‹ Mémoires d'un prêtre régicide (volume 2)Chapitre 72 sur 74 · ÉCI/illRGlS6fiMBltTC · texte numérisé non relu

ÉCI/illRGlS6fiMBltTC

du maire ei du conseU-générai de la ooramume^ et les fonctions de ces commissaires étaient d'aller et de ▼entr tendre compte de ce qui ^'y passait. Ils àHt d'abord prêté le serment h la commune , et n^ent rien laissé i|;norer à leurs eommeitants de ce dont ils avaient été tes témoins.

11' vient uù ordre de la part des réptésentants du peuple pour faire marcher la force armée : ce comité le soustrait au commaihlant général; il le commente, et ce n'est que lorsque la force des événements a déterminé à qui doit tester la victoire, qu'il se déoidft a le faire coonaitre pour qu'il soit exéouié.

Ce comité a influencé l'assemblée ^nérale; il a ^irigé les démarches du commandantenchef ^foxime Surreif il a osé insulter la Convention, en parlant à la coœmiine dans le sens des rebelles, 01 y apportant la proclamation qu'elle avait ordonné 4e faire » et en l'appelant une prétendue Convention.

La mesure du patriotisme'du comité évil a toujours auivi les événements* «

Le commandant y Maxime S arrêt j a prâlé serment k la commune de s* opposer aux complots do conspira^ jteurs, et l'on sait ce que l'on appelait cofispiratears 4an9 cet antre de la trahison* On lui a domé acte de son serment. Il y a vu Hanriotf il la embassé; il est îrevenn triomphant le déclarer à la section, qui lisi a 1:0 n serve sa confiance.

L'assemblée générale ne s'est formée qu'à ààie heures du soir. On y a pris un arrilé lihrtictde qui g été rapporté, disent les procès-verbaxK , mais qui p^nmoins a élé suivi de l'eavoi ^e trois coamisa^trea

ET PIÊCB9 JUSTIFICITITES 44^

& ia tnaisott commuoe , qui y ont prêté le serment. J'ai été frappé d'un fait inséré dans un second procès^verbal de cette section , et qui prQuve, tout en voulant le cacher , combien avait été égarée l'as^ «emblée du 9 thermidor. On a, annulé le premier procës*verbal y y est-il dit ^ attendu que Ton y avait donné la qualification de patriotes à des hommes mis hors la loi/

Section des San»«<^iilottes.

Cette section , qui , connue d*abord sous le nom de district de Saînt-Nicotas-du-Chardonnet ^ puis sous celurde Jardin-des-PlànteS j qu'elle a repris-depuis ^e 9 thermidor^ avait acquis une réputation de sagesse bien méritée^ fut constamment agitée depuis le' 10 août qù'fTâRrib^^ qui demeurait dans son enceinte, en devint commandant. Tous les hommes éclairés qu'elle contient en avaient été éloignés par la terreur sous lerëgne du sans' culotisme ^ et elle se distingua par toutes les folies que son nom privilégié de xa/i^culottes semblait excuser. Il n'est donc pas étonnant qu'au 9 thermidor, époque ou Hanriot^ qui avait plusieurs aides-de-camp ou adjudants et beaucoup d'amis à qui il distribuait de l'argent, dans son sein ^ était en pleine rébellion cont-re les autorités nationales;^ cette section ait éprouvé. quelques orages et se soi^ prononcée un peu tard en faveur de la Convention.

Les personnages qui ont figurédaus cette mémorable séance du 9 thermidor^ sont Dardel, cet ami de J)a\fidj placé par lui au conservatoire du muséum de pfintiire; et introduit aussi par sa protection dans K

commission teqiporaire des arts. On le voH dans cette nuit prendre adroitement touv-à-tour le parti de la commune^ puis celui de la Convention^ quand la force des événements lui eut assuré le dessus^ combattre tête à tête le cjtoyen.qui aunobçait |là proscription légale et méritée de Banriot et de là commune conspiratrice^ donner Taecolade fraternelle au porteur d'une lettre du traître Hanrioty quand ^ ftar les sorns de Cojfinluily il eut rompu ses premiers fers. Cette conduite, étonnante dans un autre homme, ne doit pas le paraître dans celui qui, d'après l'interrogatoire du cocher de Hanrioty que j'ai trouvé dans les papiers du comité, paraît avoir été l'un* des amis les plus assidus de Hanriot et de Voisin y un de ses autres

amisf

Marchand^ qui a constamment défendulacommune, parlé contre la Convention, et qui n'a pu fournir d'autre excuse pour se disculper et obtenir sa liberté dont on l'avait justement privée qu'eu alléguant une erreur que le procès-verbal .de sa section prouve n'avoir réellement pas existé;

Michaud , aidQ>de-camp de Hanriot, et bien digne de cette fonction auprès du scélérat quil!avait choisi ;

Seraillé , aussi ai de-de-camp, du même général, et dévoué à sou parti ; >

Blonde y commissaire de police;

Cîiazot, marchand de vin, et quelques autres qui ont fait tous leurs efforts pour seconder les projets Jiberticides des conspirateurs.

