les gens qui marchaient me faisaient presque autant de pitié que mon cher petit frère à cheval sur un bâton.

Cependant, j'espère que vous le croirez sans peine, j'étais bon pour ce petit frère. Je prenais plaisir à jouer avec lui, tout en ne comprenant plus comment il s'amusait de jeux dédaignés par moi depuis longtemps. Je l'aurais voulu grand pour travailler ensemble, car, sauf certaines leçons prises avec Marguerite, nos études n'é-

taient plus les mêmes. Tout le monde était effrayé de ma grande taille, qui n'allait plus avec certains petits caprices entretenus par Catherine en dépit des efforts du bon M. Hersant. Je sentais bien cela, mais je n'avais pas le courage de me faire violence; je me contentais d'avoir supprimé les grosses sottises dont il n'était absolument plus question, le lecteur l'apprendra avec plaisir.

Si le printemps nous réjouissait, Marguerite et moi, l'automne avait bien aussi ses avantages: courir aux châtaignes, au verger, dans les vignes, profiter des derniers beaux jours, comme dit maman, pour aller dans la montagne cueillir des fleurs, herboriser, revenir avec une blouse déchirée, raconter les effets du soleil qu'on a vus, et puis faire un peu l'homme courageux avec sa petite sœur, lui dire: « J'ai sauté par-dessus un grand trou; si je ne m'étais retenu à une branche d'arbre, je serais tombé. »

Quoi! j'oubliais la chose à laquelle j'aspirais depuis l'âge de cinq ans : j'avais des bottes, ou plutôt des bottines auxquelles je refusais d'appliquer ce diminutif. Quelle joie c'était de partir de bonne heure avec papa ! de lui demander tout ce qui me passait par la tète I J'étais très-heureux et je pensais qu'il en serait ainsi toujours; mais vous

avez déjà peut-être remarqué qu'au moment où Ton s'y attend le moins, il arrive des chagrins. Oh! cher lecteur, situ m'aimes un peu, comme je l'espère, tu vas me plaindre.

La belle saison engageait nos amis et nos voisins à venir nous voir. Il ne se passait guère de jours sans qu'une voiture ne s'arrêtât devant le perron, et le plus souvent on voyait de petits amis penchés à la portière.

Je ne sais rien de plus délicieux, quand on est à faire un thème difficile, que le roulement d'une voiture entrant dans la cour. C'est comme si quelqu'un venait *vous dire à l'oreille : « Mon ami , voilà de Texlraordinaire qui arrive. Peut-être des petits garçons auxquels ta présence sera indispensable. En tout cas, le dîner sera plus beau qu'à l'ordinaire, tu peux espérer de manger à peu près de tout et tu feras une bonne partie de barres. »

On voit que je ne suis pas hypocrite; mais il ne faudrait pas croire que je trouve mes défauts jolis. Non ; je me propose de me corriger avec le temps. Notre vieux médecin a un proverbe que je mets en pratique, lorsqu'il me convient: qui va doucement va sûrement. Et puis ce bon docteur (il a beaucoup d'expérience) a dit une fois à maman que les en-

ne santé.

ment des s me faire ii eud'ine malade

: courses, e avec les ss guides, i, goûters •is de joie .lâcha pas eau.

reçut une un grand s. C'était papa de ileversée, ncore sii

lûmes déersant et lion pour

disaient!

. D'abord

c'est un vilain défaut, et puis vous remarquerez que les mauvaises nouvelles arrivent toujours assez tôt. Grâce à ma discrétion (car j'étais corrigé), j'eus encore quinze jours de bon temps. Voici ce qui arriva : au beau milieu de la montagne, dans un endroit où nous faisions habituellement notre déjeuner, papa me dit:

« Mon cher enfant, je dois d'ici à quelques semaines aller rejoindre mon régiment à Constantine. Je suis très-content de toi, et cependant je crois utile de te mettre au collège. Tu es arrivé à l'âge où il est bon qu'un garçon soit avec d'autres garçons, qu'il passe aux hommes, comme on dit. Nous partirons tous ppur Lyon où j'ai affaire, et dans quelques jours tu iras au collège. Je compte sur ta raison pour ne pas montrer trop de chagrin à ta [mère. Tu sais comme elle aime son petit Henri. »

A ces mots, je fondis en larmes.

