‹ Mémoires d'un prêtre régicideChapitre 48 sur 63 · Tome ii. ai · texte numérisé non relu

Tome ii. ai

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^lépUtéVet k&omfatf«ft|i tortbrit alort mtbortimMiWi ^*j m ikfallwtséfraov ■ tfécribfc iTWlien , ^kië <iièiô# fryp^er liwr xlhrf en plein fouât <*> &Màntt> letymb de Rotne;i et nom* auriohb pn W'ig«9<ler *M*aief)B jusqu'à -ce qtie nous eussions ')Turtppe*é ysWni nons la justice. — Mon cher *' Ërtrflufc, répondit Barras y On ta déjà dit que t> ! tétait der moyen d'avoir un Antoine, etd'ap- W ( peler de nouvelle* proscriptions pour venger »* ' la mort deidelui quieut l'audace. de lesordon- M' i net» le çtsemior» *-^ Je suis d'avis , ajoutante, #<que p(tos attendions les événements, et je n'ai w pis tout-à-fiiit la- même opinion que vous sur -it 4cs anciens satellites de Robespierre et sur * lé peuple de Paris. Vous avexT* que les tri» » i hunes ont été pour nous, et partout il en »' sera de même. Ce que je crains, c'est la » force armée et la direction qu'Hanript ne n manquera? pas de lui donner. Je crois que t> Vadier avait raison. L'arrestation de ce général était décrétée ■ j nous aurions dû attendre » l'exécution de ice premier décret avant de » rendre le second. L'ours , le tigre , comme » vous voudrea l'appeler, était muselé, que ne le » gardions-nous plus long-temps parmi nous?— » Sa vu* me faisait ma) , reprit Bourdon. —*«S'il

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» avait fallu la supporter pli» long-temps, » ajout) Talliea, je n'aurais pu me contenir. » Heureusement, nous en sommes débarrassés.»)

En ce moment on vient noù? annoncer qu'il se feiti un grand bruit clans les rues; que des cavaliers les parcourent en appelant le peuple aux armes ; que le tocsin sonne à la maison commune. — m Cest Hanriot, s'écrie Barras, » il faut courir aux armes 1 — Allons , reprend » Tallien, allons d'abord à 1 assemblée; c'est là » notreposte... — Et agissonsen maîtres, ajoutai- » je, c'est-à-dire avec calme et fermeté, et qon » point en rebelles qui e$ combattent d'autres»»

Nous sortîmes et nous, courûmes au comité de sûrelé générale , où nous ne trouvâmes que les représentants Louis, du Bas-Rhin et Dubarran , qui nous confirmèrent ce que nous venions d'apprendre. Ils nous racontèrent qu'à peine étions-nous sortis, Robespierre avait été conduit à l'Abbaye , mais que le converge , méconnais» santles ordres du comité, n'avait pas voulu Je recevoir, que la canaille l'avait porté en triomphe à la ville, où ses complices s'étaient réunis, qu'ils avaient appelé auprès d'eux Hauriot, Coffinhal et; une multitude de Jacobins, qu'ils tentaient de soulever les sections contre la Convention, et que

ai.

3*4 MÉMOIKBS

Saint*-Just dressait déjà les listes de mort qui devaient signaler la victoire et le triomphe du tyran.

À tous ces faits alarmants se joignait k certitude qu'Hanriot, i la tète d'une troupe de forcenés , marchait sur la Convention* Nous Taper*

mes bientôt en effet dans la cour de l'hôtel de Brionne, accompagné de ses gendarmes. Il des* rendit de cheval et accourut de notre côté. Ceo étaitfait de nous, si Merlin de Thionville nese fut trouvé là pour nous sauver. Pendant quele traître Hanriot cherchait à nous intimider , notre brave collègue était entré- avec quelques grenadiers de ht Convention par te porte intérieure don* tiant sur la cour du Carrousel ; il avait ordonné aux soldats d Hanriot de se réunir à lui , d'abandonner un traître armé contre le pouvoir légitimé. Tous avaient obéi. J'avais reconnu Merlin, et je le rejoignis. J'appris d'un officier delà garde nationale qui l'accompagnait ( M. Séralier, docteur-médecin) , comment notre brave collègue avait été instruit de ce qui se passait. Il traversait la place des Fontaines lorsqu'il avait rencontré Hanriot à la tête d'une centaine de gendarmes. Le traître avait dirigé sur lui , à bout portant , un pistolet qui avait raté ,• alors il avait ordonné à deux gendarmes de saisir Merlin. Ceux-ci l'a-

