‹ Mémoires d'un prêtre régicide (volume 2)Chapitre 69 sur 74 · Tome h. aS · texte numérisé non relu

Tome h. aS

286 ÉccAitims^ËiisiN^s >

m'otit t4it>qu^iis^%«<ife»t donàë lear-(Miiii8sio»"âe ce eamiiQ d^8Ûtclé généàtklpy €!»>«& écaiétit sorti s^ en secouanlla pous^i^e delears |Meda^ ^ntsjp^uvnat tenir anx i|ii€[ùitéa qui s^y commeitaieni^ Ce font dea témoins nécessaires ; je demande qu'on les faêse en-

. . i à-Af&tine^ |Q[4te ëuttroy 'm'a ^it.qifee, ^^.n»tatt *u oè mi té ^ c'était ]piM«r oorrig|Bi' beaa^o^ip de mal par i»' peu del»én>9^4i'il atmit apprià>^e>H^ran^ agent 4q <x>iiii(è^/a¥|;it ^té ira^onier de i^ux tëmoina jdans \^ plrisoa^ pMÙr le menejrii4a guiUotuiev Je deaaânde qu^oa le&ase eqttttdieb '\ . ^ v.^ , •

J'afftiHi^ que Rtvercli0|i m'e-dit, que CoUotnl'Herhfù»^ iqui a^it£ua toull au aiqnde^^Ottr |-en4lre Ja.ré* piiii>Uqué. hldeufe^et Faire ia ooâtre-révoliUûoa à Lyoift;.Qu^on fasâeeatendiie Reverohon* •

Ne se souvieiitMi pkis des pn^phe^e CohU^-â^Hetboià.i Hfautunfiiire^ -des^hariU de poudre sôus^ies'pti' sànsiyct.à oétéiun^ mèche pamumekiCé U y a des tétÊEmà queGoilot^'Heribtei^ a dit , au sàjetééd'Ê* glantine qui avait relevé ((e .prapos : Puisqu'il veut mfi'pardtc y je^hAQnduùfiai à la gfiiiiotine par. tùus kffi moûT^fm pps^hs* W es^^eatiuioMia^ueleigiand cépufaUçatja SaiintAlual:a4tt^ dananuo temps, avec |iu> Bleuir : QJki iUfiiAtUfnii biite'pukb'çuè fklle Imr.eoûf tera cher!.., .Faudra* V^^1l«^HéfIl9A»s\p0ur prouver ifiifi îlelMrt^(e:^.q«^<lèJk)élëratl&tfl:ire.dtailtipEé^ideQt dea)F«utUàala> eiqu'il a: pîropoaé la^ftemaiMlM' des DQU«a«4>«. pi»duiaânft.des';témdins iftMapjx)iM;éyi et que. Vâlate, juré ^^t'bi^a oennu peur- l'espion' de BaoN rète^!f€t Jogé;/pa« Jwi: dan8> Is f atiUèn defiloi^»^ qui

il .1: :il/(^s-

ET P^€6^ JU^T4FKAY1'^£S. dH^

y^mit c^ez w<|i me*cares$ery me fl^gpriji^r, dirait dernièrement .^.t M f M faut que apfu^ a^yo^s sous huit JQur$lest4MdeD«ptoo^ Caip^U^Desmoiilioa , ,P^illppeaax, etc^ > . ^

. ievkftis. àoe.quim? concerne ^qs ce rapporij demémoîTe 4'lM>mme > U n'y a p^a d'ei^^mple à^ume autai «Iroce calconoie que <iettepiè€e< .D'abord U n'y a personne d«Df la Convention, qui ne sa;cl^ que M^ :1e «i^evant cbe^lier de St«-J|u8t m'a juré une Imù.ij^ implaoabie'i pour<:une légère platsaDterie que je me auia permise ^ il y a un mois , daixs m.es ipëmpires. Bourdalouedisait : « MoUèrem^a mis dans sa comédie ^ je le mettrai dans mon sermon, n Moi , j'ai mis M. de St.-Just dans un de mes numéro ) lui , il me met dans un rapport de guillotine, ou il n'y a pas un mot de vrai à mon égard.

Lorsque Saint-Just m'accuse d'être complice de Danton etdeDumouriez ^ il montre bien que c'est un patriote d'hier. Qui a dénoncé Dumouriez le premier d'icpîbsrrgotifèùeeniènt? ' • * ■' ^ ' ^^^

'Oti^nt peut pàs nier ^ue ce «oit ttiliii^ Danéen^dont

il metfcil euMniiQle mivpliçQ) q^i .iglKMiQ que ç't^t

^qi ^i l'^i 4^|^w^c^4eç»;^|^ipir ?. frpfl^ f Ç^^^qiits «w^e cette. 1 . . . que* les Jacobins ont fait imprimer . distribuér, c'esl moi qui les ai {gits. Saint-Just ne se souviènt-iî plus -de ïnôrî liistoiré dès Brissotiiis^ la vengeance peut-elle être plus aveugle? Je suis le complice de Dumouriez, de Danton , et personne n'a plus dénoncé que moi ces deux hommes. Quelle scélératease, quelle impudeur! C'est Barrère qui m'accuse d'élre de la faction d'Orléans.

3t88 V icîLAIRCISSElItËMtS

Il Y eut uoe faction^ M. de Saint-Just , pour met«>

tre stir le trône ; il y en -eut une autre pour. . • .

Celle qui existe maintenant j t'est celte des Feuillants , des BrissotinS; des Hébertistes , tou» rangés^ sous la baiiniëre'de Pitt contre les républicains , le Vieux Côrdelier et la Montagne. Hs seraient déjà sàrs de leurs victimes) ils viennent déjà ici à notre eatenrement...) mais aviant que dépérir, il £aut que je serve encore une fois la république \ et tout ce que je vais dire seront des faits incontestables : J*ai de bons témoins.

Nous avons pensé qu'un aperçu de la cou-

idttite des secUons ^e Pajrts:>.daos les journées

' des 9 et lo thermidor^ serait agréable à nos lec-

'teurs. Il eût été impossible de côîpier lespirocës-

verbaux en entier; cela eût été beaucoup trop

volumineux , et nous avons emprunté notre es-

ET PIÈCES jySTUPICATIYES. 3Sq

quisse sur le 9 thermidor aii conventionnel Courtois. (Note de V Editeur. )

Sectiou Lepelletier.