Mais si ces hommes se sont distingués pair leur ;itt9 chôment aux. traîtres et par leurs motions contre-

révolutionnaires y il en est d'autres qui ont soutenu les principes et défendu la Contention. Je dois distinguer p^rmi 1^ derniers le citoyen Jallaguidry qui a combattu vigoureusement pour là représention nationale ^ et le citoyen Berlin , dont je ferai avec d'autant plus de plaisir l'éloge en ce moment^ qu'il* est prétrCy et qu'il est d'une égale justice de reconnaître les actions louables de ce genre de- citoyens ^ que dé poursuivre slan s grâce leur incivisme ordhiàire, leur hypocrisie, et leurs crimes de toute espèce.

Le citoyen Berlin ^ qui depuis la gêne qu'éprouvait l'exercice des cultes, depuis que le mépris poursuivait trop également tous les ministres anciens du catholicisme, avait cherché dans un état honnête {l'impri-* merie) les ressources nécessaires pour vivre, parut dans l'assemblée du 9 thermidor comme le défenseur de la liberté et des lois. Ce fut inutilement que Blonde demanda qu'on ne In perdît pa» de vue ; que Chatot voulut, par une calomnie, diiriinuer l'impression qu'avait faite ce qu'il avait dit à la tribune, et jeter de l'odieux siur sa personne: que Dardel, qui, par sa qualité de président , devait j)rotéger l'orateiir, jeta de la défaveur sur lui en rappelant son état de prêtre ^ en faisant sentir qu'il ne méritait aucune confiance: Berlin persista dans ce qu'il avait avancé comme faits, développa ses sentiments en faveurs de la Convention avec énergie et courage, renouvela son serment de vivre libre ou de mourir pour la République^ de ne reèonnai'tre que la Convention pour centre dn gouvernement, d'offrir sa tête et son sang pour sa défense et celle de la patrie^ et je puis, d*après Tensemble

44^ ÈùLkmMâKH'Kjrti

4u procès^rerbftl que j'ai, luvsoîgneuiôweoty affirmer qu'il a beaucoup conlribuë^ ainsi que Jt^UaguUr ^ k éclairer Tavëet^blée générale, ei qu'il ^^té par conséquent l'une des principales causes de rarrèté pria enfin par leé ^ans-^ulotM dû se réunir à la Convention f t de n^arçber pour la défendra •

ILes cot)[iim8#aire$ envoyé» ii la commune y ont prêté lesernoent; ^t il est bon d^ remarquer qU6 tant ceux du coi^ité révolutionnai ri? que ceux ida comité civil , ^ et enfin tou$ c^ux^des autorités conati^ tuées et de Ja force armée, n'ont été le prêter que d'après un arrêté spécial de ^assemblée générale*

Je ne citerai point ini le oonades commissaires i|uî

•ont été chargé^ U'aller faire ce ^rm^nt^ d'excelleials

citoyens se trouvent parmi eux, et la toaruure oi|>-

. tieuse du serment ordonné par la commune lea n

sûrement séduits* '

Quoi qu'il en soit, cette section, l'ijlne ^es pl«is agitées, l'une des plu^ lentes à se déterminer eu &vfHir de la représentation nationale , s^y «at ralliée de boâne foi ; et la simplicité droite des hommes qui la composent une fois éclairçe, ils eussent Vèrié lei^sang pour la Convention, comme, pendant la duiée de leur erreur, iU l'auraient donné pour ta commune* a

Section des Quimse-Vingts.

On a remarqué , depuis le ctmmeucement de la révolution, que les sections du faubourg Antoine ont montré le plus grand amour pour la liberté, la défense des droits de l'homme et la république. L'ioaurrection même de prairial , qui n'a été que la auite