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▼aient enlevé par les cheveux, et porté ainsi apx corps de garde de la cour du Palais-Royal , avec la consigne au commandant du poste , M. Séralier y de le garder et d'en répondre sur sa tète , (fil il était r réservé pour les supplices. Merlin , pssissur unjbanc , avait attendu le départ d'Hanriot et de ses soldats, puis ayant montré audit Séralier sa médaille de député , il lui avait de» mandé >'â hû était permis de retenir un repcé» sentant du peuple sans un décret ; et sur la réponse négative de l'officier, il s'était saisi d'un tronçon de pique , et entraînant M. Séralier et les citoyens de garde > ilavait dirigé ses pas vers la Convention , le peuple s'était réuni à eux en, criant : a À bas Robespierre 1 à bas la tyrannie 1 » et Merlin était arrivé ainsi sur les pas dUanriot.

Comme M. Séralier finissait de parler, Hanriot parut , et chercha à haranguer ses gendarmes , mais Merlin leur ordonna de le lier et de l'amener au Comité de salut public , oe qui fut exécirté sur-le-champ, aux cris de joie du peuple qui se divertissait beaucoup de voir le général, des insurgés pris par ses propres gendarmes.

Je suivis Merlin au Comité de salut public > où nous lie trouvâmes que Carnot et Billaud- Yarennes, ne sachant pas un mot de ce qui se

3îlfl MEMOIRES

passait. Merlin le leur apprit. Au même moment, on vint nous annoncer que Boulanger et Deschâmps s'avançaieàt à la tète d'un rassemblement nombreux pour tenter de délivrer leur général. Notre collègue promit d'en feire justice, et nous quitta brusquement. It alla rejoindre tes gendarmes , et , suivi de la foule, il se dirigea vers les deux chefs révolté», qui débouchaient en colonne sur la place du Carrousel, éclairé* par ttnenuéede marmots. À la vueded gendarnies, les enfants s'enfuirent, et Merlin s T étanf avancé, fit saisir le général de brigade Boulanger et Taïded&-campd'Hanriot,quel ? on conduisit tond deux avec leur héros au Comité de salut public.

Notre brave collègue nous avait déjà sauvés de deux dangers imminents : il ne devait point en rester là. Il court au Comité de la guerre, rue Saint - Honoré , hôtel de Choiscul. Li , exerçant le commandement en chef, qu'il prend de sa propre autorité, dins ce moment critique, il s'occupe de couper toute communication entre la Ville et les Sections ; il expédie des courriers aux diverses brigades de gendarmerie des départements de la Seine et de Seiftc-ct-Oise , pour qu'elles aient à se rendre sans dflai sur les places Victoire et de Vendôme à Paris, et dirige

D'uft PBfcim RÉGICIDE. $VJ

sur ki Gotoveotien des bataillon* dèjpfttle «at*>* mbifidfilty ohaiî^ée dala défehdrejcowm les

tHItytivesdQS révofeéé« ( 'f : hh»î«» » « >..•• l<m f H| .<

Pendant ce temps le *>tfs<nl de hn vrille , pwéaidi par Robfîspierre^ avait triMÉ^é qufJqtie* fcta^oi* de citoyens abifséar, {jeffiabal attteia mit à leur tète, et suivi de trente àiTtjtacJfite pièces de canon, dont pluaeoi*ét«ieik , 'o*m* mandées parles* 6k du hbifteauée Pariéy il s'était porté sur là Convention et était pbrvenii i enlever Ha nriot , Boulanger et Descbarops, èt> à les replacer à la tète des troupe** ; :• ' \)

La Convention avait été informée de Fartes* tation, d'Hanriot. Mais . à chaque instant oi* apportait de nouveaui sujets d'alarmes. L'u»

avait vu appeler au son de lai caisse les bons! citoyens à FHôtel-de- Ville ; un autre avait en « tendu dire que Robespierre avait donné l'ordre de faire fermer les barrières. Un des adminisJ trateurs de police y le nommé Michel , parjuré i la cause des tyran» , vient apprendre que le conseil général d'exécution, présidé par Ma*** milien , s'est déclaré en insurrection contre la Convention.