L'assemblée de la section Lepelletier s'est formée le, 9 j à huit heures du soir , au chef-lieu. Ou fait lecturo de rinxitatiop de la commune, qui demandait que* l'on vînt prêter le fameux serment; puis on fait part des ordres des comités de sûreté générale et de salut public. Rassemblée ne balance pas un instant entre la représentation nationale et cette commune perverse; elle proscrit ses arrêtés et ses invitations , et j^re d'exécuter de point en point les ordres^de la Convention y d/ç^ périr tout entière j sHl le fallait ^ pour le salut de, la patrie y et mille cris se font entendre : Meurent 4es traîtres ! Five la Convention 1 Fivent ses comités l

Aussitôt qu'elle a connaiss,ance de la mise

hors la loi du maire et de la commune conspiratrice^ elle envoie vingt commissaires pour féliciter la Çon-. vention et lui renouveler le serment de ne vivre quci pour exécuter , faire exécuter ses déarets , et lui servir de rempart y sises irifdmes enneiftis osaient P attaquer; elle marque toute son indignation, , à. uft pominé Arnaud , qui , à la tri})une même , s'éuit permis de parler en fayeur de la commune ^ et il. est à l'instant saisi et traduit au comité révolutionnaire. Une députation aux quarante-sept autres sections est arrêtée , et va porter à tous les habitants de Paris les preuves dQ.

390 ÉttAltkfCI^^ÉMÊlftlS

rattachemeot de rassemblée pour la Convention et ses décrets.

Il est difâcile de se conduire mieux que ne l?a îfail en cette circonstance Vergue ^ président de l'assemblée , qui cependant^ ainsi que le prouvent les détails. du procès-verbal ^ était une des créatures de Robespierre ; qui avait reçu à dîner chez lul^ le 9 thermidor même y t^ouquier-Tùiville } Scelliery vice-présrdent du tribunal révolutionnaire) Gnbauvid, subistitùt de raccusateut pa*blic ; Càffînhal y Deshoisseanx aîne^ Laj arrière èi sa femme. Outre sa Coïidtiite dans cette journée meniorable^ 6n à trouvé dés témoignage^ eh sa faveur àanS les papiet'S de Cblftnhàl ^ qui Arrivait à Samba q\xH\ regrettait bien de n*avoÎT pas suivi les conseils de Vergàe. U y avait plus de \th\i lUbiè^eU effet, qa*il lui avait conseillé de nié j^os Vofr Robe^ pîerre. •

l.èS comités civil et ^é^ôliitidniiatt*e &é Ta section se sont bien èondliltà. Ce dernier colfuilé envoya , 1è 6 thiètUiidoty^ celui de sâreté générale âe la Con-» Mention y une letlte que la femeUse Thérùtgne avait éttïie le 8 à Saint^lust. lés mèmb^e^ dd comité croyaient y trouver ^ès pteuvei de èobSpiratioU y 6U n'y trôwa réellement que des prëUves de Folié.

"Cette lettiie, titéè du ciUqtiièiûe caiton\ n« S^b, est conçue en^xes Itirmes ^ '

\K Do 8 thertuidor.

» Je sUin toujours en arrestation ; fa! perdu un » temps prédieux ; envoyéz-moî doo lîv. et venez me » voir. Je vous ai écrit que j'ai eu des amis jusque 1» dans le palais de ^empereur. Jfai été injuste à

BT PlifeCSS^ iVftXlFiCAtlVES. 3g^l

» H £s^t «tftbUr VikV'iim^'iX fm^Vqvke j« pukse dévBr

» j'écrivais. J'ai de girandcti chdsès à 4ii^e^ >i'di fiiH de n grands progrès. Je n'ai ni pa|ii«r,^ ni I^Muièi^â, ui » rien: mais quand même, il faut que je sois Hbre » pour pouvoir écrire. 11 m'est impossible de rieu » farire ici. Mon séjcyut'Wy^a iti^tvililef tuais si j'y » re<tài»'piÙ9 long-tënhipéf sirrt^ rtèii &ibe/èàns tieti » pubi^f; j'atilitain leâ pairibtes et là cbùrohhé ci- » Vique. Vous savôfe qh^^it éàt égà1<èinènt ^ué^tioôt dé » vdos et de Âi<)$,etquëlèàfirïgâëëd'^tihaètt*défctmndeftt » des eflfets. U ibut beàilcôii^ dé b^â» écrite (|u^ 9 donnent uii«im|>ulsién. VétiJs «À^^tiâ'i^Sèë ^éft ptih^ n cipeSé J'espètfe qi2è les pàtiifttes n« tt)e taiiièf ont^s » victimt^ de l^intrîgue: > Je'pirlf mcôt& Ri^av'rëparef ^ » 81 véu« me se^ndc»; 'maigri ÊicKt que jesdlr'qiti}e ^ Serai i^es^ectée. JeYonsai <^à parlé de inon piH>j- » jeti Je demande qu'on rae remette ehea mdi..»^:

La ciioyenue Théroigne ; que je vnhi noMmée- fa-

Tueiisé qti'à raiton de la pa^t actrre qin'elle ap-îse^ la

Tévoidtidn, et dô ta célébrité que kii oat donné» sa

captivité thetiVettij^etéùt^t\er^& qu'elle' a joué ide:-

puis^e^t lâàiâtéYifant dàtidiinév^aiéoâ'^é fûllésy du

faubourg ïliitcéàtu. Dabs nrif de'^s ÈAfoutentS' luctdea ,

elle appela derrilèremérit, de sa fenêtre,. liiW VOÎéin

qu'elle pria de s'iiitél^essèr potir élite, afifl qu'elfe S0r-

tît de cette demeure gênante. Le voisin craignii

qu'elle ne fût effectivement victime, comme elle 1^

disait, d'une trame perBde; il s'iiitéressa à son sorf,

3^ :É€LÀIRaiSEMSinrS '

vîut au comité. ^e'Sàreté géoërale parler ed sâ ftveur : mats \es informâtion&4ppmeDt que son esprit aliéné état! la seule cause de sa détention' ; et les* démarches dq voisin officieux et humaiii ajuprës du comité de siàrèté générale ^ quSl trouva bien disposé ^ n'eurent^ par cette aeule raiaop ^ aucun succès.

^ Section de IMrfenaU

V Je n*ai point trouvé dans les «artons du comité, de ptQcès-yerbal de rassemblée générale déjà section, de TArsenal j ma^s j'ai trouvé des pièces qui cont^mnent ce qu'ont fait le comité civil et le comité révolu^tionnaire» Qn voit ps^rçes pièces que le cpmité révolution- Claire a fait connaître au comité de si^^reté générale la conduite 4^Hanrioi Iti l'égard d'un gendarme qu'il a &it mettre en prison , et d'un détenu qu'il lui a enr levé pour le mettre en liberté^ qu'il a. passé à l'ordre du jour sur la coupable proposition qui lui a été faite par un officier municipal {Henry y puni de mort ) de se joindre à Ja commune^ qu'il a de même méprisé une lettre de cette commune perfide, et n'a voulu reconnaître que la Convention ^ que Lesapeurel Mousienne^ chargés de savoir ce qui Je passait à la commune^ annoncèrent'les co.urses indécentes dejïanript et l'arrivée de fidhèspierr^ et de ses complices k la maiaon commune, où ils avait été accueillis. La ma* nière dont le comité révolutionnaire s'est conduit ^ l'égard des magasins des poudres 4e l'arsenal est très louable^ ou le voit prendre tou,tes les précautioj;is nécessaires pour protéger ce dépôt contre les attaques (les révoltés, nialftré le refus de, la, section de rind,i*i

ET PIÈCESt JTOTIFfGATïVES. 3^3

visibilité de h»t envoyer de»^ diicOuii»> et' quoique PopitHxrart et Montreuil nelui émissent accordé quede simples pfftvounies. y ' '

Lui vient-oâ dire qu'on invite^ de la part de là corn-mune , d'arrêter les proclàmatioUfl^ de la Convention f il donné dés ordres contraires, et force reste à là loi. Toute& les pièces du comité révolutionnaire soht au comité , cinquième carton , n*» 7!i7 et suivants.