« J'ai été au collège, ajouta mon bon père, Nono et Paul y sont entrés Tannée dernière. Tous les hommes vont au collège. »

Tous les .hommes ! Cette dernière considération ranima mon courage. Je me mis à regarder mes bottes, mon bâton ferré, je pensais à Paul et à Nono, et papa m'ayant promis de me placer dans

le même collège qu'eux, je suis obligé d'avouer que mon chagrin disparut comme un gros nuage qui nous avait fait peur le matin.

C'est bien agréable de penser que le chagrin s'en va si vite I II a beau revenir, on se console!

Le reste de la promenade se passa en questions auxquelles papa répondit avec encore plus de complaisance qu'à l'ordinaire.

Cependant, tout en me disant que j'allais passer aux hommes, je voyais les douceurs qui m'échapperaient: d'abord maman, ma sœur chérie, et enfin Catherine avec sa tasse de chocolat tous les matins !

Le croiriez-vous ? je regrettais aussi M. Hersant. Il avait été si bon pour nous pendant nos petites maladies! Il avait une si jolie collection de papillons ! Il savait le nom des plantes de la montagne; c'était lui enfin qui avait poussé à faire acheter un petit cheval pour moi.

Voilà ce que je pensais tout en causant avec papa. Ma tête était remplie d'idées, aussi j'en changeais souvent: je me disais que je reverrais les quais, le jardin des Plantes, enfin!

De retour à la maison, je courus chez maman, elle m'embrassa d'une façon qui voulait dire : lu

le sais mon chéri, — et moi je pleurai encore un peu.

A ma grande surprise, Marguerite prit son parti de l'événement. Elle me parla des jours de congé, des promenades que nous ferions ces jours-là, du plaisir de revenir à la campagne pendant les vacances.

Ce n'était pas naturel : j'ai toujours pensé que maman avait fait la leçon à ma sœur, et qu'elle, si douce et si obéissante, disait ce que maman lui avait recommandé de me dire.

Paul et Noël vinrent fortifier mes bonnes résolutions. Je ne les avais pas vus depuis un an. Ce n'était plus ces petis garçons en blouse et en paletot à la mode ! Ils avaient le costume des collégiens. A la vue de leurs boutons et de leur képi, je sentis mon courage se ranimer, et sans perdre un instant j'emmenai mes amis dans la grande allée pour leur annoncer la nouvelle.

« Quel bonheur I s'écria Nono en sautant par-dessus un banc. On s'amuse joliment au collège ! on se lève au tambour, on déjeune et on dîne au tambour; on marche en rang et l'on fait du bruit avec ses pieds ; on joue, on se bat! »

Et Nono remplit l'air de ses cris.

dirait des fleurs... Allons, je ne veux pas m' attrister.

C'est à peine si nous voyions papa, il sortait toute la journée avec maman. J'aurais bien voulu savoir le jour du départ au juste. Personne ne répondait à cette question.

Un plaisir m'attendait encore, c'était devoir papa à la revue dans son uniforme. Papa passait et repassait au galop. Oh! que j'aurais voulu devenir grand tout d'un coupl avoir un sabre, des épaulettes, et commander à mes soldats! j'étais presque honteux de me trouver forcément dans l'infanterie.

Le lecteur est prié de ne pas oublier mon enthousiasme pour Tétat militaire. J'ai mes raisons pour lui faire cette recommandation.

Papa n'avait pas peur d'aller à la guerre. Mes questions sur les batailles lui plaisaient, et quoique je fusse déjà un peu grand, je rangeais mes soldats de plomb et il les faisait manœuvrer. Une fanfare complétait l'illusion de la manœuvre.

Du champ de bataille nous revenions au collège. De toutes les raisons que me donnait papa sur la nécessité de bien me conduire , d'être sage , celle de faire plaisir à maman et puis encore la pensée que mes bonnes notes iraient en Afrique l'em-

portaient sur toutes les autres. Vous n'en serez pas étonné. Vous connaissez la joie que procure une bonne conduite, et si je vous fais cette confidence, c'est simplement pour 'mériter votre affection. Oui , cher lecteur, le petit Henri désire être aimé de vous ; il désire votre indulgence , et si le récit qu'il vous a fait de ses étourderies peut vous aider à vous corriger, il en sera très-content.

