Tome ii
4^0 ÉCLAIACISSEMENtS
défendre la Convention^ et au moindre signal de la part du comité de salut pubU<î ^ l'aiiitre pitoe mar<Àe sous les ordres dô commandant en second; pour rejoindre le preitiier.
Enfin l'assemblée. se &it faire un tableau de tous les événements de la nuit y rend un hommage solennel iau côutagè et à l'énergie de la Gônvéi)tî6n ^ et arrête Iju'elle ira le lendemaîn, en ttiasée^ Tassurer' de ses sentiments et lui manifester toute la joie qu'elle ressent de sa victoire sur les traîtres .
Le comité civil n'a pas cessé un instant d'être dan$ d'excellents principes : il reçok l'invitation de la commune , et déclare ne co)iinttUi^ d'autre autorité (|Ue là CoùVentiôn national e.
Leto^itérévolutionnaive, toi n dé S^êtlhe écarté «n rien delà tx)Utë âè« lols^ s'est conduit d^'txfte manière très énergique dans cette circonstance; bii le voit mécbnnaitre la commune 4 raiso^ de sa* rébellion^ »e rallier à la Convention ^ envoyëirl^r-èiMâlé^sàre^é gébérale Daubaneourt^ ce membre du cOAiM^rdè la commune qui croyait pouvoir idfiûénceï' 'l[*^Mémb'lée delà section, Ales.andre Louvfsi^'Lo^iHiPérii etiMi>> colas Jérâniâ f officiers m U[nlcipaàx> que des pa^trouilles de k section avaient i^vrétés ^ etKte q'«eii{uès aûtreè partisans de ces conspiratears*
J'ai trouvé aunsi parini les pièces- envoyées par ce comité, le Jn-ocès-veii^al du suicïdâ^ et Ben^t, Adjoint de Boulanger, et qu'il avait edttifilis atiit «a personne dans la cour de là section de la Halle4iu4ïed.
teT PIÈCES justiMcàtiVes. 4^^
Section de Challler.
L'éxaltàtion de Tesprit de Otàilier lui a valu quoique teinps ded faonûeuts que le seul vtai patriotisme devait méritèk'. On verra parmi les aûécdoteà ee qu« c'était que cet homme déifié comme /Ifa/VM , bien au-dessous de lui sous tous les rapports ^ et u'ayatit peut-être avec lui qu'une ressemblance ^ celle d'avoir cause la perte d'ui^é foule de citoyens^
Quoi qu'il eu soit ^ pendant la durée de la folie qui de ChalKef fkisftit un demi-dieu s là iection des Theftnes dt Julien ; qui ttVàit déjà ^ par entbou^ i^iâsme, changé Ce ni>m en celui de Beaurepaire,^ âVàli encotè adopté , pat piM^féreuce k ce dernier ^ la dénomitiatiou de sêvtion dt CtkUUer^ qu'elle a enfin quittée pour reprendre son premier uom.^
.1! ne Seta dotic pas surpteoant à l'tfeil observateur de voir là seetiàn de Chàllier autoriser deuk cOdi^ missàires nommés par te comité citil , & se rendre à là Maisons-Commune ^ en euvoyer elle-même f passer à rordté du jour sur là proposition faite d'en faire partir deux pour le comité de salut public y et n^eti faire aller à la Convention que pour connaître ; en seplàçaOt dans là tribune du journaliste MUlin > ee qui se pàSse dans sOti «nceitite.