Le cctoité civil n'a pas mis> moins de zèle que le comité révolutionnaire à défendre la Convention. On le voit ( dans des pièces qui se trouvent au cin<|uième carton , n<» 785 et suivants ) faire le serment de rester fidèle à la Convention , au lieu de répondre à deux lettres de la commune dont il a soupçonné la perfidie; et proclamer à Tinstant ce que lui adresse le comité de sa! ut public.

Mercier, officier municipal ( puni de mort ) , s'efforce eu vain d'entraîner le comité dai?s la cause de la commune; pour toute réponse, on arrête d'envoyer k la Convention une protestatisn de fidélité et d'atlaçhement inviolable.

Le président du comité civil était le citoyen Desper* riers , et le citoyen Fiolet était secrétaire.

Section des Amis-dc-Ia-Patrie.

L'assemblée générs^le de cette section s'est réunie d'après l'ordre de la commune , à raison des dangers, delà patrie. Les rapports lui ont paru tellement vagues, quelle a nommé huit commissaires pour se rendre à la commune et connaître par eux-mêm^s l'état des choses. Ce pendan t on lui an nonce que les persounes

394 éCI^AlUCISfi^flllIITÂ

arrétéfîf par^^iiet de lii Coii^reinioii oaiélë àii»esea liberté; que les Jacobins à'wnîasent à là o)iti«rane, que tout présage une nuit orageuse* Uaseefnblée vent élre plus flairée pour se prononcer* Trois membres attestent un fait ^ que Hanriot s'était mïé à faiiranguMr et k crier t On m*a mis hari la bri) mais ^HVmààe du canant nons^ verromi^ei que dicst^iilonnieff« lui avaient répondu ; Si^ouséies-hors ta loi) nos eaaons n^ sont f^as^. ya^semJblée frémit ; mats ce a'ÎBSt qu'àprè» avoir co9nu le décret qUi liiettaît la commuive hors là loi, qu'elle se prononce pour la Convention ^ A compter de ce mfomenl^ la éeciioh des Ami »»de-fd-Parrie ^ ^«i avait long-'temps flotté incertaine, se conduit biiéti/et prcnfd toutes les mesures nécessaires pour défendre la Convention contre ses ennemis.

En lisant attentivement toutes les pièces relatives à cette section y et qui se trouvent au liinqarénuo éarton j n** 64ft — 717^ 00 peut lui reprocher tropé'in* dulgence à l'égard de Chrétien et de Renoukpd , «vettibres de la cofminune y qui, k la vérité , Tavaieni quittée pour se rendre à la section ; mais dont celltf-ci a fait dater la présence de neuf heures ^ tandis que ^ de leur propre aveu , ils n*y sont venusr qu'à onze. Le procès-verbal se tait aussi sur un fait que révèle celui des traîtres; c'est que les commissaires de l'assemblée générale et du conrité civil ont prêté le serriient avec eux. 11 faut croire que la discrétion des commissaires en est là setile cause. Cht^éden et RènoUard ne paraissent pas néanmoins s^être mal conduits à la commune.

Une dénonciation qui se trouve parmi les pièces,

ET PIÈCS8 JUSTlflGAtlYES. dgS

porte que l«i taëfiâbres dti comité Téroltitiôtiiàririte de la sectton des AmîMie-la^t^atrie avaient hn^ le 9 ati matin ; avec Dumas, Cpffinhal et GHbawmly et qu'ilè avaientyCe jour-là même^ servi de tériiôin)» côntire les fiiàlheutéuseé Viaimebq\ie lë tribunal de sang avait envoyées à la mort.

' €e cottfité a te<tntrébeaticôup de froideur dans cette circonstance critique.

Le comité civil a obéi à plusieurs ordres de là commune et de iïânriof; mais il s'est de bonne foi protïàikth poUrla tiènvèntiôn j et ^etX voué entièrement

à elle.

/ SeotioA da Bfontp-Blânc.

La section du Mont-Blanc s^est parfaitement bien conduite. Aéuniecn vertu d^une convocation faite pair la commune» elle se prononce ouvertement, et dès te premier instant, pour la Convention : elle envoie une députatioA auprès d^elle pour lui demander ses ordres, et assurer la représentation nationale de t'inviolable attachement de tous ceux qui la composent.

On voit le représentant Montant venir à rassemblée prononcer un discours pour entretenir te feu du patriotisme , et Rassemblée , après Valoir entendu j lui en témoigner la plus vive satisfaction»

L^officier municipal Langtois parait avoir voulu tenter d'abord de corrompre le président Trépié, dont le regard , lancé avec indignation , l'a confondu; haranguer ensuite la section pour l'engager de se rallier à la commune, et menacer d'un second ordre de sa part qui devait avoir son exécution , mais qui ne fut pas plus écouté que cet orateur.

396 ÉCJJkinClSSEBfEKTS .

A4lres«e^t«oii h rassemblée la -nomiiiatiaQ de Giot a

la place deBeutriot? elle Timprouye, et voue la com-

mcme à rexécratioD. .

Elle envoie à toutes les sectioos commun icatiou

franche de sa conduite loyale, et leur fait part de son vœu pour la Conventioti.

Le comité révolutionnaire de la section du Mont- Blanc ne parait avoir concouru que pour i'arrestation

des traîtres.

Section de Marat.

