MOT
Comment. . . . Une femme ! • • .
BARRÈRE
Mais cette femme a causé tous nos malheurs;
nous la retrouvons à la tète de toutes les conspirations tramées contre la patrie ; elle a méconnu tqus ses serments; elle est restée étrangère de cœur , et a commandé la dilapidation du trésor public au profit de l'Autriche.
MARAT
El pensez - vous donc tous , qu'une seule tête soit assez pour expier les crimes de la royauté? Tome ii. 4
5o MÉMOIRES
BARRÈRE
Je crois donc pouvoir proposer que ceux des Capets qui sont encore sous le glaive de la loi y restent, tet que l'Autrichienne soit livrée au tribunal révolutionnaire.
COFFINHAL
Àh ! bravo! Voilà qui est parlé.
Robespierre k moi, avechypocrisie.
C'est un terrible logicien que Barrère.
HÊfcERT.
Âhça, que comptes-tu faire des enfants et
d'Elisabeth !
Barrère.
Sur ce point, je partage complètement l'opinion de notre collègue..... Des enfants!.... Ce serait vouloir verser un sang inutile. ... Ce serait avoir surtout l'air de les craindre Mais ils
résferont parmi nous.
LEGENDRE
Eh ! bien , moi aussi j'ai une proposition* à faire.
ROBESPIERRE
Quelle est-elle !
LEGENDRE
Cest qu'il est indigne qu'on leur accovde pour
DVti PRÊTRE RÉGICIDE: 5l
Vivre ce qui suffirait à trois citoyens. Wavonsdous pas aboli toutes les distinctions? Qu'est-ce qu'ils sont de plus que moi , de glus qu'un cocher, qu'un décrotteur? Nous sommes tous égaux; nous ne valons pas plus lies uns que les autres; Cést déjà beaucoup que de nourrir lés Capets à rien foire. On devrait les forcer i travailler*
leur donner un état; et je propose oui,
je propose qu'on n'accordé à chacun d'eux, pour sa subsistance, que ce qui suffit à un seul citoyen, à des gens qui valent mien* qu'eux , et qui , encore j ne Vivent pas aux dépens de la république.
MARAT
A ta santé , Legendre , tu as parlé comme utl prophète.
LEGENDRE
H n'y en a plus de prophètes.
MARAT
(Test égal. Il faut que Barrer e propose son arrêté , et qu'il y ajoute l'article de Legendre.
BARRÈRE
Sans doute Qu'en pense Robespierre ?
Mes amis , avec des gouvernants comme vous T la France doit être heureuse.
COFFINHAL
Vive la république 1 et à la sat^é de Robespierre !