On ne sera pas étotiué de toir l'assemblée générale dans le tumulte^ le président forcé k se couvrir^ quand un nommé Rossignol veut dévoiler lés prbjeu des lactien et la conspiratiou delà commutië ; "pdSser k Perdre dn jour quand le citôyéii OéîèUrâ demande que le discours dé Rossignol soit inséré au procès*
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verbal ^ ne pas donner de suite à la proposition faite d'envoyer prendre les ordres delà Convention; écouter avec foveur Lemasson^ qui fait Téioge du conseil •^oéral de la commune ^ où il a prêté le serment ^ et annonce que les représentants arrêtés sout rendus au yœu du peuple^ qu'ils ont beaucoup de partisan»^ et qu'il a vu avec plaisir le comité révolutionnaire de x:ette section n'être pas le dernier k se déclarer en leur faveur^ applaudir lorsque le nommé Pelletier se déchaîne contre le comité de salut public et la Convention , lorsqu'il dit que la conspiration du comité de salut public est découverte , que les défenseurs de la pi^trie sont rendus au peuple , doat la prétendue Convention nationale n'a point la confiance ; sourire au discours de Langlois , officier municipal , qui vient en écharpcf vanter les principes et la conduite des conspirateurs municipaux , tandis qu'elle s'agite et «e trouble à la lecture d'un billet du citoyen MilUn^ qui annonce la conduite perfide de cette même corn.* mune \ qu'il est enjoint aux citoyens de ne pas recon^ naître les ordres de la municipalité y qui est mise hors la loi%
Enfin y d'après cet esprit d'exaltation générale dans cette section y il parattra naturel qu'elle ne se prononce pour la Convention qu'aprës que la Convention elle-même, victorieuse d&la commune et des traîtres ses agitateurs y n'aura^plus en elle de rivale, et que l'assemblée générale en aura la certitude.
Je le dirai avec franchise, dès que cette certitude est acquise, l'esprit de cette section change } Langlois le municipal s'esquive pour aller partager les fers et
)e supplice des traîtres. MilHn y Bach et ScèUier y pat* leurs discours énergiques , la déterminent à prêter ie sertnent de fidélité à cette Convention dont y queA-« ques minutes avant y elle recomiaissait à peine le$ pouvoirs ; et y ^ compter de.ce moment y cette section ne s'écarte plus des principes ^ dans lesquels elle est confirmée par les députations des diverses sections* Le citoyen GuilàmmiHy président de la section , qu(M« qu'il ait été déclaré n'en avoir pa^ perdu laconfiancey parait y par la teneur même du procès «verbal , ne Pavoir pas méritée, tant il était porté pour les conspirateurs*
Le peu de mots que j'ai dit , tant du comité civil que du comité révolulionnaire , annonce^ assez com* ment leurs membres se sont conduits y sans que j'aie à répéter ce que disent les papiers delà commune sur le serment que leurs commissaires y ont prélé> et l'esprit qui les a visiblement animés.
^ectioA de BOD-Conseil.
L'assemblée générale de la section de Bon -Conseil m*a paru s'être conduite conformément aux principes et de la manière la plus énergique en feveur de la représentation nationale. Dès le moment de son ouverture; à sept heures du soir y elle applaudit aux premières nouvelles qu'elle reçoit de la mise hors la loi de 'Hanriat ; elle se déclare en faveur de la Convention^ et de son sein sortent une fouie de bons citoyens qui vont s'armer pour sa défense.
Si elle reçoit l'invitation de la commune de venir se joindre à elle, elle fait porter celte invitation cri*
454 lÊcjuAiiietascMBisw
mi9^11« aux comités de goQveracmanl^ eUe &U revéoir «as ohhobS; ^u'un nommé Petity dénoncé eommâ pàrtinao deJRanrhe^ avait fait oondaire à la oommune.
La fojrçe aimée paraît avoir été mue par Je xnAme eiprtt qui animait rassemblée générale , et j'ar vu «œ lettre du oommandamt au œmtté de salut pu^ Uio y qui annonee que depuis six heures du soir, il a fait &ire ^uinEe patrouilles au^ttraur de la Coureatio»^ e( qu'elle peut coinpt^ s«ur son lUe. (il étaii ènae lieurea duifoîr quand ceite lettre fui écrites )
Le comttlé révoluf îosnaîre'ne parait pa» inériter de reproches, quoiqu'un de ses membres ait fitit battre la générak de son ciief« li a fait arrêter lempi^l, officier muoicipal y qui avait participé à la révolte de la* oommufie f et il dénonce au comité de sûreté générale ce FiUom dont j^ai eu occasion é$ parier dan» mon rapport sur les papiers de Robespierre y cet ami à'Achard j et autres prétendus patriotea, doi|t Texal* tation a été si funeste à la commune de Lyon.