« Enfants , nous dit maman , votre père part ce soir. »

A ces mots, nous pleurons. Catherine nous mène promener, nous ne pleurons plus. Enfin , le soir nous conduisons papa à la gare de Lyon. Ah ! que c'était triste I Personne ne parlait. On descend ; les paquets sont enlevés : « Gare, gare les jambes, mon petit monsieur. » La cloche sonne. On nous laisse entrer tout près des wagons. Papa nous embrasse comme à l'ordinaire, pourtant j'ai entendu son cœur qui battait quand il m'a pris encore une fois dans ses bras et puis ses yeux étaient tristes. Et cette pauvre maman I Elle a baissé son voile, mais tout le monde voyait de grosses larmes tomber de ses yeux. On la regardait tristement.

Nous sommes restés là jusqu'à la dernière mi-

nu te. Enfin le train a filé emportant le meilleur des papas.

Marguerite m'a dit en retournant à la voiture : «Mon frère, ne parlons pas à maman. Nous la consolerons plus tard. »

C'était juste le contraire de ce que je voulais faire. Il me semblait bien naturel d'embrasser sa petite mère chérie qui pleurait. Cependant comme ma sœur a un an de plus que moi, et je suis quelquefois tenté de croire qu'elle en a dix, j'ai suivi son conseil : nous avons gardé le silence jusqu'à la maison. Alors maman nous a embrassés, embrassés si tendrement qu'on voyait la consolation entrer dans son cœur.

Mon enthousiasme pour l'état militaire tomba tout d'un coup.- Je me mis à penser combien tous ces départs de papa nous rendaient tristes, et puis je n'avais jamais songé qu'il pourrait bien ne pas revenir. La chute de deux de mes cavaliers renversés sur le champ de bataille par un coup de sabre me fit faire ces sages réflexions. Marguerite me trouva les bras croisés au milieu de la chambre.

MARGUERITE

À quoi penses-tu, Henri?

MOI

Je ne veux plus être militaire : on fait trop pleurer quand on part.

Tu as bien raison, Riri ; moi, je n'aime pas la guerre., Ce n'est pas tout d'avoir un bel uniforme ; il faut se battre, tuer. Et pourtant papa qui est, si bon 1 Mais alors, mon frère , quel état prendras-tu ?

MOI

Je serai savant, Marguerite. On est plus tranquille; je resterai dans ma bibliothèque; j'aurai des livres,. des cartes, des globes, des insectes et des bêtes empaillées , et , au lieu d un uniforme, une jolie robe de chambre et des pantoufles que tu me broderas.

Marguerite accueillit avec transport mes projets, car elle était loin d'avoir mes idées militaires, quoiqu'elle eût plus d'une fois sonné la retraite.

Il me restait encore quelques jours de congé avant d'entrer au collège. Peut-être croyez-vous que j'étais bien triste? Erreur. Un changement extraordinaire s'était opéré dans ce petit étourdi. Je ne pensais plus à moi du matin au soir; j'étais rempli d'attention pour maman ; je prévenais tous

ses désirs, et j'avais la joie de voir que: son petit Henri la consolait.

On a pu se convaincre, en lisant mes Mémoires, que je suis un honnête garçon , que la vérité a toujours été au bout de ma plume. Oh ! certes, j'ai horreur du mensonge. Eh. bien! voici quelque chose de très-fort : je pris la résolution de devenir un écolier remarquable , d'être le premier en tout, d'avoir le plus de prix possible , d'être bon avec mes camarades, d'être parfait; oui, c'est bien cela.

Ces pensées me donnèrent du courage et aussi beaucoup de jQie. Il me tardait d'endosser l'uniforme, de m'asseoir sur les bancs, de ranger mon pupitre, de composer, de m' appliquer.... d'être le premier.

Ah! si j'avais pu montrer mes bonnes pensées et l'effet qu'elles produisaient dans mon cœur, à certains petits garçons de ma connaissance, ils auraient bien vite été corrigés de leur paresse!

La veille du départ j'eus cependant comme une faiblesse, une seule : je dis adieu à mes soldats avec émotion. Marguerite s'en aperçut, et cette bonne petite sœur me promit de les ép caisse ter; et, au besoin r de les mettre sur le champ de ba^

ment vous dire, pour votre consolation et la

mienne, que je me suis tout de suite montré un

enfant résolu à donner satisfaction entière à ses maîtres. La dissipation m'a bien dit un mot à l'oreille. Bah! je l'ai envoyée promener; j'ai fermé les yeux pour ne pas voir les sottises de mes camarades.