L'assemblée de la section de Marat, qui a repris maintenant son ancien nom de section du Théâtre- Français, a, dans les premiers instants, envoyé des cohiniissaires à la conuuune pour s'instruire ^ur la situation des choses^ Ces commissaires sont revenus, après la mise hors la loi de la commune, faire connaître toute sa perfidie. Le journal du soir, la proclamation de la Convention, la déterminèrent; et malgré les efforts des Laurent et des fVarméy qu'elle envoya à l'instant au comité révolutionnaire pour être mis en état d'arrestation, elle refusa de reconnaître plus longtemps la commune rebelle, et s'unit fortement à la Convention, vers laquelle elle envoya du canon et des forces pour la défendre. Le procès- verbal de cette section contient un fait que je ne trouve point hors de propos de conserver. Elle allait partir en masse pour féliciter la Convention sur sou énergie : Léonard ^^ourdon arrive; il la harangue, l'invite à relarder sa visite, à raison des grands objets que la Convention traite, et à faire passer aux comités de salut public et de sûreté générale des renseignements sur le compte

ET PIÈCES ^tTSTlPlOLtlVES. 897

de cebX'de» citoyens qu'eHe croirait être dàD& ce cas , et k lui déclarer ceux desî membres dq la section qui n'auraient paiséa confiance^ qu* incessammeni les précieux restes ^ Marett aUaietU être transférés au Pan-- ^téofij ce gui n'avait ^té jusqWà présent retardé que parla basse pUousie de Robespierre 4.**.

Le comiféj révolutionnaire. y .quoique composé d'hommeS' voués à Robespierre > ees créatures et ses «gent9y sr^est Jiéaii moins conduit d'une manière louable , ot a «aéçu^ fNtuMliieUement toutes les lois. .

Section de la Fontaine-Grenelle.

La^ectioQ de Grenelle^ loin de^ «Rassembler au vœu de la eorifimune. rebelle^ a\marché sur-lorduimp, et d^ le /Boir;poaTfdéfefidre la Convention, à qui elle. a juré le plus inTiolalkle>aaachempnt.tLo lendemain , quand le cojup qiii a feappé lesi traîtres tles ,eo4 abattus ^ elle s'est réiinriey a ' renouvelé Iç serment de fidélité i^^la Coïkventioo y et a confirmé ce iqi^avaiti&it le. coud té civil. , ••! i . .. i •' ■

Ce CQtiii té sTest montré pur , a mJàrché\satQS dévier ides principe»} iia refusé toute communication avec la commc^iei^'èt ^ fie^t. eiécuter les lois de la Conveotiop. ■'.1' \/ ' . ( , vi ':

•11 a étépar&itemeiii secondé par i!i^ comité cévoLu- .tiobnaine^ qui s'est conduit dans le itiéin^ «eas, et qui. a Cai£ arrêter «ensuite iès^individiisi prévenot de complicitéavecles coàspiràteursai^:> )'. r' )L ■ ; ..nj

Ut j . ^O » . "... ; \ )' , ■>

iStection de Popincoart.

Lti'ëèètibii^de Cbpincourt ^"ék>ignée dès liéut où

3g8 ÈciLkm€9SÊ»ma»È%

les conqpîmtsim s-agitaieet et où la repréMotatlon nationale frappfril les tKaUfè6^::montea > beai^coup d^aoxtëté et d'iBceitittu|e .<kii8 iéa.ooDdu»tçf<^e avait en outre dan$ mn\ftei& et de^membrës et-des anûtde la commune qtiLla^ troi^pi^ieni. JOoir^gt^.f qui a^payé sa trahison de aa tète^ IV^^^^-^iÀ^lièreii^Qat inflin»^ oëei>Eil& avaifenvpy^deâcomimssairea à^lacommane^ Don^aealemant pour y prendre coiiBadsaance des faita^ niais pour y prendre part aux délibéeatiooa f si les circonstaiùses FetNgféaietU f ètJhuAfsmOf Vmm de ses commissaires , que Denelles avait dit s'y conduire en membre de la commune du' lô'abdty qui seul des quaine cnvoyéay Àaitieatéi ^erewint^u'au: «ornent où l:a <;o|nmixne^- mise !ft<wviaA^*V allait tombe» en ti« les i^ainsdes défpnaeUrsde la i«pfèBeBt«liimtii]a(iooale. Ce Duçktsae s'excuaa «ei^ndant atbea (adroitement apoe^ son i>éloiur ; et trourra Buu^en ^sAiire ips^rer^es eÎLCuses ^ eàmeae boanas ^ . dans ie pvooèsrverbai de la section. Paroli.:les IsoupableB «pti^ae troi^viiiant dans cette section et qui coutribuërent à l'égarer , se nemarq|ueat Z^^na/ite^ cesqélérat complice d» Poche au 3i mar, assassin de sa femnieet de ^eaipnfen|8 au mois de prairial dernisti; Dotvgrvfj do^ jiertfiena d^ parler^ Lahurcy pour qui la section voulait-qoeVon eut de Kludulgeboe^ paroe )qa'ièif«v3ai^ éljé tipompé ms^ia qui péiïittaveo les conspirateurs le *i^ thermidor. Il parait qu'ila^alt ieatra&aéJés .noiaaBÊéê3iIaBUMau4', adjudant de la èeciïoti.ytGri^ehon yjBousfmt ^< aergent; Rougeot j caporal ^ Lebeau et Diosse y tambours. Ces derniers n'ont , k ce qu^l résiilie des pirocès-verbaux.

ET PIÈCES JtTSTlFlC^lYES. 3^

capflâiaeçles canon DÎers , celtii qui , à la tfévi^té du mois de psakiai^ méritpt par aa conduite d'éti^e le ^irémier frappé du giarve de la loi, Delornie , boAiRie de couleur , parait avoir conduit les tdnons à la commune* : ; ..

Quoi qu'il en soit, la section de PopiâcAurt bèpeut pas f À poopreolent parler , ètine i^gardée comme cornpli^e-de la commune : son errear ne fut qu'Hun nuage l^jBisager f ex dët dit iieoi^» «i demie du soir, à k lecture: de ik prèclamatiôn de la Cod^rentioti , tille manifeste son attad^ement pour elle ^ elle se sépare d'une commune coupable, et prononce à Fun^tiimité $on union iuYÎQlable arec (a ifépréseritation faatlonàle^

Ue comité révolutionnaire pavah , d'après les pièces trouvées à ia commune ^ ^ d^tiÎT feit prêter le serment den^aqdéj mais il paraît aussi s'être conduit après coufo<ri»émènt aux principes : il a feitarrêter J^or^tlK* a iotarrpgé Duchesne relaiiveipeût à sacotiduite à k commune , et n'a pas fait de lui , au comité dé sûreté gén^rAlQy i.e tableau le plus avantageutt.

Jo n^ trouve rien de relatif à la conduite du comité ^iyil ; m4is c% tomité s'est si bien condtiîl au 4 prairial et idans les , circonstances difficiles qui ont soivi celles du 9 tbermidor , qu'il est à croire qu'il a agi 4'i9^Q.maiiièfe lottiable et d'après les principes qu'il a ç^a^^mm«nt eus pour réglés de conduite.;

' ' Section 3e la Montagne.