ET* piicu itîstcricj^TiYEs. 447

d^un'6 crrew qu'il élait fiacile de faire adopter par des ami» ardenU 4e l'égalité, dao« un tempt» où lebeBoiti de la plus itwlispentebte nourriture sefateait «entir, et après l'hiver le plus désastreux, insurrection d'ail^ leurs dont l'histoire découvrira «aas doute les causes et l'origine ^ a été bien éffecée par la conduite admirable des républicains qui coœpdseot ce faubourg, h l'époque du i3 rendémiaire dernier* Ce qu'ils ont fait en cetttederiïiëre cîrcoa$tauce, pouvait se pHvoir par ce qu'ils avaient fait au g thermidor de l'an a. La section des Quinze^ Fingts y en eflPet, au moment où on lut communiqua l'arrêté delà commune^ qui demau" dait des commissaires pour ]^èter le serment de se rallier à elle, n'en envoya que pour déclarer que lés hommes du i4 juillet et du ib aoàt étaient toujours debout pour défendre la liberté ; qu'ils ne recourt ai saaient point iFiadividas^ et v qu'ils soutiendraient la république une et indivisible 5 et il est évident que si les commissaires ont prêté serment eutre les mains* des traîtres y comme en fait mention le procës^verbal de la commuf^e^ c'est qu'ils ont été séduits par la formule astucieuse de ce seraient.

A peine est-^le instruite de ce qui se passe par une députation de la section de l'Homme-Àrmé; qu'elle envoie de ses membres pour faire enlever ses canon» qu'on a<raic conduits h. la place de la Maison^om^ muDe^ et lés &it porter auprès de la Couveutiouy^ qu'elle }inré de défendre y comme point central du gouvernement et seule représentation légale du peuple aovwerain*

Les proclamations de la Convention ae font ava^

44^ ÉCtAlACISSÈMENTS

zèJe et exactitude. Un particulier caiuse quelque trouble en disant qu'il ne veut pas se soumettre au maximum que l'on avait fixe récemment pour les* ouvriers; et cette section, composée d'ouvriers , l'arrête comme perubateur du repos public.

Le comité révolutionnaire de cette isection ne paraît pas avoir mérité de reproches dau« cette journée du 9 thermidor-, il a méhie porté ses plaiutes au comité de sAreté générale sur ce qu'un des employé» avait paru douter de son attachement à la représentation nationale^ et cite le serment qu'il a fait.

Le comité civil a eu quelques moments d'erreur; mstis instruit, par les députations é^% sections et par les relations des comrmissaires qu'il avait envoyés à, la commune^ de la situation des rebelles, il s'est rallié à la Convention de bonne foi.

La commune de Paris eut cependant ties défcnseorr dans cette section ; 6t parmi ceux-ci l'on compte Bâtin et Leclerùj membres du conseil général; Pell^catf employé aux bureaux de l'état civil de la commune y et Foumerot • l'un des membres de ces commissionjs populaires qui achevaient, par la déportation qu'ilsprononçaient , de détruire les faip»illes que le fer de la guillotine n'avait pas entièrement moisson nées^ o\x qui lui envoyaient de nouvelles victimes à frapper.

Bourbeau, commandant de Ja force armée, a été dans -le cas de quelques reproches. Ce fut, à. ce qu'il paraît, piir ses ordres^. que les canona furent eon» duits à la Maison-Commune, à l'insu de la section. Une dénonciation du citoyen jBTe/ir^ contre lui contient ces faits.

Je be doift point oublier que le général Ao^^^o^ s'est moatréàla section des QuinzerVingts ^ et n'a pris, aucune parjt à ce qui peut avoir été dit de favorable pour la commune par ses affîdés.ou ses membres.

iSection dé la Halle-aa-Bled. '

' bans la section de la Halle-^au-Bied ^ l'invitation de la^ commune pour l'envoi de commissaires qui eussent s^ prêter le serment, et la proclamation de la Convention nationale, parvinrent à l'assemblée générale, presque àu même instante Le choix de l'assemblée ne fut ni long ni difficile; et, par un mouvement spontané^ elle renvoie Siu comité la proelamatiop , pour qu'elle soit publiée sur-le-champ* Elle jure de ne reconnaître d'autre autorité que la Convention , d'y être constamment attachée; elle députe des commissaires auprès de la Convention p^ur l'assurer de ses senUm^ents ^ et passe à l'ordre du jour sur Tinvrtation de la commune rebellci^ ,

' Dmikanwiurtf un de ses membres, paraît aussitôt à rassQm)>léei Par ;l'écbarpe tricolore dont il est décôrré> il;ci^itea imposer. Il parle en. faveur de la commune; mais- l'effet que produisent et son audace et ses discours , se- réduit à son arrestation qui est ordonnée ; et qu'approuvent les représentants du peuple qui entreat ^instant d'après dans l'assemblée^ ài^ui-ids d^Vt^ppe^t; les, manœuvres des coDsptra* leufs m,U(niçipAUX* , . >v r

' Quand ^et|e,seclioin reçut les ordres de faire mar-^ cher la force armée y son commandant était déjà , avec une pièce de canon / $ur la place de la Réunion , pour

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