— h Qu'importe à la Convention , s'écrie » Legendre , qu'importe h la république ; qu'ut»

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» peuple de la commune dé ft tfo, tffa>Uft>ëMftf

rttTpbtfp h»M^qii?U.imaiMmir:«le>^Ubd)N si.oèèt IfabmÈfib* M* le peuple, to>mptfeft<àfo»U# «ttlfonlfgaard*; caria Montagne ttklsse partout lÉ-t^ùrDaiTeètlarépubliquèi >> . ii Ibie. bietatôt rfe GonveaiitM kppretid que Uamtotjest dfe nouveau à la tète *de' tiMitaett* détac^ctnèst» : qui environnent le* TtiHeffee. Collot prend lefouteuiibt dit :<t Citoyens, votcl » , l'institut dennourir à notre poste ; de* scélérats, » i, ri es* hommes* raies ont ibvesti le Cbtaité de jftisûlreté générale, et s-'en sont empâtés. * Tous fosoriembresse lèvent spontanément. — - <r Nous » saurons mourir à notice poste! » — On eftt dit, ceè sénateurs romains qui, i\ l'approche des Gai* * loiév attendaient la mort sur leure chaises r .ru* lest ils rattôndâieotimmohilessdapsTinaction, eè silence; les sénateurs françait sont debout, et pctotient les mesures les plus vigoureuses. La Cbnyention nationale après avoir entendu le rapport de ses Comités de salut puhlic «t de sereté générale , défend de fermer les b4 trières ni de coo voqutic las sections , sans une autorisation

d'un raton* mÉGiciDE. 3ag

ddsdits Comités , .elle met hors la^loi ioua Iob Jbdottonmire* public» cj ni supposera îebti l'exé» cution ides décrets qu'elle û rendus. Elle met 4g*kne*t hors la loi le» individus qui ^ frappés d* décret <d'arte*tatiofi ou d'accusation ^ n'au» raient pas ctyfêré à ce décret, ou s'y seraient liowcyrit*; Elle adopte une proclamation éùery^ que , et décrite qu'elle sera imprimée et proche mtm *^r-le*-champ sur toutes les places de Parié, par douae commissaires qu'elle nomme à cet effet t les ^représentants dû peuple, Barras, Fré* TtmyfeeaapFé, Feraud, Bourdon de l'Oise, Ro»

itère, Bollet, Del mas, Léonard-Bourdon, Legen* Are* Gtaipilleau (de Fontenay) ctHuguet.

• Peftdftàt que la Convention se montrait ainsi à la hauteur du danger , Merlin de Thionvillè m'avait pas perdu son temps. J'avais quitté l'as*^ Semblée et je me dirigeais vers la maison cora* mufce,lorsque arrivé danslarue de laTruanderié, j^perçus mon intrépide collègue faisant une reconnaissance à la tête de dix ou docte gendanned; j'allais l'aborder, quand Hanriot, quelaConventSdû venait de sommer de se retirer, déboucha dans la même rue h la tête d'une colonne de -dit à donne mille hommes. Je tremblais po«r Iferiitf , qui fié ponvait-avaftdrfr m racoler. Sa

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présence d'esprit le sauva*' II profita adroitement de h nuit et de la localité, et te formant en bataille dans un enfoncement, encore existant au moment où j'écris , il ordonna le sahfoà Wataid, et se plaçant en tète de son peloton il laissa dé» filer Hanriot et sa troupe; mais- à peine le traitrp fat-il éloigné que je vis Merlin se porter vers la place des Victoires où il trouva Fefaud, Tau des commissaires nommés par la Convention , qui avait pris le commandement d'un escadron de gendarmerie du département de la Seine , arrivé quelques instants auparavant. Merlin ordonna que cette troupe allât fermer les issues acU jacentes à l'Hôtel-de-Ville, à l'exception des quais où il avait l'intention de se porter lui-même. De là , il se rend à la Convention , expose au pré* 'aident ce qu'il a déjà fait pour la défense commune, vole ensuite à la place Vendôme , où il trouve un second corps de gendarmerie avec lequel il revient pour occuper les quais , et débouche enfin à la vue de l'Hôtel-de-Ville.

J'arrivai sur le quai vers deux heures du matin , non sans difficulté , montrant à chaque pas ma médaille de député. , Je parvins enfin à la tête de la colonne de cavalerie où je trouvai mon brave collègue Merlin , qui donnait tranquille-

p'ua PaÊTKB RÉGICIDE. 38 1

mcmt à des gendarmes , Tordre de mettre pied u terre et d'accompagner l'huissier de la Convention Rose, qui fat signifier aux révoltés, au itirilieu de leurs délibérations 1 tyraroniqjdes, it décret do mise hors la loi. ><

Payan le reçut avec un calme rare ; c'était un scélérat déterminé; il le lut à haute voix , pro* non ça lentement les noms de ceux qu'atteignait le décret , sans s'oublier lui-même; mais il eut r&dresseinfernaled'y ajouter ces mots : ainsi que le peuple qui assiste dans les tribunes à leurs dé* libérations nationicides. Cette additioh ne produisit pas Veffiet qu'il en avait espéré , et chacun des auditeurs, que la curiosité eut pu retenir encore , s'éloigna pour ne pas être atteint par cet ordre prétendu.