I4 ^^clfiof^: de.Jft) 8ut(t-de»-MoulibS4 qui ^^ dans le

.^^i^p^^QÙ tous ie^ esprits s'entbousiasmaiént pour

cet^ç. partie 4e; 1« Conveation vpàt Vàn appelait la

4oO / JÈCI^JRCISSEMBIVTS

jl^oiftAGiaiy 6u aval t. pris le nom , qu'elle a quitté daas ii#i ftutre temps oit ceite même partie delatConveation éuit poursuivre ; et qui , par ce iphangeiBepit seul ^ a prouvé qu^elle pre^pait part aux factions qui ont di*visé la représentation nationale, a montré dans les jo4irnées dea 9 et t o thermidor , comme ^puia dans lies premiers jours de prairial , cet attachenent {mhmt la Convention qui lui» a mérité > dans le discours prononcé par Itous^téiix la tombe de Fëraud y la meetion la plus flatteuse, dont elle n'a détruit la dooee-îra^ pression que pour la révolte dans laquelle l'^nt entraînée no% ennemis >au i3 vendémilairedbmier* *

Rien d^ plua pur, à cette époque du 9 thermidor', que la marche de cette section. Si elle ouvre les portes de son assemblée , ce n'est point. pour obéir à la commune (elle, avait .'découvert sa conspiration ) , c^st poujr dotii>er,à tous^ ses habitants la facilité de se réunir cft d'émejttie leur vœu pour là représentation nationale. On la voit , par un él^o unanime, proclamer la nullité de sa séance convoquée par la commune, et's^ébràn- 1er en masse pour se rendre auprès de la Convention, ou elle est reçue avee.un aocueilbieo flatteur , et d'oà elle ne sort que pouryfde l'aviscdu comité du salut public, aller se réuni rlé^alpmeiu* - >

,Tous le^cîtoyena, dan^ cette séctiotii, semblent s'6ti^ léunis d'esprit pour n'avoir qu'une conduite uniformcf. Lestage et Seguy , membres de ]a commune, en abhorent les principes , se rendent à la barre de la Convention ^ et tandis qiM-kUr» eoupables^ «éèllègues encouraient^ par leur rébellion />le':décrei 'de mise Uors la loi, ils: obtenaieàsieshonnlears delàlsélticef.

4ol ÉCLAIRCISSEMENTS

de fidélité à la Coûventioa , ainsi que le prouve le procès-verbal du conseil -général*

On voit^ par les pièces remises par ce comité , qvk^Ulrik, aide-de-camp de Hanriot; a donné le mot d'ordre du traître à Martin ^ juge-de-paix de cette section^ et qu'il a déposé 25o liv. que le général conspirateur lui avait remises pour sa dépense.

Cette conduite (ïUlrikf au moment de la chute de la commune coupable^ est bien différente de celle qu'il avait tenue le même jour, lorsqu'il portait Tordre à la section de se rallier à la commune, et lorsque, marchant à côté de Hanriot , il empêchait celui-ci de se rendre. Ce fait est attesté par Martin , commandant de la force armée.

Le comité civil a suivi dans sa marche une route tortueuse, et sa manière d'agir m'a paru avoir été long-temps équivoque. Il ne se décide à reconnaître .la Convention comme centre unique, qu'après avoir pressenti l'opinion. Deux de ses commissaires ont , par leur signature, participé en quelque âorte aux mouvements des rebelles, et n'ont rétracté que conditionnellement cette signature lors de leur retour à la section* On ne voit pas sans ctonnement que le comité ait remis au lendemain la proclamation qui lui était envoyée par les comités du gouvernement , quoiqu'il n'ait pas trouvé qu'il fut tard pour réunir la section. Il parait constant, par le témoignage du citoyen Piot, secrétaire , que quatre feuillets ont été arrachés du registre , et qu'il a refusé de signer le procès- verbal qu'on lui a présenté, se réservant de motiver son refus devant les autorités compétentes.

Section des Champs-Elysées.

La sectioa des Champs-Elysées a crû plus utile de défendre de s^s armes la Convention ^ où elle s'est , réunie; et elle ne s'est formée en assemblée que pour voter une adresse de félicitation à la Convention nationale sur son énergie.

Le comité civil ^ réuni de4>onne heure le 9 thermi^^ dor, à montré beaucoup de zèle et a mis beaucoup d'ardeur dans sa conduite. Il n'envoie point à la commune ; malgré l'invitation qu'il reçoit de sa part^ et on le voit même dresser un état de présence de tous ses membres ; qui prouve combien il tenait aux priocipesy et jusqu'à quel point il voulait être sûr que tous avaient fait leur devoir. Il paraît que les sentiments d'un seul d'entre eux ont pu être regardés comme suspects.

Le comité révolutionnaire ^ loin d'envoyer ses membres prêter le serment à la commune rebelle, envoya la lettre qui les invitait à le faire au comité de salut public et de sûreté générale.

On lit dans les piëces de ce comité ^ qu'une pâtis* sièrCf accusée d'avoir dit que Legendre , gui avait emporté les clefs des Jacobins ^ n'existerait peut-être pas dans quinze jours j s'excuse assez adi'oitement^ en disant qu'elle ne l'avait dit qu'eu ce sens^ qu''o/2 né pouvait trop se méfier des individus. Les écrivains qui traceront l'histoire des Jacobins pourront tirer de cette réponse une preuve de l'opinion qui régnait alors sur eux.

^O^ ICLAIRCiSSEMËNtS

Section da Hnlstère.

Les pihces envoyées aux comités de gouvernenietti par la section du Finistère, et contenant les procèsverbaux de l'assemblée générale et des comités, prouvent que les citoyens du faubourg Marceau , ignorant la conspiration de la commune, y envoyèrent des commissaires, soit au nom de l'assemblée générale, soit au nom des comités, et les procès-verbaux delà commune attestent que ces divers commissaires prêtèrent le serment exigé par les traîtres : mais leur erreur fut bientôt dissipée; et dès dix heures du soir, à l'assemblée générale, ils s'étaient tous réunis d'esprit et de cœur à la Convention , pour qui ils ont montré le dévoument le plus entrer.

Les détails que contiennent les interrogatoires prêtés au comité révolutionnaire sur ce qui s'est passé le 9 à la commune, sont très intéressants. On y voit quelle fut la conduite àes municipaux Mercier et Guerçy y dignes membres de ce conseil de conspirateurs ; on y Ut les propositions affreuses faites à ce conseil de livrer à Hanriotf pour les immoler y ceux des amis des lois qui prenaient le parti delà représentation nationale ou qui apportaient des ordres de la Convention. Le rôle d'un nommé Bardoriy dans cette nuit mémorable , devrait lui mériter d'être tracé ici en caractères infamants ; mais un jugement du tribunal révolutionnaire, qui l'a acquitté^ m'impose le devoir de me taire sur ce quMl a fait. On l'a regardé comme un instrument des traîtres qui ignorait la trahison ; je ne serai pas plus sévère que ses juges.