J'ai suivi l'exemple de mon cher Paul : je suis sur le tableau d'honneur, où je compte prendre mes quartiers (expression militaire) ; je joue avec Nono, j'arrive radieux au parloir où m'attendent maman et Marguerite. Enfin j'ai des sorties de fa? veùr qui sont employées à me promener, à jouer avec ma sœur, à revoir tout ce que nous aimioné ensemble. Je suis heureux et je souhaite que le lecteur le soit autant que moi. Qu'il essaye de ma méthode et je crois qu'il atteindra le même but.

Ce n'est pas fini, comme on aurait pu le croire. Je veux encore vous raconter une joie dont le souvenir durera toujours, j'en suis sûr.

Un jeudi, maman m'apporta : devinez? Des gâteaux? Non. — Un ballon? Pas davantage. Ohl cher lecteur, je n'y tiens pas : maman m'apporta une lettre, de papa à mon adresse, sous enveloppe, cachet de cire rouge, timbre de Gonstantine I

J'eus un moment de stupéfaction, puis dé dé-

a m'apporta : devinez quoi? (Page 3!5.)

bouche pas les oreilles, mon petit Henri. Une leçon donnée par un camarade est précieuse. Il ne faut pas t'attendre à trouver dans les meilleurs maîtres l'indulgence que ta mère et moi avons eue pour toi. Tes maîtres, mon fils ! mets au prejnier rang de tes devoirs de les respecter.

« Sois toujours sincère, obéissant. N'oublie pas la politesse dont tu as eu l'exemple dans la famille.

« Peut-être, mon cher petit, auras-tu des injustices à supporter : on ne te rendra pas tou jours le bien pour le bien. Sois patient.

« Le collège, Henri, c'est, le monde en petit; c'est pour cela que j'ai voulu t'y mettre. Tu auras la responsabilité de ta conduite, tu apprendras à te faire aimer, à vaincre les difficultés réservées à un enfant de ton âge.

« Enfin, mon cher Henri, tu vas éprendre l'habitude du travail ; et si tu l'aimes, tu t'épargneras beaucoup de fautes ; tu répareras même celles que tu pourrais commettre.

« Ta mère m'a écrit combien tu es aimable pour elle depuis mon départ ; je sais avec quelle généreuse résolution tu Tas quittée. C'est bien, Henri. Tu as compris qu'un fils doit ménager la tendresse de sa mère. Je suis très content de toi. Continue,

cher enfant ; cause beaucoup avec ta mère, lorsqu'elle va te voir. Parle-lui de- tes thèmes et de 1 tes versions. Raconte-lui tes petits chagrins, tes. plaisirs aussi. Dis-lui tout : c'est le moyen le plus sûr de la rendre heureuse, de lui prouver combien tu l'aimes. Inutile de te recommander Marguerite; votre affection grandit avec vous. Quant à Xavier, tu t'es déclaré son protecteur depuis longtemps.

« Il y a ici de jolis petits chevaux. L'autre jour, il me semblait te voir bien en selle sur un certain petit noir qui galopait sous mes fenêtres, de sorte' que je me suis mis en tète de ne pas rentrer en France sans ramener un joli petit cheval à Henri., Qu'en 6is-tu?

« Un de mes soldats a trouvé au désert une chienne. Nous relevons pour toi. Elle est d'un blanc rosé et a une tache noire sur le nez. C'est une petite bête très-drôle. Tu t'amuseras bien: avec elle. Je ne lui ai pas donné de nom, pensant que tu serais bien aise de lui en donner un toimême. Quand les dattes seront cueillies, je vous en enverrai une jolie provision, et j'espère que. Catherine ne commettra pas une seconde fois l'erreur de prendre l'outre remplie de dattes pour un jambon : tu. y veilleras. ...

« N'aie pas peur : nous vivons en bons amis avec les Arabes. D'ailleurs, ils n'oseraient pas attaquer ton papa et ses soldats. Sois tranquille. Adieu, mon cher petit garçon. Je te retrouverai bien grandi, ne fût-ce que dans un an, mais je nie t'en presserai pas moins sur mon cœur comme je l'ai fait en partant.

« Prie Dieu pour moi, mon cher Riri; embrasse ta mère et ta sœur de ma part.

« Ton Papa. »

Moi, j'embrasse aussi le lecteur, en le priant de ne pas* oublier son petit ami.

Henri.

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