Je trouve annoncés parmi les pièces envoyées par le ç^^^iité TévQlm^nnaii:e ^ le procèa-verbal deî'arre^t^Ltîpn à^ Cf^nhfilf f^it^ 1^ 17 theraaidAr^ sur cette ifiçtiWf ^t unç déclaraliou de c&>conspirateux, écrite sur une f euiU^ ^e papier troNuvée daujs sa pocho^ et telative k sa coQdujt^ pcAitiqueet à ses lis^isoiM avec Ijiokeipierre f Dumfls ^ Fkmiotf et à l'opinioA q«i'il en avait. Je regrette bien sUaocsremeaftl de ne pas avoir c^$ papiers i.iitéresaafita. Il adt été curieux de voir com^ie^t cet homme qui avaâl du oaraotèire^ dk\9Si peint celui des êtres jualevieut exéçeés dont il étiiit complice.
ET PliCBS JffISTlFlGA.ViyES. f 4^5
J'aii trouvé kt lettre origiaaie de la comamiie à la aeclioa de Boo^Gooseii ; et quoique j'aie fourni bien des preuves de la duplicité de& agents principaux des rebelieis , il ne me parait pas inutUe d'en fournir encore; uim nouvelle daas cette lettre» La voici :
CÔlmUKB DE vAiua.
Da 9 thermidor » an i.
« Les membres du conseil général de la coiixmune » invitent la section du Bon - Conseil ^^ qui dans içus » les temps s*eft distinguée ; à envoyer des commissai- » res dans sop seii^ pour se concerner siur les moyens » de salut publie et le vrai soijtien d^^ aifiis du, peu- » pie et de bi liberté; presque toutes les sections x sont » réunies en ce moment. »
Signés, hECRZfiÀKDf Arthur ; Louvet^
LsGRikND; JeMPTEL.
C'était ainsi que y par des impostures et des flagorneries^ elle trompait les sections trop crédules.
Section de l'UiiUë.
Toute la conduite de la section de FUnité^ de ses comité» civil et révolutionnaire ^ ainsi que de sa force armée, est digne d'éloges. L'assemblée générale se réi^AÎt aux cris de vivent la Répi4Uique et la Convention, ei périssent' les tyrans! elle rapprise l'iavitatiou perfide de la commune^ et euvoie des commissaires à la Convention p0ur lui annoncer qu'elle peut compter sur «op. ^e et son dévouement; etlp ordonne à la force ^rmée d^ se partager et; de marcher par n^^tié pour défiendre la Convention. Tout porteur d'ordre delà commune est arrêté et conduit aux comités de
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4^ éCLAlRCISSEMENTS
^uvemement. Elle envoie dans les sections communiquer l'esprit qui l'anime , et va enfin féliciter la Convention sur son énergie et sa victoire.
Le comité civil avait devanné l'assemblée générale par sa bonne conduite; il avait , avant même de la réunir y manifesté les meilleur s principes, fait publier le^ proclamations de la Convention nationale, et renvoyé aux comités de salut public et de sûreté générale des lettres de la commune qu'il avait dédaigné de lire.
Le comité révolutionnaire paraît avoir agi de concert y et c'est dans son sein que le comité de salut public a choisi les deux administrateurs de police que les rebelles qui composaient cette administration ont incarcérés dans les derniers moments de leur puissance. '
J'ai^ dans le cours du rapport, parlé du courageux Jltîaihys^ et j'ai cité en note cç qui a été dit à son sujet à la Convention nationale, en copiant l'article du Moniteurc^nx le concernait. Comme il y a quelques différences entre la narration du fait à la Convention, et dans le procès-verbal de la section de l'Unité , je vais transcrire le rapport fait à cette section sur cç génér reux défenseur de la représentation nationale* .. .