ET PIÈCES JtJSTIFICATITBS. 4o5:

Les mêmes interrogatoires prouvent que les RobeS' pierre motionnaient et haranguaient le peuple dans, la salle de la commune , et ils conservent encore del preuves nouvelles des orgies que faisait le scélérat Hanriot y qui conduisait l«s principaux officiers de la force armée à ses repas splendides y que payait la na-t tion pillée par les tyrans ^ et qu'ils voulaient égorgen

Section de FlndivisiblUtë.

U est difficile de peindre jusqu'à quel point les amta^ 4e la commune ont poussé leur^ efforts pour tromper la section de l'Indivisibilité et l'entretenir dans le. parti qu'ils défendaient*

l^'^ssemblée générale a long-temps flotté dans l'incertitude sur le parti qu-elle prendrait. Cependant ou. remarque y par la discussion même que le procès-vei\ bal a soigneusement conservée , que la masse dea citoyens qui la composaient était pour la Convention ; mais les discours qu'ont tenus successivement les J^oniface , les Renaud y les Almain , les Joumeij ont beaucoup contribué à retarder l'arrêté par lequel l'assemblée de la section a définitivement prononcé' qu'elle ne reconnaissait d'autre point de ralliement que la<]onvention«

J'ai remarqué, dans le procës-verbal de l'assemblée générale de cette section , un fait que je n'ai trouvé dans aucune autre pièce. On y lit.: « Pe^ fait part' » que la section des Lombards a fait arrêter cinq «ce- » lérats qui, voulant profiter d'une circonstance. » qu'ils Jugeaient favorable à leurs desseins, procla- » maient le fils de Capet. » >

4o6 toLAIRaSSEMEKTS

Pt plus loin on trouve ce paragnptie qui contient quelques détails sur les deux Robespierre : « Un f .membre yenant de la commune fait part que Roif bespierre, voyant qu'il ne triomphait pas, s'était » tiré un coup de pistolet dans la goi^e; mai» que , » voyant qu'il ne s'était point totalement détruit, il V sollicitait ceux qui l'entouraient de l'achever. » Robespierre jeune, voyant son frère dans cet état, » s'abandonna à l'excès de la i^ge; dix hommes » savaient peine k le contenir^ puis, haranguant le » peuple et invoquant les mânes de son frère, il » priait que , pour lui rendre le plus grand service, » on le rejoignit à son frère. Sur ces entref^^ites il » est arrivé des canons contre la commune; nous » npus sommes retirés, et dans la rue nous avons » appris que Robespierre jeune s'était jeté par la p fenêtre. »

Le comité civil et le comité révolutionnaire de la section de l'In divisibilité ont envoyé des commissaires à la commune ; mais ces commissaires de retout iyùi fait'Un rapport vrai sur sa rébellion ; ils ont désavoue Ig dânarch^ qu'ils avaient faite insciemment» Les comités ont envoyé à ceux de<alut public et de sÙTeté générale pour les instruire de ce qui se passait, et p'ont pas varié.

(es prpcès-verbaux de la commune font mention du serinent p^été pat toutes les autorités de cette section, et If on voit même, pat ceux des Jacobins et de la section j qu'elle avait envoyé consulter ^ société.

Section de Gmllaame-Tell.

LV^semblée générale et les comités de cette section se sont {)i*ononcé8 en foreur de la, Convention dèis l'ouverture de leur assemblée. On voulait y brûler les arrêtés de la commune conspiratrice^ mais ils furent envoyés aux conjiités de gouvernement. Un officier municipal ^ qui était venu pour exciter à la révolte ^ a été arrêté avec deux de ses collègues.

D'après les procès-veri^aux des Jacobins , on serait portéà\ïroire que la section de Guillaume-Tell aurait envoyé à cette société une députation pour l'inviter à fraterniser 'avec la commune. Cette démarche avait été annoncée comme faite réellement à la section de la Montagne^ mais cette section a été désabusée par (^assemblés générale^ qui lui a prouvé que ^ loin de s'être ainsi compromise ^ elle avati député à la Convention y pendant la nuit ^ des commissaires pour lui porter son voeu pour elle; le témoignage de ses sen.limcnts.; Qt l'intention où elle était de la défendre;

Section de la f raterait.

Là section de la Fj^ternité^ réunie d'après l'arr^êté du conseil général y commence pamommer six com* mistail'es pour aller à la commune y exprimer le^ seiiliÀiepts d'union et de fraternité de la section y et Tin-^ fbrmer que l'assemblée a unanimement arrêté et fkli serment de^sauver la patrie et la représentation nationale ; elle fait même le serment 4e maintenir l'anivé eiriaditisibtlitéde la Acpùbliq«é> 4q se rallier auiôur de la Convention nationale. « A peine a-t-eile

4o6 ÉCLAIRCISSEMENTS

nommé ses commissaires ^ qu'elle apprend la rébellion des municipaux , et révoque son arrêté : mais il parait que les commissaires étaient partis } et^ par les pièces de la commune y on voit qu'ails avaient annoncé que la section était debout pour sauver la patrie ; et qu'ils ont prêté le serment demandé : mais la section a persisté dans s&n attachement à la représentation nationale.

Je ne puis juger de la conduite des comités , n'ayant entre les mains aucune pièce sur la journée du 9 au lo.

Le citoyen Fauconnier ^ chef delà légioti^ s'est conduit en brave homme ^ en franc républicain ;^1 a exécuté avec courage ■ les ordres de la Convention» La commune s'était emparée de sa personne , et le scélérat Hanrioty aves ses complices ^ le mettait au |ang de ses premières victimes que devait le lendemain frapper son comité à^epeéc'ution ; mais il fut mis en liberté par les représentants y et il en a profité pour assurer le triqmphe de la patrie par celui de la repré? sentation nationale.

Section des Marchéi.

L'assemblée générale de la section des Marchés a montré un dévouement entier à la Convention. Elle s'est prononcée unanimement pour elle dès le com^ mencement de la séance^ et lui a envoyé une députar • tion pour lui renouveler le serment de la défendre.

Les canons avaient été adroitement enlevés d'après un ordre de la bommune^ et pendant l'absence du commandant; mais. }>ient6t ils ont marché au secoure de la Convention,

Le comité révolutionnaire a refusé d'aller prêter le serment que demandait la commune.

Le comité civil non-seulement l'a refusé^ mais a fait connaître son refus aux comités du gouvernement.

Section de Mutius-Scëvola.

Les citoyens de la section de Mutius-Scévola , réunis en assemblée générale^ se sont montrés amis des principes, et se sont prononcés d'une manière vigoureuse pour la Convention. Rassemblés par arrêté de la commune, dont ils ne connaissaient point la trahison , ils avaient nommé des commissaires pour aller répoudre à son invitation^ mais les commissaires n'étaient point encore partis pour remplir leur mission , quand la section a appris la conspiration municipale et a révoqué leurs pouvoirs. Tous les ordres envoyés par la Convention ont été exécutés soigneusement par le comité révolutionnaire, à qui elle les renvoyait.

