‹ Mémoires d'un prêtre régicide (volume 2)Chapitre 7 sur 74 · HÉBERT · texte numérisé non relu

HÉBERT

Gela sei*aittrës commode ; s'ils voulaient faire une petite campagpie , et puis on pourrait les attirer. . . •

MOI

Je ne crois pas qu'ils se hasardent sitôt à venir braver une république, qui est devenue l'effroi des tyrans. .

ROBESPIERRE

Je ne le crois pas non plus; mais il £aut être justes , et quelques-uns de ceux qui nous ont échappé sont les plus coupables.

COFFINHAL

Ce sont à présent les seuls coupables , car leâ autres ont expié leurs fautes par leur mort; on ne doit plus leur en vouloir , il feut.ètre juste^

MARAT y riant.

Coffinhal^ tu as dit là une vérité qui vaut uii verre de vin... Tâche d'en trouver encore quelqu'autre de ce genre... Tu disais donc^ Barrëre?... •

lARRÈRE.

Que* je crois utile de proposer à la Convention

un décret > condamnant d'abord à la déportation tous les membres delà famille de Capet- .

MOI, wvement.

Je suis tout prêt à l'appuyer. Et s'il trouve des opposants, je vous demande de prendre k parole pour le soutenir,- qu une déportation générale achève de purger le sol républicain de tous ces rejetons de la tyrannie. Extirpons du territoire français jusqu'à ses lâoindres racines* , MÀj^T p avec un regard menaçant.

Qu'est-ce que tu dis-donc ?

COFFINHAL

Oui . . • Qu'est-ce qu'il dit. . .

PAYAN, s' adressant à moi.

A ta santé , l'ami ! Mais je suis bien sûr que ce n'est là ni le projet de Robespierre , ni ce qu'a voulu dire notre ami Barrferè. Xi>mment nous laisserioil^ller, nous enverrions aux ennemis de la liberté , la femme et les enfonts de Louis le conspirateur 1

ROBESPIEKRE.

. Est-ce bien là ce que vous vouliez dire ?

MOI apec fermeté.

Sans doute, mes amiç.

D^ITN PRÊTUB RÉGICIDB* 4?

LEGENDRE à ifùtt VoisUl.

Eb bien ^ il est bon là ! '

MOf.

lie pluft 9Ûr moyoï de prouver à nos ennemis que tous leurs efïorts sont vains y que la république est bien affermie^ et que nous pouvons les braver , n'est-ce donc pas de leur montrer que nous n'avoiis même plus besoin pour cela de ^ire tomber les têtes qui sont entre nos mains?

BÂKRÈRE.

Il n'y a que les moris qui ne reviennent jamais!

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