Au courage féroce qui avait "animé les conspirateurs, succéda une consternation générale; Ha 11 ri ot vient leur apprendre que ses canon ni ers Font abandonné ; la discorde se met entre eux* « Scélérat 1 s'écrie Coffinhal , en ^'adressant au » général trahi, c'est ta lâcheté qui nous a » perdus. » Il se précipite sur lui, furieux, et robuste comme. un taureau, il le saisit au milieu du corps , et le jette car une fenêtre ; tous les autres se dispersent et se cafehent ; Cou thon se

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blottit dans son fauteuil; Leba* est furieux; Robespierre ett anéanti; Saint-Ju&t resteimrnobile.

Sur la place , la confusion était complète.

Les citoyensdésabusésabandonnatentleui* fusils aux cris de vive la Convention ! Plusieurs cher* ebaient à se sauver à travers les chevaux.

Merlin , qui ne voulait pas employer les moyens extrêmes , ordonna à quelques gendarmes , de descendre de cheval , et de se mêler aux iosur~ gés ; ils jetèrent bientôt parmi eux une terreur générale.

Ce fut alors qu'arriva Léonard Bourdon , avec le marquis de Brantès , beau-frère de M. Lacuée, ancien député à rassemblée Constituante, et de» puis comte de Cessac ; Merlin les fit précéder d'un détachement de gendarmes » et ils montèrent à la ville. Je les suivis. A notre approche Robespierre le jeune s'élança par une fenêtre, et faillit écraser un citoyen nommé Dalbarède, qui avait marché bien à contre-cœur avec les soutiens de la faction. Maximilien voulait parler ; mais un des gendarmes lui tira à bout portant un coup de pistolet dans la figure. La balle lui fracassa la mâchoire inférieure. Lebas s'était emparé d'un pistolet. « Tue-moi , dit Saint-Just » à ce dernier. — • J'ai bien autre chose à faire ,

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i) répend'Lebas. n [hm se touruanrun peu, il se fait sauter la fcervelle. Les gendarmes bandèrent ta plaie de Maximilien avec un mouchoir , sf em» parèrent de tou< les révoltés , les lièrent et les x

emmenèrent attachés à là queue des chevaux ; Robespierre , Ciùthon , Robespierre jeune et la cadavre de Lebas <frtrtint places sur dés cmères. La colonne formée avec une arrière-garde , et des flafiqueurs sur les côtés pour em pêcherie peuple de se jeter sur les prisonniers , prit la route { de l'administration de police . Lorsque nousy arrivâmes, la garde de vétérans de ce comité se mk en défense ; mais sur Tordre impératif de Merlin « dé Thioûville , elle plaça ses armes en faisceaux ; ; des gendarmes mirent pied à terre, et suivirent Merlin , qui fit prendre les onze administrateurs présents occupés à rédiger la mise hors la loidfun grand nombre de députés parmi lesquels nous étions, Merlin et moi. Us furent garottés et mis à Ja queue des chevaux comme leur idole* Le cortège reprit sa marche, Merlin parcourant lés flancs de la colonne avec ses ordonnances, et écartant la feule qui menaçait Robespierre. * Nous traversâmes le quai des*Tuileries au milieu des acclamations et des cris de joie dq peuple. H était trois heures du matin. Comme

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nous passions sous les guiefaets i}ut Louyre , un groupe nombreux voulut s'oroperer <le Robes»

piçrïe et l'égorger. «Retirez-y pus, citoyens; ne vous déshonorez pas, s'écria Merlin, laissez faire au bourreau son métier, » Ces mots énergiques suffirent, et nous arrivâmes £ la Convention, oA les députés accueillirent mon brave collègue *ox cris de Vive la liberté l Vive Merlin!