Le comité civil , qui s'est aussi conduit d'une manière louable, avait envoyé, comme l'assemblée générale, des commissaires à la commune. Quoiqu'ils n'aient été absents qu'un quart d'heure, ils furent, à raison de la signature qu'on y exigea d'eux , portés comme adhérent aux principes des rebelles , 'sur la liste trouvée dans leur salle; mais à leur prompt retour ^ qui ne peut Laisser aucun doute sur la pureté de leurs intentions , ils ont dit qu'ils n'avaient que signé ce qu'ils avaient cru nécessaire pour entrer, et qu'ils ignoraient la rébellion.

La pièce n^ io8g du septième carton prouve que le citoyen RigognCf agent du comité de sûreté générale,

accompagné de deux commissaires du comité révolutionnaire ^ s'est transporté chez le nommé Guiard , concierge du Luxembourg ( qui était alors prison ) , qu'il s'est trouvé dans ses armoires , du linge et pour deux à trois cent mille livres en bijoux et effets provenant des malheureuses victimes immolées sous le règne de Robespierre et de ses complices en tyrannie.

Section du Muséum.

Les comités civil et révolutionnaire de la section du Muséum^ ont mis beaucoup d'énergie dans leur conduite. Us connaissaient le perfide Lescot-Fleuriot} et instruits de la trahison de la commune , ils refu* sërent d'obéir à l'ordre qu'elle leur avait adressé pour ia réunion des citoyens en assemblée générale. Le lendemain ^ la section réunie ^ après la victoire remportée sur les traîtres , n'eut qu'à applaudir au zélé et à la conduite de toutes les autorités constituées de k^ section»

Elle voulut encore briser les fers dé deux victimes de Fleuriot , et en donner au digne agent <de Robes* pierre y à Trmchard, que le tyran avait fait nommer pi^sident d'une des commissions populaires ^ où il avait y avec une complaisance et une soumission complète , servi les vengeances de son protecteur et d^ ;Ses amis. On a vu , dans mon Rapport sur ies papiers de Robespierre y quelques échantillons de ces juge* ments atroces ^ qui obtenaient cependant l'arpprob^^ tion définitive âesdécemnrs. J'ignore si ce Trinchard a fini ses jours sur l'échafàud qut^émWaU Kattendte, pu s'il à péri des éuitea de la blessure qu'il s'est faitft

à Sainte-Pélagie, en se coupaat les veines avec des fragments de verre cassé , ce qu'atteste le procès-veibal du chirurgien-major de la section des Plantes , (Jue j'ai sousles yeux : mais parmi les pièces envoyées . par le comité révolutionnaire du Muséum, il est accusé d'être un homme de sang, d'avoir déclaré hautement qu'il ne s'agissait que d''étre accusé pour être convaincu, et d'avoir dit souvent qu'on était plus embarrassé lorsqu'il n'y avait point de délit contre un prévenu, que lorsqu'il y en avait, parce qu'il faljait en inventer un. 11 était encore accusé, dans une lettre en- Toyée de même aux comités, d'avoir voulu assassiner «a femme d'avoir vendu de l'argent, et d'avoir commis un vol dans la rue Dauphine. O postérité ! sans le 9 thermidor, que d^rais^tu de nous d'avoir souffert de J^reils arbitres de nos destinées?

J'ai trouvé encore parmi les pièces de cette section iin certificat signé Savin , secrétaire au comité de âûreté générale, qui , arrêté par Hanriot , fut reconnu Jpbur libre par le comité révolutionnaire du Muséum, Ce certificat tst singulièrement honorable pour les membres du comité, dont il conserve les expression.^ républicaines et peint les sentiments.

SeoUon du Bonnet-Rouge.

Au moment de sa réunion en assemblée générale ^ la section du Bonnet- Roiige a euvpyé des commissaire^ ^ la comjuupe; J£ ne vois pa^ cependant qu'ils y s^ent prêté le seiment , et il n'est question , dans les pièces des municipaux coospirate urs , que d'une déclaration ^i porte que cette section est en perDi^nence* A

4 1 ^ ÉCLAmCISSEMEK'rs

peine a-t-elle connu les projets parricides de la coinV mune^ qu'elle a envoyé une députatlon à la Convention; elle lui a envoyé aussi l'un de ses canons^ et a fait revenir l'autre de Ta place de Grève ^ où il avait été conduit. On ne peut que louer les canonniers de . leur fermeté à s'opposer aux ordres de Hanriot menaçant, et de leur zële à ramener ^ malgré ses menaces, le canon que redemandait la seclron.

On voit, par le procès-verbal de la section y quels furent les efforts de Goheau le municipal, que n'a pas sans raison atteint le glaive de la loi^ pour déterminer les citoyens à se réunir à la commune ^ et à ne plus reconnaître la Convention ; mais on voit aussi avec plaisir comme les citoyens se prononcent en faveur delà représentation nationale, l'ordre qu'ils donnent pour l'arrestation du conspirateur, et la manière dont ils le vouent à l'exécration publique.

Le comité révolutionnaire m'a paru avoir attendu qDo la victoire se fût déclarée, pour suivre le parti victorieux. Cela ne surprendra pas ceux qui savent que , depuis, une partie des membres qui le compo^ saient ont été condamnés à la peine des fers y pour leur conduite habituelle avant cette époque ^ qu'in-. térieurement dès-lors ils devaient être fâchés de voiir arriver.

Je n'ai rien trouvé sur le comité civil.

Section de la Rëanion.

Le comité civil^ méconnaissant une commune dpn( la trahison lui paraissait claire ^ n'obéit point à se« ordre s et ne fit poipt convoquer l'assemblée gén^rs^l^

il s'est conduit d'une manière conséquente à cette première action y et il a constamment marché dans la route des principes et a conservé non attachement à la Convention.

Le comité révolutionnaire s'est conduit avec le

même zèle pour la représentation nationale.

Parmi les différentes pièces que ce dernier comité a fait passer aux membres du gouvernement y et qui sont sous mes yeux, je dois en distinguer quelques-unes qui contiennent des faits bien intéressants pour l'a journée du 9 thermidor.

D'abord j'ai remarqué une déclaration du nommé Bitton, secrétaire au département de la police (municipale)* Dans cette déclaration, Bitton fait d'abord mention de la lettre qu'on lui a fait écrire à tous les concierges des maisons d'arrêt, et qui est imprimée , page 1000; ensuite il continue en ces termes:

a Le citoyen Michel ^ administrateur de police ^

» qui était sorti , vint à rentrer, et eut des discussions » avec l'administration assemblée, en leur disant : » Je me conformerai aux lois y et je ne reconnaîtrai » que la Conifention nationale , et Je m^opposerai

» toujours à vos arrêts liberticides A l'instant il

1» sortit de l'assemblée 5 et le nommé Faro y un de ses 1» collègues y sauta sur lui eu criant : Arrête ! arrête ! » c'est un coquin, un scélérat^ un traître. Et à l'in- » stant la force armée s'empara de lui et le traîna » dans les fers.....