« Les commissaires rendent comj^te que le citoyen « Maihys a une forte fièvre, mais que ses blessure» ue «t sont pas mortelles; qu^avec de bons soins sa santé » se rétablirait ; que son événement lui est arrivé sur » le quai des Orfèvres, entrela Mairie et le Pont-Néuf, » oà une partie de sa légion était sous les armes; » qu'après l'avoir visitée, et plusieurs voyant qii'îl ^» n^é^it point pour le parti de la munkipalilé, 4'ar-
ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. l^^J
« ratèrent par la bride de son cheval et lai dirent des ^ injures : il piqua son cheval et se sauva de cefs nval- » heureux. Dans Pespace de chemin qu^il parcourut , » il l^ui.aété tiré plus de dix coups de feu^ sansqu'tus » cun l'atteignît; mais la force des, coups de sabres et n de piques ayant abattu son cheval^ Mathys a 'été » frappé d'un grand nombre de coups. 11 demandait » d'être conduit au comité de saint public i mais^^les » assaillants ne l'ayant pas écouté^le conduisirent à la » Mairie^ le mirent au cachot, et eurent la bai4>|irre ^ de le laisser sur les planches; et à quatre heures du » matin y lorsque les administrateurs de la police D conspiratrice' furent arrêtés ^ le citoyen Mathys fut » reconduit ohea lui sur un brancard. »
Section de U Rëpubliqae.
Je n'ai qu'it louçr la section de la République (elle a repris son ancien nom de section du Roule ) : elle a refusé d'obéir à la copimune conspiratrice et de s'aasembler. Sou discours à la Convention peint ses senti" inents et trace la conduite qu'elle a tenue. Je vais le' citer :
« Représentants du peuple ^ un arrêté de la ççi^r » mune nous avait enjoint de nous réunir en a^s^mr » blée générale dans U nuit du 9 au \o. Nous vîmes le » piège qui nous était tendu^ Cet arrêté nous parut » liberticide y en ce qu'une réunion en assemblée n délibérante nous interdisait les arènes, çt qu'au » moment où la Convention nationale était menacée , » nos arm^ nous étaient d'un besoin indispçnsJ^blQ. » Spontanément et à la plus parfaite unanimité; nous.
» «éf«i$ftmeii d'obéir* Vqu< ares approuvé noire cod« » duite par le décret qui a mit la commuDe de Paris » liorsla Ui» 11 IL été proclamé dans nos rangs, el reçu % pm lea .accjiagtialiona de vù^ la République ; viVe la p (kmfenihnl
f Mgi^Utema^ nous sonamea restés annés jusqu'i » C« que cea ennemis du peuple aienl expié leur pep- » fidiOy leurs ferftàu ob leur crtmincUe ambition ; f noua n'avons délibéré que lorsque la liberté pnbli. 9^ H^ n'a plua eu besoin de nos boas. Notre premier a .soin» notre premier besoin , est de venir vous renir dredess^riionadegrâces^eidevous^lieiterdevotrc
m cemiage et de votre énergie. Législateurs , o*est cette » fois que vous devea vous glorifier de vos succès , » puisqu'ils ont réellement empêché notre retour au » despotisme et à la tyrannie; c'est cette fois surtout n que vous avez sauyé la patrie ^ en arrachant le ban- » deau dont la plus artificieuse hypociîsie avait de- » puis si long-temps couvert ups yeux. Continuez vos 31 travaux ; représentants du peuple ; continuez à bien » mériter de l'humanité; restez fermes à votre poste : » les ambitieux y les tyrans y passeront comme les » rois; les Robespierre ont fini comme les Capety w mais la liberté restera ^ parce que la Conven- » tion nationale sera toujours un centre unique , m parce quVlfe sera toujours notre point unique de » rallîenÉenty et, que comme elle» nous voudrons » toujours la République une et indivisible* »
Le comité dviî s'est conduit d'accord avec les prinetpes; il faisait arrêter tous les porteurs c(e nouvelles
qui n'ëtaienl point ofiiciellea , et par ce moyen n'en avait que de vraies.
Le coôiité révolutionnaire^ après que la commune fut mise hors la loi y s'est prononcé d'une manière non équivoque, en faveur de la Convention^ jusqu'à ce moment^ il paraîtrait avoir été indécis dans sa marche.
FIN D0 TOME ÇECOND.
tsfsfesssBsmssaBaÊÊtmmsB:BaaBaaaasam^a;^maKaÊi