‹ Mémoires d'un prêtre régicide (volume 2)Chapitre 48 sur 74 · Tome ii. i · texte numérisé non relu

Tome ii. i

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plus viles couttisannes ^ ^par les têtes dés ci» toyens qu'elles leur demandaient ; et c'étaient souvent d'anciens amants. On tremblait dans le voisinage aussitôt que les apprêts d'une orgie avaient annoncé leur approche. Nous semblions n'avoir aboli le pouvoir des anciens seigneurs^ que pour peupler leurs châteaux des émules des Néron et des Héliogabale.

« La France^ me diss^it un jour Saint-Just y pouvait permettre ces instants de fêtes j ils p'é» taient pas perdus pour elle. » INos démagogues s'y occupaient de ce qu'ils appelaient le bonheur du peuple; c'était d'entretenir la guillotine et ne pas laisser chômer Fouquier-Tinville. On dressait en effet des tables de proscription S pour tuer le temps, ou pour voir quelle figure fe-

rait telle ou telle personne sous le couteau de la guillotine. Couthon se prend un jour à rire en «e promenant à Maisons avec Robespierre.

— Qu'as -tu? lui dit le tyran. — Je pense a la figure que ferait sur l'échafaud une tête aussi dolente, aussi triste que celle que je vois là. » Et il lui indique un paysan assis au pied d'un arbre , qui semblait profondément a^igé et qui pleui;ait. « C'est un plaisir que je veiix » ^ te donner, dit Robespierre. » Ils ^'appVoqhe.nt.

d'un paêtrb aégicide. a^*)

ROBESPIERaE.

Qu'as-tu donc à te lamenter , citoyen ?

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