Apres une crise violente , la Convention se voyait sauvée , et recevait en ce moment les députations et les félicitations des sections de Paris. « Le lâche Robespierre est là , dit le pré- « sident, on l'apporte sur un brancard; vous ne » voulez pas sans doute qu'il entre. — Non, non, » s'écrie-t-on de toutes parts,le caday re <]'un ty* » ran souillerait l'assemblée* c'est à la place delà » Révolution qu'il faut le porter. #> Il fut conduit dans la salle du comité de salut public. Des médecins furent envoyés pour examiner et panier sa blessure. Le pistolet dont on l'avait frappé ne contenait que du mauvais plomb : il. devait souffrir horriblement; cependant, à cela près de quelques mouvements couvulsifs, il conservait un calme impassible. Plusieurs députés quittèrent la séance pour se rendre auprès de lui et faire le tour de la table sur

D'UN PAfemB HÉftlCIDE. 335

laquelle frétait étendu ; Je voulusjausti le ; voirai - Ri» dem misérable et de «triste «pie ^aspect de notice Grterrwel, les habits en désordre et tout couvert d& *ang. Il avait pour oreiller une boîte tftfi cohtettiafit -quelques «échantillons: de pbin de inunition envoyés de Tannée do Nord. H était &fns chapeau et sfcfrs cravate ; son babkbleu-» cte1,fea flotte <to nankin étaientJiouttlé&desang et de poiissi&e ; ses bas de coton blanc étaieitt Mbritfcos sur ses talons. Il s'appuyait sur le côté gauche, et de sa main droite il débarrassait sa bouche, S IVide d*un morceau de peau y du sang taiHé qui ^y éttôftcelait ; on s'en aperçut f et F\ift 1 dës'fcmp%yésdu comité, peut-être un des gtas faible* cjui avaient > obtenu -de .lqi un poste secondaire; lui donna, au défont ftaliegé blanc* du papier, qu^l employait au même usage spVès Savoir plié ep double.. ; • .

r Quelques-uns des assistants n'épargnaient pas à Ma xi milieu fes ; injures^ >qu'il avait méritée* pendant sa vie. Lorsque j'entrai, uri canonnier,né * Àrras comme lui, kri reprochait en ergiquem eut ses forfaits. Je le fis laite. Cette circonstance

Wattira l'attention du patient qui l' écoutait «veei contrainte. Il me reconnut , et je crus 4ir© dans ses yeux, au lieu de reconnaissance,

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le regret que je passe le contempler sur un ausat triste lit de mort; On annonça : an chirurgien appelé pour le panser; je ne voulu* pojnt être témoin de cette scène hideuse et jfi me retirai. Un moment après j 'entendis» rire de l'espèce de frayeur qu'avait causé? Robespierre à ceux qui l'entouraient* lorsqu'au: moipent pu l'on s'y attendait le moins, il s'était l^aur son séante et se laissant glisser de la table on il se trouvait trop durpraent sans doute,, U av^^t ^té s'asseoir dans un fauteuil. •■■

. Bourdon continuait à la ville la rechercha d'Hanrjot et de quelques autircs» On parvint enfin i déœuvrir.le^eretVa/caôhé daps la ^boîtf de l'horloge, dn s'en empara et il fut, avçc ses complices, traduit au tribunal révolutionnaire. On venait de prendra la même mesijfe j| Tégard des conspirateurs Robespierre, Cou* thon , Dumas président dudit . tribunal , et Saint-Just* Celui-ci s en traversant la aalk d'audience dn comité de aallrt, public , at»

tacha ses yeursur le grand tableau* des 4i?its de l'homme, qui 'y était placé par son. ordre pour la règle des magistrats i « C'est pourtant m moi qui ai fait cela, dit-il » ; etil'se laissa emmener avec les scélérats qui avaient oni*

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rompu son ame , et qui le conduisaient , âgé de vingt-six ans, à l'échafaud.

Ajit î-s la mise hors la loi , il n'était plus besoin de jugement. , il suffisait do constater l'identité , et Fouquier-Ti mille l'eut bientôt fait. Ce ne fin cependant qu'à l'heure ordinaire , qu'à quatre heures d'après midi , qu'ils furent conduits au supplice. L'éehalaud avait été éle\ é sur la place de la Révolution. Pendant tout le chemin , le peuple accouru eu foule , les accabla d'insultes, les abreuva de toutes sortes d'outrages. Les bourreaux montrèrent Robespierre au peuple, et lui arrachèrent, le bandeau qui entourait sa blessure. Il poussa alors un faible cri. Son frère et Henriot étaient déjà presque morts; Conthon ressemblait à un cadavre; Saim-Just avait perdu tout courage. Leurs tètes tombèrent au bruit des applaudisse menta, aux cris de vive la liberté! vrve la Coni ention ! vive la repubJurnel

lin île ceux qui avaient assisté nu dénouement de cette catastrophe, me raconta avale reconnu dans la fbuïe . la fille aînée de Dunby qui avait voulu voir encore une fois, celui que toute sa famille avait regardé comme un dieu. On a répandu que cette fille avait été la maîtresse de

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