» Par suite vint le citoyen Benoit ^ administrateur , » à qui l'on demanda s'il était du parti de Robespierre » ou de la Convention ^ à quoi il répondit qu'il était

4l4 ÉCLAIRClSSEMËI«tS

» pour la Convention. Sur ce , on le fit conduire en v prison.

» Sur les trois heures du matin /on mit en àrres- » tation le commissaire de police de la section Uévo- V lutionnairc; pour avoir proclamé la loi qui mettait » la commune hors in loij ainsi que l'administration » de police. On arrèla plusieurs journalistes qui » criaient le- journal du soir.

» A quatre heures du matin y on nous fit faire plu- » sieurs mandats d'arrêt qui devaient être exécutés à m cinq heures, pour mettre en arrestation tous les » imprimeurs y rédacteurs , et les scellés apposés sur » leurs presses et imprimeries^ et saisie de leurs pa- D piers.

» Toutes les fois qu'il venait un membre de l'or-' » dre du comité de sûreté générale ou de salut pu-i » bl ic , i 1 étai t sur-le«ohamp i ncarcéré. Signéy BitrON . »' Dans une déposition du nommé Chenat ^ ow yvi'ii que ce citoyen^ témoin de ce qui s'était passé à la Convention ^ et venant pour en informer sa section , fut rencontré sur le quai Pelletier et arrêté par utr homme décoré d'une écharpe , qui , s'étant saisi de sa personne, le fil conduire à la commune j que là il fut jeté dans la salle du pouvoir suprême , dont Han*' riot était le chef; que celuirci^ après l'avoir accablé 'd'invectives, le menaça dele faire pendre le leudc^' main avec les mêmes cordes dont on avait garrotté Kobespierre.

Une déposition du cocher de Hanrioty nomme Noël y fîUt connaître les personnes que fréquentait le plus ce traître , et qui > à l'eaLception des deux qui ont

ET PIÈCES JIJSTïFICAtlVES. 4^5

péri avec lui , Robespierre et l'^imptimeur Nicolas , pouvaient bien ne pas connaître ses plans parricides y et que je ne nomme pas par cette raison.

Quoique le commandant de la force armée soit prouvé , par le procès-verbal de la commune, y avoir prêté serment, je ne vois pas néanmoins qu'il se soit éloigné de la vole de l'honneur. Comme les apparen* c^^ étaient contre lui, il a été mis en jugement; mais le tribunal révolutionnaire l'a acquitté.

Section da Temple.

L'assemblée générale de la section du Temple n'a pas balancé un seul moment à ânettre son vœu pour la Convention j elle a refusé de reconnaître la commune.

Le comité révolutionnaire n'obéit point aux ordres donnés par \e% conspirateurs , de fermer les barrières.

On ne voit point qu'aucune autorité de cette section ait prêté serment à la commune;

La surveillance la plus exacte a eu lieu pour les prisonniers du Temple.

Section du Faubourg-du-Nord.

Les comités civil et révolutionnaire de la section du Faubourg-du*Nord ont envoyé d'abord chacun une députatioQ à la commune. On voit , par le rapport des commissaires , qu'on faiaait signer les en^ voyés des sections sur une feuille de présence où un seul écrivait au nom de tous, en indiquant le comité ou l'assemblée qui l'ayait député , et qu'ensuite on leur.faisait prêter le seimcnt adopté.. Les commissal-

4l6 ÉCIîAlRClSSEMENTS

res^ de retour de la commune, ont fait connaître sa rébellion y^et des ce moment les comités ont fait réu-^ nir l'assemblée générale, qui s'est à l'instant même prononcée pour la Convention et s'est conduite constamment dans ces principes. Les citoyens Constant et Dupont y par l'exposé qu'ils ont fait des plans crimi» nels de la commune et des crimes de Robespierre , ont beaucoup concouru à l'unanimité de cette détermination de l'assemblée générale.

, Section da Panthéon.

Il ne m'a point paru que les comités, soit civM, soit révolutionnaire, de la section du Panthéon, aient agi contre la Convention. Us ont envoyé des commissaires à la commune, mais avec ordre de ne par* ticiper à rien. Ils font réunir ensuite l'assemblée générale , qui nomme aussi quatre commissaires. Des nouvelles de la rébellion de la commune arrivent, et enfin, entre onze heures et minuit, la section se déclare pour la Convention.

Sêclion des Lombards.

Le même esprit a guidé les comités civil et révolutionnaire de la section des Lombards. Quoique Cha* teUdny municipal, ait fait tous ses efforts pour les déterminer à se rallier à la commune, la Convention a été leur point de ralliement..

L'assemblée générale n'a point tenu , et ne s'est réunie que le lendemain , pour applaudir à la conduite des comités.

11 est un autre trait qu'il estbon de conserver : elle

ET PIÈCES JXTSTIFICiVTIVES. 4^7

a accordé une indemnité au citoyen Rqyer^ qui faisant patrouille et rencontrant jETa/inb^^ a voulu l'arrêtcr çt en a été blessé.

Dans les déclarations reçues au comité révolutiour i^aire de cette section^ et faites pendant le cburs du mois de thermidor par les citoyens Duval^ Leleu,, Bouché y Denis Pillieux^ etc., on peut voir la preuve de ce que j'ai avancé dans mon rapport y que les canon ni ers avaient été subornés par Hanriot, On y voit les agents de ce traître faisant donner du vin et conduisant les canonniers chez les traiteurs, etc« Ces déclarations sont sous le n<> i463, dixième carton.

Il n'est pas fait mention , dans les pièces qui concernent la section des Lombards, de ces scélérats qui proclamaient le petit Capet'y ce qui avait été annoncé, par le citoyen Petit ^ à la section de l'Iiidivisibilité.

Sectiqi» de Bondi.

Les citoyens de la section de Bondi, réunis en assemblée générale, n'ont pas tardé à se rallier à lâ Convention ^ et Feneaux , membre de la commune , loin d'imiter ses coupables collègues, a peint ce ralliement à la Convention comme l'objet de %es vœux. Une députation de douze commissaires va porter cet arrêté à la Convention ^ qui l'accueille le plus fraternellemeut. «

Le comité révolutionnaire n'a pas voulu répondre aux invitations de la commune perverse } et le comité civil, au lieu de lui répondre, a envoyé porter à la Convention le témoignage de ses sentiments et prendre ses ordres.

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